Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2404489(TA45-2404489)

Le Tribunal administratif d’Orléans a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, contestant son transfert aux autorités espagnoles et son assignation à résidence. La juridiction a estimé que la préfète du Loiret avait bien respecté les obligations d’information prévues à l’article 4 du règlement (UE) n° 604/2013, la requérante ayant signé les brochures requises. Les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3-1 de la convention internationale des droits de l’enfant et 8 de la convention européenne des droits de l’homme ont été écartés, faute d’éléments probants. En conséquence, l’arrêté de transfert étant légal, l’assignation à résidence n’est pas entachée d’illégalité.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2404491(TA45-2404491)

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B D, ressortissante algérienne, qui contestait l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir du 2 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, prononçant une interdiction de retour de deux ans et l'assignant à résidence. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut d'examen particulier et d'erreur manifeste d'appréciation, jugeant que la requérante, qui n'établissait pas contribuer à l'entretien et l'éducation de ses enfants, ne justifiait pas de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires pour une admission exceptionnelle au séjour. La décision s'appuie sur les articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA45-2404394(TA45-2404394)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, contestant les arrêtés du préfet du Cher du 11 octobre 2024 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour de cinq ans et assignation à résidence. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 611-1 et L. 612-2, ainsi que sur la directive 2008/115/CE.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2300141(TA45-2300141)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. A, ressortissant turc, contestant l'arrêté du préfet de Loir-et-Cher du 14 octobre 2022 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a rejeté l'exception d'illégalité soulevée par le requérant à l'encontre de la décision de refus de séjour, estimant que les moyens invoqués (erreur de droit, de fait, erreur manifeste d'appréciation et violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) n'étaient pas fondés. En conséquence, le tribunal a rejeté les conclusions dirigées contre les décisions portant obligation de quitter le territoire français, fixation du pays de renvoi et obligation de pointage. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 421-1, et la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

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DécisionAUTRE

TA45-2404591(TA45-2404591)

Le Tribunal administratif d'Orléans, saisi par le maire de Chartres sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné la désignation d'un expert pour examiner un immeuble commercial présentant un péril pour la sécurité publique (risques d'effondrement, fissures). La solution retenue est la nomination d'un architecte afin de constater l'état du bâtiment, évaluer le danger et proposer des mesures de mise en sécurité. Cette décision s'appuie sur les articles L. 511-9, R. 511-2, R. 556-1 et R. 531-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA45-2404516(TA45-2404516)

Le Tribunal administratif d'Orléans, saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Calvados obligeant M. B à quitter le territoire, a constaté que l'intéressé avait été assigné à résidence dans le Calvados. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal a estimé que le litige relevait de la compétence territoriale du tribunal administratif de Caen. Par ordonnance, il a donc transmis le dossier à cette juridiction.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA45-2404362(TA45-2404362)

Le Tribunal Administratif d’Orléans a été saisi par Mme A, ressortissante surinamaise, d’un recours en excès de pouvoir contre les décisions du préfet du Nord du 9 octobre 2024 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d’un an. La requérante invoquait notamment la violation de son droit à être entendue, de son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), ainsi que des erreurs manifestes d’appréciation et un défaut de motivation. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, considérant que les décisions étaient suffisamment motivées, proportionnées et conformes aux dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) et aux stipulations conventionnelles invoquées. En conséquence, il a rejeté la requête de Mme A.

Résumé IA
DécisionAUTRE

TA45-2404560(TA45-2404560)

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Janville-en-Beauce. Cette demande visait à faire désigner un expert pour examiner un immeuble situé 24 rue du Bâtillon, présentant un péril pour la sécurité publique en raison de risques d'effondrement. La solution retenue est la nomination d'une experte, Mme B D, sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. L'experte devra constater l'état du bâtiment, évaluer le danger et proposer des mesures de mise en sécurité dans un délai de vingt-quatre heures.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA45-2404514(TA45-2404514)

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension présentée par M. Louveau, agent territorial, qui contestait la décision du président du conseil départemental d'Eure-et-Loir de limiter à 60% la prise en charge de ses frais d'avocat dans le cadre de la protection fonctionnelle. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, M. Louveau ne démontrant pas que cette limitation de prise en charge porterait une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation financière ou au déroulement de la procédure pénale. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité des décisions contestées.

Résumé IA
DécisionAUTRE

TA45-2101565(TA45-2101565)

Cette décision du Tribunal Administratif d'Orléans, rendue en référé, fait droit à la demande de l'expert M. A d'étendre les opérations d'expertise à trois nouvelles parties. Le juge a estimé utile, sur le fondement des articles R. 532-1 et R. 532-3 du code de justice administrative, d'attraire les sociétés SMABTP et MAAF Assurances SA en leur qualité d'assureurs d'entreprises déjà en cause, ainsi que la société SAV - GCL, directement concernée par les désordres en plomberie. La solution retenue est l'extension de l'expertise à ces parties, dont la participation a été jugée nécessaire à la bonne exécution de la mission.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA45-2404276(TA45-2404276)

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le refus de délivrance d'un premier titre de séjour ne présume pas d'une urgence et que l'intéressé, bien que présent en France depuis 2015, n'a pas justifié d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation professionnelle. En conséquence, la suspension de la décision implicite de rejet du préfet d'Indre-et-Loire n'a pas été ordonnée.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA45-2404438(TA45-2404438)

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de Loir-et-Cher du 12 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait une méconnaissance des articles L. 425-9 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatifs à la délivrance d'un titre de séjour pour raisons médicales. Le tribunal a constaté que la requête, enregistrée le 19 octobre 2024, était tardive car présentée au-delà du délai de quinze jours suivant la notification de la décision, comme le prévoit l'article L. 614-5 du CESEDA. En conséquence, la requête a été déclarée irrecevable.

