Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2400021(TA77-2400021)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par la préfète du Val-de-Marne d’un déféré tendant à l’annulation d’une délibération du conseil municipal de Rungis fixant les modalités d’application des indemnités horaires pour travaux supplémentaires aux agents communaux, sur le fondement de l’article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales. La préfète s’est ensuite désistée purement et simplement de son recours. Par ordonnance du 9 octobre 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative, sans examiner le fond de l’affaire.
N° TA77-2412461(TA77-2412461)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi en référé par la commune de Nemours sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné une expertise pour examiner l'état de deux bâtiments situés rue Gautier 1er et rue Bézout. La commune invoquait des désordres structurels menaçant la sécurité publique. Le juge a fait droit à la demande en désignant un expert chargé de constater les désordres, d'évaluer l'existence d'un danger (notamment imminent) et de proposer des mesures de mise en sécurité. La décision applique les articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 531-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2409012(TA77-2409012)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. C d'une demande d'exécution d'une ordonnance du 19 octobre 2023 enjoignant à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une carte de résident. Si la préfète a finalement remis une carte de résident correcte le 5 août 2024, M. C a constaté que les informations erronées sur la plateforme de l'Administration numérique pour les étrangers en France (ANEF) n'avaient pas été corrigées. Le juge de l'exécution rappelle qu'il ne peut que veiller à l'exécution de la chose jugée sans pouvoir interpréter ou étendre la portée du dispositif de la décision initiale. En l'espèce, l'ordonnance du 19 octobre 2023 n'ayant pas enjoint la correction des données sur la plateforme ANEF, la demande d'exécution est rejetée.
N° TA77-2408989(TA77-2408989)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B d’une demande d’exécution d’une ordonnance du 24 juin 2022, qui enjoignait à la préfète du Val-de-Marne de réexaminer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail pendant ce réexamen. Constatant que l’autorisation délivrée le 20 avril 2023 n’avait pas été renouvelée après le 19 juillet 2023, le tribunal a jugé que la préfète n’avait pas exécuté l’ordonnance. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, il a enjoint à la préfète de délivrer à M. B une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
N° TA77-2204636(TA77-2204636)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B comme manifestement irrecevable. Celle-ci se bornait à transmettre au tribunal, pour information, une lettre adressée au maire de Melun, sans exposer de moyens ni de conclusions, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. Cette irrecevabilité n’a pas été régularisée dans le délai de recours contentieux prévu à l’article R. 421-1 du même code. La requête a donc été rejetée sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2306783(TA77-2306783)
Le Tribunal administratif de Melun a constaté le désistement d’office de M. A, qui contestait un refus de titre de séjour assorti d’une obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Seine-et-Marne. Le requérant, après avoir annoncé la production d’un mémoire ampliatif, n’a pas régularisé sa requête malgré une mise en demeure notifiée par voie électronique. En application des articles R. 222-1, R. 611-8-2 et R. 612-5 du code de justice administrative, il est réputé s’être désisté. L’ordonnance donne acte de ce désistement et met fin à l’instance.
N° TA77-2207862(TA77-2207862)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A B, qui demandait la condamnation de la commune de Vitry-sur-Seine à lui verser 12 644,20 euros en réparation de préjudices résultant d'une faute dans la gestion de sa carrière. La requête a été jugée manifestement irrecevable car tardive : la décision implicite de rejet de sa demande préalable, née le 30 mai 2022, n'a pas été contestée dans le délai de deux mois prévu à l'article R. 421-2 du code de justice administrative, expirant le 1er août 2022, alors que la requête n'a été enregistrée que le 10 août 2022. L'ordonnance, fondée sur le 4° de l'article R. 222-1 du même code, a donc rejeté l'ensemble des conclusions de Mme B, y compris celles relatives aux frais de justice.
N° TA77-2410228(TA77-2410228)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet de police de Paris du 5 août 2024 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le juge a estimé que les moyens soulevés, tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'erreur manifeste d'appréciation et de la méconnaissance des articles 3, 4, 5, 17, 21, 22 et 26 du règlement n° 604/2013, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La décision a été rendue après avoir admis provisoirement M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
N° TA77-2409159(TA77-2409159)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A B comme manifestement irrecevable. La requérante se bornait à demander une réponse positive à sa demande de suppression d’une condamnation au bulletin n° 2 de son casier judiciaire, sans exposer de moyens ni de conclusions au sens de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. Cette irrecevabilité n’a pas été régularisée dans le délai de recours contentieux prévu à l’article R. 421-1 du même code. Le rejet est prononcé sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2411078(TA77-2411078)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant sri-lankais, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 27 août 2024 ordonnant son transfert aux autorités norvégiennes. Le juge a estimé que le préfet avait légalement fondé sa décision sur le visa délivré par la Norvège le 21 juin 2024, conformément à l'article 12.2 du règlement (UE) n° 604/2013, et que les moyens tirés de l'erreur manifeste d'appréciation et de la méconnaissance des articles 3 et 17 du même règlement, ainsi que des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la validité du transfert vers l'État membre responsable de la demande d'asile.
