Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2409141(TA69-2409141)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de M. C visant à assortir d’une astreinte l’injonction de délivrance d’une carte de résident, prononcée par ordonnance du 23 juillet 2024. Saisi sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, le juge des référés a estimé que la préfète du Rhône avait justifié de diligences suffisantes en prenant une décision favorable et en délivrant une attestation provisoire, malgré l’absence de délivrance effective de la carte. La solution retenue écarte l’astreinte au vu des contraintes matérielles de fabrication du titre. Les conclusions accessoires au titre de l’article L. 761-1 du même code ont également été rejetées.
N° TA69-2409120(TA69-2409120)
Cette décision du Tribunal Administratif de Lyon concerne le refus de renouvellement de l'agrément d'assistante maternelle de Mme B par le président de la métropole de Lyon. La requérante demande la suspension de cette décision sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, invoquant l'urgence économique et des moyens contestant la légalité de la décision (incompétence, vice de procédure, erreur d'appréciation). Le tribunal examine la condition d'urgence, qui est caractérisée par la privation de revenus professionnels et les difficultés financières de Mme B, ainsi que l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'instruction est close et l'affaire est en attente de jugement, les textes appliqués étant le code de l'action sociale et des familles et le code de justice administrative.
N° TA69-2409116(TA69-2409116)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant nigérien, qui contestait l'arrêté du 6 septembre 2024 ordonnant sa remise aux autorités espagnoles, responsables de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé, conformément à l'article L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'il ne méconnaissait pas les dispositions du règlement (UE) n° 604/2013. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, le tribunal estimant que les moyens invoqués, notamment le défaut de motivation et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés.
N° TA69-2405203(TA69-2405203)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, qui contestait un refus de titre de séjour et une obligation de quitter le territoire français. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle était dépourvue de tout exposé des faits, moyens et conclusions, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, le tribunal a prononcé le rejet sans inviter le requérant à régulariser sa demande.
N° TA69-2407739(TA69-2407739)
Le Tribunal administratif de Lyon donne acte du désistement pur et simple de Mme C, qui contestait un arrêté du ministre de l'intérieur refusant de reconstituer entièrement sa carrière en rapportant une bonification d'ancienneté. La requérante s'est désistée de l'ensemble de ses conclusions, y compris sa demande d'injonction et celle relative aux frais de justice. L'ordonnance, prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, constate ce désistement sans opposition.
N° TA69-2408943(TA69-2408943)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné au préfet de la Loire de convoquer M. C, réfugié, pour enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requête portait sur un dysfonctionnement du site ANEF empêchant la délivrance d'une attestation de prolongation. Le juge a retenu l'urgence, présumée en cas de renouvellement, et a enjoint la fixation d'un rendez-vous sous huit jours, dans un délai maximal de quinze jours. La décision applique les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2403940(TA69-2403940)
Cette décision du Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande d'expertise présentée par M. B. Le requérant, propriétaire de parcelles sur la commune de Boisset-Saint-Priest, impute à la communauté d'agglomération Loire Forez des désordres causés par un exutoire du réseau d'assainissement et d'évacuation des eaux pluviales situé sur son terrain. Le juge a désigné un expert avec pour mission de déterminer l'origine, les causes et les conséquences de ces désordres, ainsi que d'évaluer les préjudices subis et les travaux nécessaires pour y remédier.
N° TA69-2408777(TA69-2408777)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A C, ressortissant algérien, qui contestait une obligation de quitter le territoire français sans délai assortie d'une interdiction de retour de douze mois (20 avril 2023) et une assignation à résidence (30 août 2024). Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions contre la décision de 2023 en raison de leur tardiveté, le délai de recours de 48 heures n'ayant pas été respecté. Concernant l'assignation à résidence, le tribunal a estimé qu'elle était légale et non disproportionnée, et a rejeté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
N° TA69-2408799(TA69-2408799)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de licenciement pour insuffisance professionnelle prise par le maire de Villeurbanne à l’encontre de M. B. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés (insuffisance de motivation, vice de procédure, erreur manifeste d’appréciation, erreur de droit) n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, rendant inutile l’examen de la condition d’urgence. Les conclusions indemnitaires ont été jugées irrecevables, car excédant les pouvoirs du juge des référés. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2409139(TA69-2409139)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B A, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 2 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français, assorti d'une interdiction de retour de deux ans et d'une assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment une erreur de fait sur sa résidence habituelle en France depuis plus de dix ans et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions attaquées. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA69-2408121(TA69-2408121)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. et Mme B, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Chaneins à la société Arve Lotissements. En application de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme, les requérants devaient notifier leur recours à l'auteur de la décision et au titulaire du permis dans les quinze jours suivant son dépôt. Malgré une demande de régularisation du tribunal, ils n'ont pas justifié de l'accomplissement de cette formalité obligatoire. La requête a donc été rejetée par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2409163(TA69-2409163)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la sanction d'exclusion temporaire d'un an infligée à une agente d'EHPAD. La requérante invoquait l'urgence financière et plusieurs moyens de légalité externe et interne, notamment l'irrégularité de la procédure disciplinaire et le caractère disproportionné de la sanction. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la perte de traitement n'était pas constitutive d'une urgence suffisante au regard de l'intérêt du service. Aucun des moyens soulevés n'a été examiné au fond, la requête étant rejetée pour défaut d'urgence.
