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Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne annule la décision implicite de rejet du préfet de la Marne refusant un titre de séjour à M. A, ressortissant centrafricain. Le tribunal estime que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation de la situation personnelle du requérant, compte tenu de sa présence continue en France depuis sept ans, de ses attaches familiales (mère, sœur française, enfant né en 2024) et de l'absence de liens en Centrafrique. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 435-1.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Marne refusant le regroupement familial pour sa fille. Le tribunal a jugé que les ressources du requérant, après déduction des allocations familiales et bourses exclues par le code de l'entrée et du séjour des étrangers, étaient insuffisantes au regard du SMIC, conformément aux articles L. 434-7 et R. 434-4 du même code. Il a également estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation pour excès de pouvoir.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne annule l'arrêté du préfet de la Marne du 29 novembre 2022 qui ordonnait le dessaisissement des armes de M. B, l'interdiction d'en détenir, son inscription au FINIADA et le retrait de son permis de chasser. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation, car plus de sept ans s'étaient écoulés depuis la dernière condamnation pénale de l'intéressé (2016) et aucun fait dangereux récent n'était établi. La décision s'appuie sur les articles L. 312-3-1 et R. 312-67 du code de la sécurité intérieure, qui permettent une interdiction en cas de comportement dangereux, mais imposent un réexamen lorsque la menace a disparu.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de M. B, née du silence du préfet de la Marne. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de l'absence prolongée de réponse et de ses conséquences sur la vie de l'intéressé, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de son rejet malgré la demande de M. B. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, dans un délai de quinze jours. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a examiné la requête de M. B, un réfugié, contestant le retrait de sa carte de résident, l'obligation de quitter le territoire français, l'interdiction de retour de cinq ans et l'assignation à résidence. Le juge a relevé d'office que la préfète ne pouvait appliquer l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour retirer le titre de séjour d'un réfugié, cette procédure relevant de l'article L. 432-1. En conséquence, le tribunal a annulé l'arrêté du 14 septembre 2024 et, par voie de conséquence, l'assignation à résidence du 19 septembre 2024, sans se prononcer sur les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contestant le refus de prolongation de son titre de séjour et la majoration pour dépôt tardif. En cours d’instance, le préfet de la Marne a délivré à l’intéressée une carte de séjour pluriannuelle « passeport talent », valable jusqu’en 2027. Mme A s’est ensuite désistée de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, sans application d’autres textes que le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par la société « Fruits de la Terre », a examiné la délibération du 31 mai 2023 par laquelle la communauté de communes d’Arcis, Mailly, Ramerupt a autorisé la signature d’un avenant au contrat de vente de parcelles, modifiant notamment les délais d’achèvement des constructions. Le tribunal a relevé d’office que ce contrat de vente, portant sur le domaine privé de la collectivité et dépourvu de clauses exorbitantes du droit commun, relève du droit privé, et que la délibération contestée, qui se borne à autoriser un avenant à ce contrat, ne constitue pas un acte administratif détachable. En conséquence, la juridiction administrative s’est déclarée incompétente pour connaître du litige, rejetant la requête pour ce motif.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. B, ressortissant comorien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 3 juin 2024 de la préfète de l'Aube lui refusant un titre de séjour. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le secrétaire général de la préfecture bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a jugé que M. B ne remplissait pas les conditions de l'article L. 423-21 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute de résider avec un parent depuis son entrée en métropole. Enfin, le tribunal a estimé que l'erreur de fait sur sa situation scolaire était sans incidence sur la légalité de la décision et que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article L. 423-23 du même code.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme A, adjointe administrative de catégorie C, qui contestait le refus de l'université de Reims-Champagne-Ardenne de reclasser son indemnité de sujétions, de fonctions et d'expertise (IFSE) en groupe B2. Le tribunal a jugé que le classement de l'IFSE est déterminé par le corps d'appartenance de l'agent (catégorie C) et non par les fonctions réellement exercées, conformément au décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 et à la délibération interne de l'université. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation pour excès de pouvoir.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 26 août 2024 par laquelle la préfète de l'Aube avait suspendu le permis de conduire de M. C pour six mois. Le requérant invoquait l'urgence liée à son activité professionnelle, mais le juge a estimé que la gravité de l'infraction (excès de vitesse de plus de 40 km/h, avec une vitesse retenue de 153 km/h sur une route limitée à 80 km/h) constituait un danger grave et immédiat pour la sécurité routière, faisant obstacle à la caractérisation de l'urgence. La condition d'urgence n'étant pas remplie, la demande a été rejetée sans examen des moyens de légalité.