N° TA77-2409018(TA77-2409018)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Madame A B d'une demande d'exécution d'une ordonnance du 27 novembre 2023, qui enjoignait à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour et de lui remettre un récépissé. Constatant que la préfète avait finalement convoqué la requérante le 5 août 2024 et qu'un récépissé lui avait été délivré, le tribunal a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur cette partie de la demande. La décision s'appuie sur l'article L. 911-4 du code de justice administrative.
N° TA77-2308424(TA77-2308424)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’un recours en excès de pouvoir par un brigadier de police contestant le tableau d’avancement au grade de brigadier-chef pour 2023, se déclare incompétent territorialement. Il estime que le litige, portant sur une décision collective concernant des agents affectés dans plusieurs ressorts, relève de la compétence du Tribunal administratif de Paris en application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative. En conséquence, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction.
N° TA77-2312327(TA77-2312327)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande d’allocation temporaire d’invalidité par le maire de Melun. En cours d’instance, la commune lui a attribué cette allocation, rendant sans objet les conclusions en annulation et en injonction. Le tribunal constate donc qu’il n’y a plus lieu de statuer sur ces demandes. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, il condamne la commune de Melun à verser 960 euros à Mme A au titre des frais de justice.
N° TA77-2406813(TA77-2406813)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus du directeur interrégional des services pénitentiaires d’Île-de-France de réévaluer le montant de l’IFSE (Indemnité de Fonctions, de Sujétions et d’Expertise) pour 2022 et 2023. La juridiction a estimé que la requête était manifestement irrecevable, car il n’appartient pas au juge administratif de se prononcer sur un recours administratif d’un agent public, ce qui relève de la compétence de l’administration. La décision a été prise sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2313606(TA77-2313606)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A B d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée par une ordonnance du 4 décembre 2023, qui enjoignait à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Constatant l’inexécution totale de cette ordonnance pendant 296 jours, le tribunal a procédé à la liquidation provisoire de l’astreinte à hauteur de 7 400 euros, sur le fondement des articles L. 911-4, L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative. Il a également condamné l’État à verser 1 500 euros au conseil du requérant au titre des frais de justice.
N° TA77-2409005(TA77-2409005)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B d’une demande d’exécution d’une ordonnance du 21 février 2023, qui enjoignait à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour valable durant l’instruction de sa demande de carte de résident. En cours d’instance, la préfète a justifié avoir délivré plusieurs récépissés à M. B, dont un valable jusqu’au 20 novembre 2024. Constatant que l’injonction avait ainsi été exécutée, le juge des référés a prononcé un non-lieu à statuer sur la demande d’exécution, sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative.
N° TA77-2409011(TA77-2409011)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par M. B sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative pour obtenir l'exécution d'un jugement du 22 décembre 2023. Ce jugement enjoignait au préfet compétent de réexaminer la situation de M. B et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, ce que la préfète du Val-de-Marne n'a pas fait. Constatant cette inexécution, le tribunal a prononcé une astreinte de 100 euros par jour de retard à l'encontre de la préfète, lui impartissant un délai de quinze jours pour justifier de l'exécution. La décision se fonde sur les articles L. 911-1 et L. 911-4 du code de justice administrative.
N° TA77-2409017(TA77-2409017)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Madame A d’une demande d’exécution d’une ordonnance du juge des référés du 12 octobre 2023, qui enjoignait à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et de lui verser des frais irrépétibles. Constatant que la préfète avait finalement délivré l’autorisation de séjour le 12 février 2024, renouvelée jusqu’au 11 novembre 2024, et avait procédé au paiement des sommes dues, le tribunal a estimé que l’ordonnance avait été exécutée, malgré un retard de quatre mois. En application de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, il a prononcé un non-lieu à statuer sur la demande d’exécution.
N° TA77-2409027(TA77-2409027)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Madame A C d'une demande d'exécution de l'ordonnance du 12 décembre 2023, qui enjoignait à la commune d'Ozoir-la-Ferrière de la placer provisoirement en congé pour invalidité temporaire imputable au service. La commune a produit des arrêtés des 7 mars et 27 juin 2024 régularisant la situation de l'intéressée, incluant le placement en congé pour invalidité temporaire et le versement de rappels de salaire. Le juge de l'exécution a constaté que ces mesures, prises en application de l'article L. 911-4 du code de justice administrative, assuraient l'exécution complète de l'ordonnance, sans pouvoir remettre en cause les décisions déjà prises. En conséquence, la demande d'exécution a été rejetée, et les conclusions de la commune tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été écartées.
N° TA77-2411050(TA77-2411050)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant sri-lankais, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne ordonnant son transfert aux autorités autrichiennes pour l'examen de sa demande d'asile. Le juge a d'abord écarté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté, jugeant la requête recevable. Sur le fond, il a estimé que le préfet n'avait commis ni erreur manifeste d'appréciation ni méconnaissance des articles 3 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) ou de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en refusant d'examiner la demande en France. La décision a été prise en application des règlements européens précités et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.