N° TA69-2405368(TA69-2405368)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, qui demandait une solution de logement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n'a pas produit, malgré une demande de régularisation, la décision de la commission de médiation requise par l'article R. 778-2 du code de justice administrative. Cette irrecevabilité a conduit au rejet de l'affaire par ordonnance, sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA69-2409134(TA69-2409134)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme C d'une demande de suspension de la décision implicite de la préfète du Rhône lui retirant son certificat de résidence algérien. Le juge a constaté que la condition d'urgence était présumée s'agissant d'un retrait de titre de séjour et que la préfète n'établissait pas que la requérante bénéficiait de récépissés régulièrement renouvelés. Il a également estimé que le moyen tiré du défaut de procédure contradictoire préalable, en méconnaissance des dispositions du code des relations entre le public et l'administration, était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Par conséquent, le tribunal a ordonné la suspension de l'exécution de la décision de retrait et enjoint à la préfète de réexaminer la situation de Mme C.
N° TA69-2306220(TA69-2306220)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de recalcul de trop-perçus de rémunération par le ministre des armées. En défense, le ministre a fait valoir l’annulation du titre de perception litigieux. Faute pour le requérant d’avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté son désistement d’office. Par ordonnance, il a donné acte de ce désistement pur et simple.
N° TA69-2409190(TA69-2409190)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de suspension de l'exécution d'un permis d'aménager délivré le 15 mai 2024 par la commune de Miribel pour le réaménagement d'une place publique et de rues adjacentes. Saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, le juge des référés a estimé qu'aucun des moyens soulevés par les requérants (notamment les vices de procédure, l'insuffisance de l'avis de l'architecte des bâtiments de France, et la méconnaissance du plan local d'urbanisme) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée. La requête a été rejetée, ainsi que les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2404323(TA69-2404323)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de l'association France Nature Environnement Ain contestant l'arrêté du maire de Trévoux du 4 mars 2024, qui ne s'opposait pas à l'abattage de dix-neuf arbres par la société Dinopédia Parc Trévoux. Le rejet est fondé sur l'irrecevabilité manifeste de la requête, l'association n'ayant pas justifié, malgré une demande de régularisation, avoir notifié son recours à l'auteur de la décision et au titulaire de l'autorisation dans le délai de quinze jours francs prévu à l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. En conséquence, les conclusions aux fins d'annulation, d'injonction et de frais de justice ont été rejetées. Les conclusions de la commune de Trévoux au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
N° TA69-2409455(TA69-2409455)
**Résumé de la décision :** Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la Fédération départementale des associations agréées de pêche et de protection du milieu aquatique de l'Ardèche. Celle-ci demandait la suspension immédiate d'un arrêté préfectoral autorisant l'ouverture expérimentale de la vanne de fond du barrage des Collanges pour un test de transit sédimentaire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les mesures d'évitement et de réduction prévues limitant les impacts environnementaux, et qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, notamment le droit à un environnement équilibré, n'était caractérisée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'environnement (articles L. 214-3, R. 214-1) et du code de justice administrative (article L. 521-2).
N° TA69-2304475(TA69-2304475)
Le Tribunal Administratif de Lyon, par une ordonnance du 25 septembre 2024, a constaté un non-lieu à statuer sur la requête de Mme A, qui contestait un refus d’attribution de la carte " mobilité inclusion ". En effet, postérieurement à l’introduction du recours pour excès de pouvoir, le président du conseil départemental de l’Ain a fait droit à sa demande le 7 novembre 2023, rendant le litige sans objet. La solution retenue est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2407117(TA69-2407117)
Opposition à contrainte pour indu d'aide au logement et allocation logement familial. Tribunal Administratif de Lyon. Rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste, car l'opposition a été formée après l'expiration du délai de quinze jours suivant la notification de la contrainte (articles R. 222-1 du code de justice administrative et R. 133-3 du code de la sécurité sociale).