Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2409530(TA69-2409530)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme et M. A. Celle-ci contestait le refus des autorités consulaires françaises en Ouganda de délivrer un laisser-passer à leur fille E, née en août 2024. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie et qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était caractérisée, en raison de doutes sérieux sur l'établissement de la filiation de l'enfant au regard de la législation française, notamment l'article 47 du code civil. La solution retenue écarte l'application des articles 3 et 8 de la Convention internationale des droits de l'enfant et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA69-2409353(TA69-2409353)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète du Rhône refusant de délivrer un duplicata de la carte de résident de Mme B et de renouveler ce titre. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée, la requérante ayant sollicité le renouvellement de son titre, et qu'un moyen sérieux existait, tiré de l'absence de motivation en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. La suspension a été prononcée sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens.
N° TA69-2304602(TA69-2304602)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme B épouse C d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de renouveler sa carte professionnelle d’agent de sécurité privée. En cours d’instance, le CNAPS a finalement délivré la carte sollicitée le 10 juillet 2024, rendant le litige sans objet. La requérante s’est alors désistée de sa requête. Par ordonnance du 27 septembre 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2404762(TA69-2404762)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. Prince A, qui contestait le refus d’inscription en BTS par l’Université Lyon I. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n’a pas produit la décision attaquée, malgré une demande de régularisation. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 412-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2403815(TA69-2403815)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant angolais, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français, la fixation du pays de destination et l'interdiction de retour de six mois pris par le préfet de la Loire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation. Il a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en réexaminant la situation de M. A suite à l'annulation d'une précédente obligation de quitter le territoire. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA69-2207361(TA69-2207361)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. et Mme A et de Mme B F, qui demandaient l'annulation de l'arrêté du 28 juillet 2022 du préfet de l'Ardèche. Cet arrêté instituait des servitudes d'utilité publique sur leurs parcelles pour des travaux de renforcement du réseau électrique basse tension, au bénéfice du syndicat départemental de l'énergie de l'Ardèche. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 323-3 du code de l'énergie et L. 341-11 du code de l'environnement, ainsi que l'absence d'enquête publique, étaient inopérants ou non fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des textes relatifs aux frais de justice.
N° TA69-2402361(TA69-2402361)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la société Résidence hôtelière et de tourisme du Grand Large d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de l’inspection du travail du Rhône refusant l’autorisation d’une rupture conventionnelle. La société s’est désistée de sa requête après avoir obtenu satisfaction via un recours hiérarchique parallèle. Par une ordonnance du 27 septembre 2024, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple. Aucune autre mesure n’a été prononcée.
N° TA69-2206691(TA69-2206691)
Le Tribunal Administratif de Lyon a condamné l'État à verser 1 000 euros à M. A, ressortissant algérien, pour le préjudice subi en raison du délai excessif (plus de deux ans) mis par la préfecture du Rhône à lui fixer un rendez-vous pour déposer sa demande de titre de séjour. La juridiction a jugé que ce délai, constitutif d'une faute de nature à engager la responsabilité de l'État, avait causé un trouble dans les conditions d'existence du requérant. La solution s'appuie sur les principes généraux du droit administratif et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2402818(TA69-2402818)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par Mme C d’une demande d’expertise, sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, afin d’évaluer les conséquences de sa chute survenue le 4 septembre 2022 sur une aire d’autoroute exploitée par la société APRR, qu’elle attribue au basculement d’une dalle en béton mal scellée. La société APRR et son assureur s’opposaient à cette mesure, invoquant l’absence manifeste de défaut d’entretien normal de l’ouvrage et de lien de causalité. Le juge des référés a fait droit à la demande, estimant que l’existence d’un lien de causalité entre le préjudice et l’ouvrage public n’était pas manifestement exclue et que les questions de fond relatives à l’entretien normal relevaient du seul juge du fond, rendant ainsi la mesure d’expertise utile.
N° TA69-2409511(TA69-2409511)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait une injonction de délivrance d'une autorisation provisoire de séjour et des conclusions indemnitaires, en raison de difficultés pour renouveler son titre de séjour. Le juge a estimé que, faute de dépôt effectif de la demande de renouvellement, M. A ne pouvait se prévaloir d'un droit à obtenir un récépissé ou une attestation de prolongation d'instruction. Par ailleurs, le juge des référés a rappelé qu'il n'est pas compétent pour statuer sur des demandes indemnitaires.
N° TA69-2408957(TA69-2408957)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par Mme A d'une demande d'exécution d'une ordonnance de référé du 19 juin 2024. La préfète du Rhône ayant convoqué l'intéressée et délivré un récépissé de demande de titre de séjour, Mme A s'est désistée de ses conclusions à fin d'injonction. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, mais a rejeté la demande de frais de justice présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce.
