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Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par la société Sofaxis, organisme d'assurance, d'un recours en excès de pouvoir contre un titre de recette et une saisie administrative à tiers détenteur émis par le centre hospitalier universitaire (CHU) de Reims pour le recouvrement de frais d'hospitalisation d'un agent public. Le tribunal a examiné prioritairement le bien-fondé de la créance, constatant que l'hospitalisation en cause était sans lien avec un accident du travail ou une maladie professionnelle, et que le CHU ne démontrait pas l'existence d'une obligation d'information préalable de la part de l'assureur. En conséquence, le tribunal a annulé le titre de recette et la saisie administrative, déchargé la société Sofaxis du paiement de la somme de 118 619 euros, et condamné le CHU de Reims à lui restituer cette somme. La décision se fonde sur les articles L. 6145-9 du code de la santé publique et L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par Mme B d’une demande d’indemnisation pour une infection nosocomiale contractée lors d’une ostéosynthèse au centre hospitalier de Rethel (GHSA) en décembre 2017. La juridiction a retenu la responsabilité du GHSA sur le fondement des infections nosocomiales (Code de la santé publique), en imputant 66 % du préjudice à l’établissement, sans réduire l’indemnisation en raison des antécédents ou du tabagisme de la patiente. Le tribunal a condamné le GHSA à verser à Mme B une somme totale de 49 074 euros pour divers préjudices (tierce personne, déficit fonctionnel temporaire et permanent, souffrances endurées, préjudice esthétique et d’agrément), et à la CPAM du Puy-de-Dôme 28 682,34 euros au titre de ses débours, avec intérêts et capitalisation. Les frais d’expertise ont également été mis à la charge du GHSA.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par M. B, ancien aide-soignant titulaire, d’une demande de condamnation du Carrefour d’Accompagnement Public Social (CAPS) à lui verser un rappel d’indemnité minimale de rupture conventionnelle et une indemnité complémentaire. Le tribunal a relevé d’office l’irrecevabilité des conclusions indemnitaires pour tardiveté, la demande préalable ayant été reçue le 19 avril 2022 et une décision implicite de rejet étant née le 19 juin 2022, sans que le requérant n’ait formé de recours dans les deux mois. En application des articles R. 421-1 du code de justice administrative et L. 231-4 du code des relations entre le public et l’administration, le tribunal a donc rejeté la requête comme irrecevable.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. B, ingénieur à l'Université de Reims Champagne-Ardenne, qui demandait l'indemnisation de ses préjudices pour avoir travaillé pendant ses congés. Le tribunal a considéré que la réalité du travail effectué n'était pas établie et que, en tant qu'agent de catégorie A, M. B ne pouvait prétendre à des heures supplémentaires. La demande relative au retrait d'une journée de congé et à l'absence de notification d'un entretien professionnel a également été rejetée, faute de préjudice établi. La décision s'appuie notamment sur le décret n° 2018-420 du 30 mai 2018 et le décret n° 2000-815 du 25 août 2000.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir par Mme A, contestant le refus du jury d’examen du titre professionnel de gestionnaire de paie de valider le certificat de compétences professionnelles n°2. La requérante invoquait son assiduité et la qualité de son travail malgré une hospitalisation. Le tribunal a rappelé qu’il ne lui appartient pas de contrôler l’appréciation du jury sur les prestations des candidats, sauf en cas de motifs étrangers à la valeur de ces prestations. Constatant l’absence d’élément établissant que la décision litigieuse reposait sur d’autres considérations que les compétences de Mme A, le tribunal a rejeté la requête. Cette solution s’appuie sur les articles R. 338-1 et suivants du code de l’éducation, ainsi que sur l’arrêté du 20 décembre 2005 relatif au titre professionnel de gestionnaire de paie.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a examiné la requête de Mme B, agent hospitalier, contestant le refus implicite de son employeur (EHPAD) d'adapter son poste de travail à son handicap et de lui permettre de consulter le médecin du travail et un référent handicap. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre le refus de consultation, cette demande ne constituant pas une décision susceptible de recours. Sur le fond, il a rejeté la demande d'annulation du refus d'aménagement de poste et la demande indemnitaire de 25 000 euros, estimant que l'employeur n'avait pas commis de faute et que la créance était prescrite. La décision s'appuie sur le code général de la fonction publique et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme B, directrice de la protection judiciaire de la jeunesse, qui demandait l'annulation de son compte-rendu d'entretien professionnel (CREP) pour l'année 2021. La requérante soutenait que le document final ne reflétait pas son travail et qu'il constituait une sanction liée à une inspection. Le tribunal a jugé que le nouveau CREP, établi après un second entretien professionnel en décembre 2022, était conforme aux dispositions du décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010, et que les moyens soulevés par Mme B n'étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de l'université de Reims Champagne-Ardenne, qui contestait la décision de la section disciplinaire de ne pas sanctionner un étudiant pour avoir signé une attestation sur l'honneur mensongère. Le tribunal a estimé que la commission de discipline n'avait commis ni erreur de droit ni erreur d'appréciation, et que l'absence de sanction était justifiée au regard des circonstances, notamment l'annulation antérieure du refus d'inscription de l'étudiant par le même tribunal. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'éducation et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de la Marne refusant son regroupement familial. Le refus initial était fondé sur l'insuffisance de la superficie de son logement (37 m² au lieu des 44 m² requis). Bien que M. A ait loué un logement plus spacieux (69 m²) après la décision contestée, le tribunal a jugé que cette nouvelle situation, postérieure à l'arrêté, ne pouvait être invoquée pour l'annuler. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 434-7 et R. 434-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de l'université Reims Champagne-Ardenne de l'admettre en deuxième année de licence de droit. La requérante invoquait des problèmes de santé et la nécessité de se rapprocher de sa famille, mais le tribunal a estimé qu'elle n'établissait pas que ses compétences acquises en BUT lui permettaient de suivre cette formation. La décision de refus, fondée sur les articles L. 613-38 et suivants du code de l'éducation, n'a pas été jugée entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. B, ressortissant arménien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de la Marne du 21 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le droit d'être entendu de l'intéressé n'avait pas été méconnu. Il a également jugé que la décision d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Enfin, le tribunal a validé l'interdiction de retour de douze mois, considérant qu'elle n'était pas entachée d'erreur d'appréciation au regard des articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a examiné le recours pour excès de pouvoir de Mme A, ressortissante arménienne, contre un arrêté préfectoral du 27 mai 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante contestait notamment le défaut d'examen de sa demande de titre de séjour pour raison médicale, la méconnaissance de son droit d'être entendue, et l'absence de prise en compte de l'état de santé de son fils. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la procédure était régulière et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 425-9 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision confirme ainsi la légalité de l'obligation de quitter le territoire français, de l'interdiction de retour d'un an et de la fixation du pays de destination.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. B A, ressortissant congolais, qui contestait un arrêté préfectoral du 12 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge unique a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait ni l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme (risques de traitements inhumains en cas de retour) ni l'article 8 (droit à la vie privée et familiale). La décision d'interdiction de retour pour deux ans a également été jugée proportionnée et conforme aux articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a annulé l'arrêté du 5 juillet 2024 par lequel le préfet de la Moselle obligeait M. B, ressortissant algérien, à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de destination et lui interdisait le retour pendant deux ans. Le juge a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d’appréciation, car M. B, relevant de l’accord franco-algérien de 1968, avait engagé des démarches pour se marier avec une ressortissante française avant l’édiction de l’arrêté. En conséquence, l’ensemble des décisions contestées a été annulé, et il a été enjoint au préfet de mettre fin aux mesures de surveillance et de délivrer une autorisation provisoire de séjour à l’intéressé. La décision s’appuie notamment sur l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par M. et Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de la commission de recours refusant l’autorisation d’instruction en famille pour leur fille, pour raisons médicales. En cours d’instance, le recteur ayant indiqué son intention de retirer la décision attaquée, les requérants se sont désistés de leur requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, sans examiner le fond du litige. La procédure s’appuie sur le code de l’éducation et le code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de la société Champenoise des Barons et Associés, qui contestait la décision de l'établissement national des produits de l'agriculture et de la Mer (FranceAgriMer) du 31 mai 2021. Cette décision limitait à 395 719,17 euros le montant de l'aide octroyée pour un programme de promotion de vins hors Union européenne en 2018, alors que la société en demandait 658 255 euros. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire était régulière et que FranceAgriMer n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en excluant certaines dépenses de promotion, notamment en Chine, au Japon et à Hong Kong, pour défaut d'éligibilité. La solution s'appuie sur le règlement (UE) n° 1308/2013 et le règlement délégué (UE) 2016/1149, ainsi que sur la décision INTV-POP-2017-26 de FranceAgriMer.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. B, qui contestait l'autorisation d'exploiter une parcelle de 1,2 ha accordée au GAEC du Trèfle par la préfète de la région Grand Est. Le requérant invoquait l'incompétence de l'auteur de l'acte et une fraude dans l'attribution des points de priorité. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire bénéficiant d'une subdélégation régulière. La décision s'appuie sur le code rural et de la pêche maritime ainsi que sur le schéma directeur régional des exploitations agricoles.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par la société Ambulances du Château d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus de l’inspectrice du travail d’autoriser le licenciement pour inaptitude de M. A. La société s’est désistée de sa requête en cours d’instance. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple et a condamné la société à verser 1 500 euros à M. A au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, détenu, qui demandait la suspension de son placement à l'isolement. Le juge a estimé que la requête était irrecevable et manifestement mal fondée, faute pour le requérant d'invoquer une liberté fondamentale à laquelle il serait porté une atteinte grave et manifestement illégale. La décision a été prise par ordonnance motivée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A B, ressortissant vénézuélien, qui contestait un arrêté préfectoral du 24 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le requérant n'avait pas démontré que le préfet avait méconnu son droit d'être entendu ou son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision fixant le pays de renvoi a été jugée légale, le requérant n'établissant pas de risques personnels et actuels en cas de retour au Venezuela au sens de l'article 3 de la même Convention. Enfin, l'interdiction de retour d'un an a été considérée comme proportionnée et non entachée d'erreur d'appréciation, au regard des articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.