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OrdonnanceExcès de pouvoirNON_LIEU

TA45-2404431(TA45-2404431)

Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par une ressortissante vénézuélienne d'un recours en excès de pouvoir contre une décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 16 octobre 2024 lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Postérieurement à l'introduction de la requête, l'OFII a admis l'intéressée au bénéfice de ces conditions, notamment par la délivrance de sa carte d'allocation pour demandeur d'asile le 24 octobre 2024. Constatant que le recours était ainsi devenu sans objet, le magistrat désigné a prononcé, sur le fondement de l'article R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, un non-lieu à statuer.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA45-2404382(TA45-2404382)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif d'Orléans rejette la requête de Mme B, ressortissante togolaise, qui demandait le traitement en urgence de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La juridiction constate que la requête est irrecevable car elle a été introduite avant la naissance d'une décision administrative, le silence de la préfecture n'ayant pas encore fait naître de décision implicite de rejet. Le tribunal rappelle que le délai de quatre mois prévu à l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'était pas expiré, et que la requérante ne pouvait donc pas saisir le juge en l'absence de décision attaquable. La requête est rejetée comme manifestement irrecevable en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxAUTRE

TA45-2404117(TA45-2404117)

Le Tribunal administratif d'Orléans, saisi par Mme B d'une demande en décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2020, s'est déclaré incompétent territorialement. Il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Paris, compétent car le service des impôts ayant établi l'imposition (Paris 1er-2ème) y a son siège. La décision est fondée sur les articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2201009(TA45-2201009)

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, aide-soignante, qui contestait le refus du centre hospitalier de Blois de reconnaître l'imputabilité au service de sa névralgie cervico-brachiale gauche. La requête a été jugée irrecevable car la requérante n'a pas produit la décision attaquée, en méconnaissance des articles R. 421-1 et R. 412-1 du code de justice administrative, et n'a pas justifié de l'impossibilité de le faire. Les conclusions du centre hospitalier tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2200183(TA45-2200183)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B contestant le retrait de sa prime "MaPrimeRénov" par l'ANAH. La décision de retrait était fondée sur l'article 2 du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020, qui conditionne l'octroi de la prime au commencement des travaux après l'accusé de réception de la demande. Mme B n'ayant pas démontré que ses travaux, débutés avant cet accusé, relevaient des dérogations exceptionnelles prévues par le décret (urgence, risque sanitaire ou sécurité), le tribunal a jugé le retrait légal.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA45-2300290(TA45-2300290)

Le Tribunal Administratif d’Orléans a rejeté les requêtes de Mme A D, Mme C D et Mme B D, qui contestaient la délibération du 8 avril 2022 par laquelle la communauté d’agglomération Bourges Plus a approuvé son plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi). Les requérantes demandaient l’annulation de cette délibération, notamment en tant qu’elle classait leurs parcelles en zone agricole protégée (Ap), et sollicitaient des dommages et intérêts pour le préjudice subi. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, estimant que la procédure d’enquête publique était régulière, que le PLUi couvrait bien l’intégralité du territoire, et que le classement en zone Ap n’était entaché d’aucune erreur manifeste d’appréciation. En conséquence, la responsabilité pour faute ou sans faute de la collectivité n’a pas été retenue, et les demandes indemnitaires ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2201939(TA45-2201939)

Le Tribunal Administratif d’Orléans a été saisi de deux requêtes par les consœurs D, contestant la délibération du 8 avril 2022 par laquelle la communauté d’agglomération Bourges Plus a approuvé son plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi), notamment le classement de leurs parcelles en zone agricole protégée (Ap). La première requête, en excès de pouvoir, demandait l’annulation de cette délibération pour divers vices de procédure et une erreur manifeste d’appréciation. La seconde requête visait à engager la responsabilité de la collectivité pour obtenir réparation des préjudices financiers et moraux allégués. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, considérant notamment que la procédure d’enquête publique était régulière et que le classement en zone Ap n’était pas entaché d’erreur manifeste. En conséquence, il a rejeté les demandes d’annulation et d’indemnisation, et a mis à la charge des requérantes les frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA45-2304957(TA45-2304957)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par la SARL Atout Terrain d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire d'Auzouer-en-Touraine refusant un permis d'aménager 18 lots. La société soutenait notamment que le refus était illégal car il retirait un permis tacite sans procédure contradictoire, et que les motifs de refus (dimensionnement insuffisant du réseau d'eau) étaient erronés ou pouvaient faire l'objet d'une prescription. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la demande de pièces manquantes, bien que tardive, n'avait pas fait naître de permis tacite et que le refus était justifié par l'insuffisance du dimensionnement du réseau d'eau potable pour la défense incendie, en application des articles R. 423-23, R. 423-38 et R. 424-1 du code de l'urbanisme.

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