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre une délibération du conseil communautaire du Barséquanais-en-Champagne adoptant le régime de fiscalité unique professionnelle. Le requérant contestait la régularité du vote à main levée, estimant que la méthode de comptabilisation des voix (déduction des votes contre et des abstentions du nombre de présents) était irrégulière et que le procès-verbal était incomplet. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que l’assentiment de la majorité des conseillers avait pu être valablement constaté par cette méthode, aucun votant ne s’étant plaint d’une erreur de comptabilisation. La décision s’appuie sur les articles L. 5211-1 et L. 5211-11-1 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. et Mme D contre le refus du président du conseil départemental des Ardennes de leur délivrer un agrément en vue d’adopter un enfant. Le tribunal a examiné la légalité de cette décision au regard des articles L. 225-2 et R. 225-4 du code de l’action sociale et des familles, qui encadrent la délivrance de l’agrément. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le tribunal a statué après avoir entendu le rapport et les conclusions de la rapporteure publique.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme C, ressortissante colombienne, qui contestait le refus de titre de séjour opposé par la préfète de la Haute-Marne. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un défaut de motivation, estimant que l'arrêté comportait les considérations de droit et de fait nécessaires. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ni les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour la requérante de justifier d'une insertion professionnelle ou de liens personnels suffisamment intenses et stables en France.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par la société Smartphone ID d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision de l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) et le refus implicite du ministre de l’intérieur de l’autoriser à collecter des images numérisées du visage et de la signature via son application. La société soutenait que sa demande ne relevait pas de l’agrément prévu par l’arrêté du 10 avril 2007 et qu’elle était un professionnel de la photographie. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que seules les photographies réalisées par des professionnels au moyen de systèmes agréés peuvent être collectées pour les titres sécurisés, et que l’application Smartphone ID ne répondait pas à ces exigences réglementaires. La solution retenue s’appuie sur l’article 16 de la loi du 14 mars 2011 (LOPPSI) et les articles 1 à 3 de l’arrêté du 10 avril 2007.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. C, adjoint technique territorial, qui contestait un arrêté du 3 mai 2023 du président de la Région Grand Est lui infligeant une exclusion temporaire de fonctions de trois jours. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, contrairement à ce que soutenait le requérant. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance du principe non bis in idem, estimant que l'annulation de la première sanction pour un vice de forme permettait à l'administration d'en prononcer une nouvelle pour les mêmes faits. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 532-1, L. 532-4 et L. 532-5 du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne annule les décisions implicites de rejet du préfet de la Marne concernant les demandes de titre de séjour de M. et Mme C, ressortissants arméniens. Le tribunal estime que le préfet a méconnu l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de leur présence en France depuis huit ans, de leur insertion professionnelle et de la scolarisation de leurs enfants nés en France. Il enjoint au préfet de leur délivrer une carte de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois, ainsi qu'une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. La demande de frais de justice est rejetée faute d'aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté de transfert vers l’Autriche pris par la préfète du Bas-Rhin, s’est déclaré territorialement incompétent. En application des articles R. 922-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et R. 221-3 du code de justice administrative, il a transmis l’affaire au Tribunal Administratif de Strasbourg, seul compétent car le siège de l’autorité ayant pris la décision s’y trouve. Aucune exception de compétence (assignation à résidence, rétention ou détention) n’étant applicable, la solution retenue est un simple renvoi pour raison de compétence territoriale.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme A, qui contestait un refus de remise de dette de 740,07 euros pour un trop-perçu de prime d'activité. La requête a été jugée manifestement irrecevable, car la requérante n'a pas produit la décision attaquée ni justifié de l'impossibilité de le faire, malgré une demande de régularisation. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la commune de Bourgogne-Fresne. Celle-ci sollicitait la condamnation de la société id.bat à lui verser une provision de 3 348 euros correspondant à un acompte versé dans le cadre d'un marché de maîtrise d'œuvre résilié pour inexécution. Le juge a estimé que la commune avait invoqué à tort l'article 1217 du code civil, alors que le litige relève du code de la commande publique, et n'a donc pas établi le caractère non sérieusement contestable de sa créance. La requête a été rejetée, y compris les conclusions au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme A, qui contestait une décision implicite de rejet du président du Grand Saint-Dizier Der et Vallée et demandait la requalification de ses contrats à durée déterminée en contrat à durée indéterminée, ainsi que des dommages et intérêts. Le tribunal a jugé que la demande adressée au maire de Saint-Dizier, visant à solliciter son intervention auprès du CCAS, n'avait pu faire naître une décision implicite attaquable, et que les conclusions indemnitaires étaient irrecevables faute de décision préalable de l'administration. La requête a été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.