Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans

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DécisionINJONCTION

TA45-2404228(TA45-2404228)

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir du 10 septembre 2024 refusant un titre de séjour à M. C, ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, le refus compromettant la formation professionnelle de l'intéressé et le privant de moyens d'existence. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, le préfet ayant omis d'apprécier la réalité et le sérieux de la formation suivie, en méconnaissance des critères de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans un délai de huit jours.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA45-2404138(TA45-2404138)

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme D qui contestait le refus du ministre de l'intérieur d'enregistrer sa déclaration de nationalité française sur le fondement de l'article 21-2 du code civil. Le tribunal a jugé qu'en application de l'article 26-3 du même code, seul le tribunal judiciaire est compétent pour connaître des contestations relatives à ces décisions. Par conséquent, la juridiction administrative s'est déclarée incompétente pour examiner tant la demande d'annulation que la demande indemnitaire. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA45-2404382(TA45-2404382)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif d'Orléans rejette la requête de Mme B, ressortissante togolaise, qui demandait le traitement en urgence de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La juridiction constate que la requête est irrecevable car elle a été introduite avant la naissance d'une décision administrative, le silence de la préfecture n'ayant pas encore fait naître de décision implicite de rejet. Le tribunal rappelle que le délai de quatre mois prévu à l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'était pas expiré, et que la requérante ne pouvait donc pas saisir le juge en l'absence de décision attaquable. La requête est rejetée comme manifestement irrecevable en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2101440(TA45-2101440)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de l'Association Nature environnement 17 et autres, qui demandait l'annulation de la délibération du 3 novembre 2020 par laquelle l'Agence de l'eau Loire-Bretagne (AELB) a approuvé le financement de six réserves de substitution. Les requérants soutenaient notamment que cette subvention relevait du code de la commande publique et que le contrat territorial de gestion quantitative (CTGQ) était entaché d'illégalité. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'exception d'illégalité du CTGQ était inopérant et que les autres moyens, fondés sur le code de la commande publique et la loi du 12 avril 2000, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des textes invoqués par les requérants.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2100837(TA45-2100837)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme B contestant son ajournement à l'examen pratique d'aptitude à l'exercice de l'ostéopathie animale, notifié par le Conseil national de l'ordre des vétérinaires (CNOV). Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la notification du 30 septembre 2020, celle-ci n'étant pas un acte décisoire. Il a requalifié les conclusions contre la décision de rejet du recours gracieux du 14 janvier 2021 comme étant dirigées contre la décision initiale du jury du 23 septembre 2020. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal s'est fondé sur le code rural et de la pêche maritime et l'arrêté du 19 avril 2017.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA45-2101885(TA45-2101885)

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme I, copropriétaire du château du Plissay, qui contestait le refus implicite du préfet du Loiret et du maire d'Olivet de saisir le tribunal judiciaire pour ordonner la démolition ou la mise en conformité de travaux réalisés sans autorisation. La requérante ne justifiait pas d'un intérêt à agir suffisant pour contester ces décisions de refus de saisine, et ses conclusions fondées sur l'article L. 2132-5 du code général des collectivités territoriales étaient irrecevables dans le cadre d'un recours pour excès de pouvoir. La solution retenue repose sur les règles de recevabilité propres au contentieux administratif, sans qu'il soit besoin d'examiner l'application des articles L. 562-5 du code de l'environnement ou L. 480-14 du code de l'urbanisme.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxPARTIEL

TA45-2401235(TA45-2401235)

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B contestant les délibérations du SICTOM de Châteauneuf-sur-Loire fixant rétroactivement les tarifs de la redevance d'enlèvement des ordures ménagères pour 2017-2018. Les conclusions dirigées contre les saisies administratives à tiers détenteur ont été rejetées pour incompétence de la juridiction administrative, le service étant qualifié de service public industriel et commercial (articles L. 2333-76 et suivants du CGCT). Les conclusions en annulation des délibérations ont été jugées tardives, le délai de recours de deux mois (article R. 421-1 du CJA) ayant expiré le 29 août 2022. M. B a été condamné à verser 100 euros au SICTOM au titre des frais d'instance.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA45-2202613(TA45-2202613)

Le Tribunal Administratif d’Orléans a rejeté la requête de M. B contestant deux titres exécutoires émis par la commune de Tours pour des frais de scolarité au conservatoire. M. B soutenait ne pas être redevable des sommes en raison de l’exclusion de son fils, mais le tribunal a jugé que, selon la délibération communale et la brochure tarifaire applicables, les frais sont dus en cas d’inscription, indépendamment des absences ou de l’exclusion. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1, 7° du code de justice administrative, faute de moyens sérieux. Les conclusions de la commune au titre des frais de justice ont également été rejetées.

Résumé IA
DécisionAUTRE

TA45-2404480(TA45-2404480)

Le Tribunal administratif d’Orléans, statuant en référé, a fait droit à la demande de la maire de Boisville-la-Saint-Père visant à faire constater l’état de péril d’une grange menaçant la sécurité publique. Sur le fondement des articles L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation et R. 531-1 du code de justice administrative, le juge a désigné un expert architecte pour examiner le bâtiment, évaluer l’imminence du danger et proposer des mesures de mise en sécurité. L’expert devra remettre son rapport dans les plus brefs délais, et les frais seront liquidés ultérieurement.

