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Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de l’Agence de services et de paiement (ASP) de lui accorder le "bonus vélo". La requérante avait acheté un cycle cargo électrique le 30 décembre 2021 mais n’avait pu déposer sa demande d’aide dans le délai de six mois prévu à l’article D. 251-13 du code de l’énergie, en raison de l’impossibilité de fournir une attestation d’aide de la métropole de Lyon. Le tribunal a écarté l’exception d’illégalité soulevée contre ce délai, jugeant qu’il ne méconnaît ni le principe d’égalité ni l’article L. 123-1 du code des relations entre le public et l’administration, et a confirmé la légalité du refus opposé par l’ASP.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre l’arrêté du préfet de la Marne du 24 novembre 2020 enregistrant un élevage de volailles. Les requérants contestaient la légalité de cet arrêté pour divers motifs, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, l’insuffisance de motivation, l’irrégularité de la procédure d’enregistrement et l’incomplétude du dossier de demande. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, estimant que la procédure était régulière et que l’arrêté attaqué était conforme aux dispositions du code de l’environnement et aux arrêtés ministériels applicables. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit besoin de statuer sur les fins de non-recevoir opposées par le préfet.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a annulé la décision implicite de rejet du préfet de la Marne refusant de délivrer un titre de séjour à Mme B, ressortissante sénégalaise. Le tribunal a jugé que cette décision était entachée d’un défaut de motivation, car le préfet n’a pas communiqué les motifs de son refus à la requérante, malgré sa demande formulée dans les délais légaux, en méconnaissance de l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Sans qu’il soit nécessaire d’examiner les autres moyens (notamment la violation de l’article 8 de la CEDH), le tribunal a prononcé l’annulation et enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme B dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. B, un cardiologue, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour les années 2015 à 2017. Le tribunal a jugé que les redevances perçues par M. B dans le cadre d'un contrat de collaboration libérale constituaient des recettes imposables dans la catégorie des bénéfices non commerciaux, et que leur reversement à des sociétés civiles de moyens (SCM) n'affectait pas leur caractère imposable. La solution retenue est fondée sur l'article 93 du code général des impôts, et le tribunal a écarté le moyen tiré d'une double imposition, considérant que les modalités de comptabilisation par les SCM étaient sans incidence sur l'imposition personnelle de M. B.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. C, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux au titre de 2015, résultant de la cession de la nue-propriété d'actions de la SAS Gide à un prix jugé minoré. Le tribunal a estimé que l'administration avait établi l'existence d'un écart significatif entre le prix convenu et la valeur vénale des titres, ainsi qu'une intention libérale constitutive d'un avantage occulte distribué, conformément à l'article 111 c) du code général des impôts. La solution retient que la valeur vénale, fixée à 72 % de la pleine propriété, n'était pas exagérée et que l'absence d'abattement pour illiquidité était justifiée. Les pénalités pour manquement délibéré ont été maintenues, et les moyens relatifs à l'imposition commune des époux ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne était saisi par la SARL Enercon service France Est d’une demande de restitution de créances de crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) au titre des années 2013 à 2015. La société soutenait que sa demande relevait de la prescription quadriennale (loi du 31 décembre 1968) et non des règles de réclamation contentieuse du livre des procédures fiscales. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que la demande de remboursement constituait une réclamation au sens de l’article L. 190 du livre des procédures fiscales et qu’elle était irrecevable pour cause de prescription, conformément à l’article R. 196-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet de la Marne concernant la demande de titre de séjour de M. B, ressortissant marocain. La condition d'urgence a été reconnue car l'absence de titre de séjour empêchait M. B, devenu sans domicile fixe après un incendie, d'obtenir un logement social. Un doute sérieux sur la légalité de la décision a été retenu, le préfet n'ayant pas saisi la commission du titre de séjour alors que M. B justifiait de plus de dix ans de présence en France, en méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par M. et Mme B d’un recours en annulation contre un arrêté du maire de Joinville du 17 mai 2022 refusant un permis de construire une maison individuelle. Les requérants contestaient le motif de refus tiré de l’insuffisance de desserte par le réseau d’eau potable, invoquant notamment une erreur de droit au regard des articles L.111-11 et L.332-15 du code de l’urbanisme. Le tribunal a rejeté leur requête, considérant que le refus était légalement fondé sur la nécessité de travaux d’extension des réseaux publics que la commune n’était pas en mesure d’assurer, et a écarté la substitution de motif proposée par la commune.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de la société La Forge de Longuyon, qui demandait la récusation de l’expert M. A D et l’annulation de son rapport d’expertise dans le cadre d’un litige l’opposant à la société Baméo. Le tribunal a jugé que les conclusions à fin d’annulation du rapport d’expertise étaient irrecevables, un tel rapport n’étant pas un acte décisoire. Il a également estimé que les moyens invoqués par la société requérante, tirés d’un défaut d’impartialité et d’un manquement au contradictoire, n’étaient pas fondés, et que la demande de récusation n’était pas tardive. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, la société La Forge de Longuyon a été condamnée à verser 1 500 euros à la société Baméo au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la demande de M. et Mme E, qui contestaient une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu de 28 578 euros au titre de 2016, consécutive à la remise en cause d’une réduction d’impôt pour investissement outre-mer prévue à l’article 199 undecies C du code général des impôts. Les requérants soutenaient que leur investissement via des SCI était éligible au dispositif, mais le tribunal a jugé que le moyen tiré de l’incompétence du signataire de la décision de rejet était infondé, une délégation de signature régulière ayant été produite. Sur le fond, le tribunal a estimé que les conditions de l’article 199 undecies C n’étaient pas remplies, sans préciser davantage la solution retenue dans l’extrait fourni. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. B, ressortissant ukrainien, qui contestait le refus de la préfète de l'Aube de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour au titre de la protection temporaire. Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté disposait d'une délégation de signature régulière, que l'erreur matérielle alléguée n'était pas établie faute de preuve suffisante de l'entrée en France à la date déclarée, et que les moyens tirés de la violation des articles L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 47 du code civil étaient inopérants. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. B.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne annule la décision du 20 décembre 2023 par laquelle la préfète de l'Aube a rejeté la demande de regroupement familial de M. B pour son épouse et sa fille. Le tribunal juge que, même si la préfète estimait ne pas être territorialement compétente, elle devait transmettre la demande à l'autorité compétente en application de l'article L. 114-2 du code des relations entre le public et l'administration, et non la rejeter. En conséquence, la décision est annulée pour erreur de droit. Le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de deux mois, sans astreinte.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme A, ressortissante tunisienne, qui demandait l'annulation d'un courriel du 16 août 2023 des services de la préfecture de la Marne. Le tribunal a jugé que ce courriel, qui se bornait à l'informer d'un précédent refus d'enregistrement de sa demande de titre de séjour pour dossier incomplet, était un acte purement informatif ne faisant pas grief et donc insusceptible de recours pour excès de pouvoir. La solution retenue est l'irrecevabilité des conclusions, fondée sur les principes généraux du contentieux administratif et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de la commune d'Aÿ-Champagne, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 15 février 2022 approuvant le plan de prévention des risques d'inondation (PPRI) Marne aval - secteur Epernay. La commune contestait notamment l'insuffisance de la concertation, l'irrégularité de l'enquête publique et le classement disproportionné de certaines zones en zone rouge. Le tribunal a jugé que les modalités de concertation et d'enquête publique étaient conformes aux articles L. 562-3 et R. 562-2 du code de l'environnement. Il a également estimé que le classement en zone rouge des secteurs de la Noue et de la gendarmerie n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, car il tenait compte de l'intensité du risque d'inondation, et que le principe d'égalité n'était pas méconnu.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme A, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2015. La requérante invoquait une irrégularité de procédure, une minoration injustifiée du prix de cession d'actions et une erreur sur le principe d'imposition commune. Le tribunal a jugé que l'obligation d'indiquer le montant des droits résultant des rectifications, prévue à l'article L. 48 du livre des procédures fiscales, ne s'applique pas en cas de contrôle sur pièces, et a écarté les autres moyens. En conséquence, la demande de décharge ou de réduction des impositions a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, saisi d’une question préjudicielle par le conseil de prud’hommes de Reims, a examiné la légalité de l’arrêté préfectoral n°2020/364 du 28 septembre 2020 inscrivant Mme C sur la liste des défenseurs syndicaux. Le tribunal a jugé que cet arrêté n’était pas entaché d’illégalité, considérant que la qualité de salariée d’une organisation d’employeurs (la FDSEA) n’est pas incompatible avec celle de défenseur syndical, dès lors que les conditions prévues par les articles L. 1453-4 et D. 1453-2-1 du code du travail sont remplies. Il a ainsi validé l’inscription de Mme C, lui permettant d’assister ou de représenter des salariés sans lien avec son employeur.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par Mme B A et M. C A, ayants droit de Mme D A, d'une demande d'indemnisation pour faute médicale commise par le centre hospitalier Auban-Moët d'Épernay. La faute retenue est un défaut de diagnostic d'une hémorragie méningée lors de la première consultation aux urgences le 13 juillet 2019, ayant conduit au décès de la patiente le 10 août 2019. Sur le fondement de l'article L.1142-1 du code de la santé publique, le tribunal a reconnu la responsabilité de l'hôpital, mais a limité son indemnisation à 50 % des préjudices, rejetant notamment le préjudice d'angoisse de mort imminente. La solution retenue est une condamnation partielle de l'établissement à verser une somme totale de 15 513,42 euros aux requérants.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par Mme A, agent contractuel en EHPAD, d’un recours pour excès de pouvoir contre son licenciement pour inaptitude physique. La requérante invoquait l’irrégularité de la procédure (délai de défense insuffisant, absence de consultation de la commission consultative paritaire) et la méconnaissance de son droit au reclassement. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses moyens, en se fondant sur le décret n° 91-155 du 6 février 1991 relatif aux agents contractuels de la fonction publique hospitalière. La décision de licenciement a donc été validée.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée, en droit et en fait, conformément aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également estimé que la préfète n'avait pas méconnu les dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni commis d'erreur d'appréciation. Par conséquent, les moyens soulevés contre les décisions subséquentes (obligation de quitter le territoire et interdiction de retour) ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne annule l'arrêté préfectoral du 17 mai 2022 autorisant la destruction des chevreuils dans les enceintes engrillagées de la Haute-Marne. La fédération départementale des chasseurs soutenait que la procédure de consultation prévue à l'article L. 427-6 du code de l'environnement n'avait pas été respectée. Le tribunal retient que l'avis sollicité ne portait que sur les tirs de nuit, et non sur l'ensemble des opérations de destruction autorisées, privant ainsi la fédération d'une garantie. Cette irrégularité de procédure entraîne l'annulation de l'arrêté attaqué.