N° TA69-2409527(TA69-2409527)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la demande de suspension de la suspension de leurs agréments d'assistant familial, prononcée pour quatre mois par le département du Rhône le 23 juillet 2024. Les requérants invoquaient l'urgence, notamment la baisse de leurs revenus et les conséquences sur les enfants accueillis. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la perte de revenus était temporaire et que les décisions visaient à protéger les enfants dans l'attente d'une enquête. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA69-2408816(TA69-2408816)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B D C, réfugié, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète du Rhône d'instruire sa demande de titre de voyage pour réfugié. Le juge a considéré que le silence gardé par l'administration pendant deux mois avait fait naître une décision implicite de rejet, et que le juge des référés ne pouvait, sur ce fondement, faire obstacle à l'exécution de cette décision administrative. La demande a donc été rejetée comme irrecevable, les conclusions accessoires étant également rejetées.
N° TA69-2408756(TA69-2408756)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision implicite par laquelle la préfète du Rhône a refusé de renouveler le titre de séjour « entrepreneur/profession libérale » de Mme B, ressortissante nigériane. Le juge a estimé que la condition d’urgence était présumée s’agissant d’un refus de renouvellement de titre de séjour et que les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 421-5 et L. 421-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile étaient propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande de Mme B dans un délai de deux mois et de lui délivrer un récépissé durant cet examen.
N° TA69-2405815(TA69-2405815)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A contestant le refus de la région Auvergne-Rhône-Alpes de lui accorder une aide au financement du permis de conduire. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait l’exposé d’aucun moyen, en violation des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. Aucun mémoire complémentaire n’ayant été produit dans le délai de recours, le juge a prononcé le rejet sans inviter le requérant à régulariser.
N° TA69-2409141(TA69-2409141)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de M. C visant à assortir d’une astreinte l’injonction de délivrance d’une carte de résident, prononcée par ordonnance du 23 juillet 2024. Saisi sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, le juge des référés a estimé que la préfète du Rhône avait justifié de diligences suffisantes en prenant une décision favorable et en délivrant une attestation provisoire, malgré l’absence de délivrance effective de la carte. La solution retenue écarte l’astreinte au vu des contraintes matérielles de fabrication du titre. Les conclusions accessoires au titre de l’article L. 761-1 du même code ont également été rejetées.
N° TA69-2209299(TA69-2209299)
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision du 14 octobre 2022 par laquelle la préfète de la Loire avait retiré à M. A, ressortissant algérien, son certificat de résidence de dix ans. Le tribunal a jugé que ce retrait, fondé sur des motifs d'ordre public, était illégal car l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, qui régit de manière complète le séjour des ressortissants algériens, ne prévoit pas une telle possibilité. En conséquence, l'État a été condamné à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice.
N° TA69-2409120(TA69-2409120)
Cette décision du Tribunal Administratif de Lyon concerne le refus de renouvellement de l'agrément d'assistante maternelle de Mme B par le président de la métropole de Lyon. La requérante demande la suspension de cette décision sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, invoquant l'urgence économique et des moyens contestant la légalité de la décision (incompétence, vice de procédure, erreur d'appréciation). Le tribunal examine la condition d'urgence, qui est caractérisée par la privation de revenus professionnels et les difficultés financières de Mme B, ainsi que l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'instruction est close et l'affaire est en attente de jugement, les textes appliqués étant le code de l'action sociale et des familles et le code de justice administrative.
N° TA69-2209563(TA69-2209563)
Cette décision du Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait le refus implicite puis explicite du préfet du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que l'intéressé, séparé de son épouse et sans attaches particulières en France, ne justifiait pas d'une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et du 5) de l'article 6 de l'accord franco-algérien de 1968. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance du b) de l'article 7 de cet accord, faute pour le requérant d'avoir produit un contrat de travail visé par les services de l'emploi. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. A, y compris celles à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
N° TA69-2304352(TA69-2304352)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B A, étudiante en soins infirmiers, qui contestait son exclusion définitive de l'Institut de formation en soins infirmiers (IFSI) du centre hospitalier de Roanne. Le tribunal a jugé que la décision d'exclusion, prise par la section compétente pour le traitement pédagogique des situations individuelles des étudiants sur le fondement de l'arrêté du 21 avril 2007, était fondée sur des motifs pédagogiques liés à une pratique professionnelle incompatible avec la sécurité des patients, et non sur une procédure disciplinaire. Par conséquent, les moyens tirés du défaut de motivation, du défaut de base légale et du détournement de procédure ont été écartés. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de la requérante, y compris sa demande de réintégration et celle au titre des frais de justice.