Résumé IA
DécisionAUTRE

TA45-2404443(TA45-2404443)

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de La Riche fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Le maire sollicitait la désignation d'un expert pour examiner le sixième étage d'un immeuble, en raison d'un péril pour la sécurité publique lié à des désordres en toiture. Le tribunal a ordonné la nomination d'un expert afin de constater l'état des lieux, évaluer le danger et proposer des mesures de mise en sécurité, conformément aux articles R. 531-1 et R. 556-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA45-2204282(TA45-2204282)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif d'Orléans rejette la requête de M. B comme manifestement irrecevable. Le juge estime que les conclusions visant à annuler une réunion du conseil municipal ne sont pas dirigées contre un acte administratif. De plus, les conclusions contre les "autres décisions" sont trop imprécises, et le recours contre la délibération du 7 avril 2022 est tardif, n'ayant été introduit que le 2 décembre 2022, soit au-delà du délai de deux mois suivant son affichage le 8 avril 2022. La décision se fonde sur les articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles L. 2121-10 et L. 2121-11 du code général des collectivités territoriales.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA45-2303107(TA45-2303107)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B, assistante maternelle, qui contestait le refus du président du conseil départemental du Loiret de lui accorder une dérogation pour accueillir six mineurs au lieu de quatre. La requête, enregistrée le 24 juillet 2023, ne contenait que des moyens de légalité externe manifestement infondés ou des faits insusceptibles de venir au soutien de ses conclusions, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'action sociale et des familles, notamment les articles L. 421-1 et L. 421-3, qui subordonnent l'agrément et les dérogations à des conditions garantissant la sécurité, la santé et l'épanouissement des mineurs. La décision a été rendue par ordonnance, sans audience, sur le fondement de l'irrecevabilité des moyens soulevés.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA45-2403831(TA45-2403831)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif d'Orléans rejette la requête de M. A, qui contestait la décision de la commission départementale d'aménagement foncier (CDAF) du Loiret du 19 juin 2024. Le requérant, propriétaire non exploitant, s'opposait à l'échange de sa parcelle ZE n° 50 et d'un chemin, invoquant notamment l'absence de prise en compte de ses observations et un défaut d'indemnisation. Le juge a rejeté la requête sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, estimant que les moyens soulevés étaient manifestement infondés ou inopérants. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 121-1, L. 123-1 et L. 123-4 du code rural et de la pêche maritime, qui régissent l'aménagement foncier agricole et forestier.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

TA45-2201819(TA45-2201819)

Le Tribunal administratif d'Orléans a donné acte du désistement pur et simple de M. B..., qui demandait la condamnation du centre hospitalier de Bourges à lui verser 12 000 euros en réparation d'un préjudice d'impréparation lié à une intervention chirurgicale de 2018. Le centre hospitalier a accepté ce désistement. Cette ordonnance, prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, met fin à l'instance sans examen au fond.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA45-2404430(TA45-2404430)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, qui demandait d'ordonner au maire de Rozoy-le-Vieil de recréer un fossé communal et d'obtenir une indemnisation. La juridiction a jugé ces demandes manifestement irrecevables : la demande d'injonction ne contestait aucune décision administrative préalable, et la demande indemnitaire était dépourvue de tout moyen ou fondement précis. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 411-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA45-2305144(TA45-2305144)

Le Tribunal Administratif d’Orléans a été saisi par M. A, agriculteur, pour contester le refus de France AgriMer de lui verser une subvention de 4 983 €. En cours d’instance, France AgriMer a retiré sa décision de refus et versé la subvention, rendant le litige sans objet. Par ordonnance du 23 octobre 2024, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête. Il a toutefois condamné France AgriMer à verser 1 000 € à M. A au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA45-2304372(TA45-2304372)

Le Tribunal administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du 6 octobre 2023 par lequel le préfet d'Eure-et-Loir avait refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, un ressortissant indien confié à l'aide sociale à l'enfance, et l'avait obligé à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en estimant que le suivi de la formation de M. A n'était pas réel et sérieux, au regard des bulletins scolaires, de l'attestation de son professeur principal et de son inscription à un cours de soutien en français. Cette décision est fondée sur l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoit la délivrance d'un titre de séjour sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de la formation.

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DécisionAUTRE

TA45-2404475(TA45-2404475)

Le Tribunal administratif d'Orléans, saisi par le maire de Briare sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné une expertise pour examiner un immeuble commercial présentant un péril pour la sécurité publique (risques d'effondrement, chute de tuiles). Le juge des référés a désigné un expert-architecte avec pour mission de constater l'état du bâtiment et des mitoyens, d'évaluer le danger et son caractère imminent, et de proposer des mesures de sécurité. La décision applique les articles L. 511-9, R. 556-1 et R. 531-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2102224(TA45-2102224)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de l'association de la Chaume des Baudons, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 21 décembre 2020. Cet arrêté, pris sur le fondement des articles L. 2411-1 et suivants du code général des collectivités territoriales et de la loi du 27 mai 2013, avait transféré les biens de la section de communes des villages des Baudons et des Brossats à la commune d'Ids-Saint-Roch et mis fin à cette section. Le tribunal a jugé que le préfet était en situation de compétence liée pour constater la réunion des conditions légales, notamment l'absence de commission syndicale et le défaut d'acquittement des impôts fonciers par la section depuis plus de trois ans. Il a également écarté les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et du défaut d'information des habitants, estimant que la procédure avait été régulièrement suivie.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2201613(TA45-2201613)

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, un surveillant pénitentiaire, qui demandait l'annulation de l'arrêté du garde des Sceaux prononçant sa révocation. Le requérant invoquait une erreur de fait (mention erronée du "tribunal judiciaire de Toul" au lieu de "Tours") et des vices de procédure. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'erreur de fait, la considérant comme une simple erreur de plume sans incidence sur la légalité de la décision. Il a également jugé que la sanction était fondée sur la condamnation pénale de l'intéressé pour violences sur détenu, laquelle entraînait de plein droit l'interdiction d'exercer un emploi public, rendant inopérants les moyens de procédure. La décision s'appuie notamment sur les articles 131-10, 131-27 et 432-17 du code pénal, ainsi que sur l'article 24 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983.

Résumé IA