Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2305011(TA45-2305011)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, puis a examiné la demande de titre sur le fondement de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Après avoir rappelé les conditions de délivrance de ce titre pour les jeunes confiés à l'aide sociale à l'enfance, le tribunal a estimé que le préfet avait correctement apprécié la situation de M. C au regard du caractère réel et sérieux de sa formation, de ses liens avec sa famille restée au pays et de l'avis de la structure d'accueil. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA45-2100694(TA45-2100694)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme A contestant le refus du maire de Noizay de lui délivrer un permis de construire pour un chenil en zone A du PLUi et en zone A3 du PPRNPI du Val de Cisse. Le tribunal a jugé que le refus était légalement fondé sur l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, en raison du risque grave d'inondation (aléa très fort, hauteur de submersion supérieure à 2,50 mètres) et de l'impossibilité de mettre en sécurité les animaux. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la décision du maire.
N° TA45-2404177(TA45-2404177)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la SAS Destock pièces auto Orléans. La société demandait la suspension de l'arrêté du maire d'Olivet du 25 septembre 2024 prononçant la fermeture administrative de son établissement pour non-respect des règles de sécurité. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, mais qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 123-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation. La demande de la société a donc été rejetée.
N° TA45-2204305(TA45-2204305)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, policier municipal, qui contestait le refus de la commune de Saint-Jean-de-Braye de le placer en congé longue maladie (arrêté du 1er décembre 2021) et son placement en disponibilité d'office (arrêté du 24 novembre 2022). Concernant le premier arrêté, le tribunal a jugé que l'absence d'un médecin spécialiste en psychiatrie au sein du comité médical départemental n'a pas entaché la procédure d'illégalité, car le comité disposait d'un rapport d'expertise psychiatrique complet, garantissant les droits de l'agent. Les conclusions dirigées contre l'arrêté du 1er décembre 2021 ont également été rejetées comme tardives. La solution retenue s'appuie sur le décret n° 87-602 du 30 juillet 1987 et la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984.
N° TA45-2404475(TA45-2404475)
Le Tribunal administratif d'Orléans, saisi par le maire de Briare sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné une expertise pour examiner un immeuble commercial présentant un péril pour la sécurité publique (risques d'effondrement, chute de tuiles). Le juge des référés a désigné un expert-architecte avec pour mission de constater l'état du bâtiment et des mitoyens, d'évaluer le danger et son caractère imminent, et de proposer des mesures de sécurité. La décision applique les articles L. 511-9, R. 556-1 et R. 531-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2404426(TA45-2404426)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C D, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 26 août 2024 lui imposant une obligation de quitter le territoire français sans délai, une interdiction de retour de cinq ans et la fixation du pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation, de défaut d'examen, d'erreur manifeste d'appréciation et de méconnaissance du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE). Il a jugé que la décision était légalement fondée sur le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les arguments du requérant, notamment sur les risques en cas de retour et la menace à l'ordre public, n'étaient pas établis.
N° TA45-2404425(TA45-2404425)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant bulgare, qui contestait son assignation à résidence prise par le préfet d'Eure-et-Loir le 10 octobre 2024. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de vice de procédure, jugeant que la délégation de signature était régulièrement publiée et que la procédure contradictoire prévue par le code des relations entre le public et l'administration n'était pas applicable. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de l'assignation à résidence fondée sur les articles L. 731-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2304372(TA45-2304372)
Le Tribunal administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du 6 octobre 2023 par lequel le préfet d'Eure-et-Loir avait refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, un ressortissant indien confié à l'aide sociale à l'enfance, et l'avait obligé à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en estimant que le suivi de la formation de M. A n'était pas réel et sérieux, au regard des bulletins scolaires, de l'attestation de son professeur principal et de son inscription à un cours de soutien en français. Cette décision est fondée sur l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoit la délivrance d'un titre de séjour sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de la formation.
N° TA45-2201613(TA45-2201613)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, un surveillant pénitentiaire, qui demandait l'annulation de l'arrêté du garde des Sceaux prononçant sa révocation. Le requérant invoquait une erreur de fait (mention erronée du "tribunal judiciaire de Toul" au lieu de "Tours") et des vices de procédure. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'erreur de fait, la considérant comme une simple erreur de plume sans incidence sur la légalité de la décision. Il a également jugé que la sanction était fondée sur la condamnation pénale de l'intéressé pour violences sur détenu, laquelle entraînait de plein droit l'interdiction d'exercer un emploi public, rendant inopérants les moyens de procédure. La décision s'appuie notamment sur les articles 131-10, 131-27 et 432-17 du code pénal, ainsi que sur l'article 24 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983.
N° TA45-2302639(TA45-2302639)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète d'Eure-et-Loir. Le tribunal a examiné la demande d'admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet la délivrance d'un titre de séjour aux étrangers confiés à l'aide sociale à l'enfance entre 16 et 18 ans. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal estimant que la préfète n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant le titre de séjour, notamment au regard du caractère réel et sérieux du suivi de formation et des liens avec la famille restée au pays d'origine.
N° TA45-2301741(TA45-2301741)
Le Tribunal Administratif d'Orléans annule l'arrêté du 22 février 2023 par lequel la préfète du Loiret a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme A, ressortissante marocaine, et l'a obligée à quitter le territoire français. La juridiction retient que la préfète a commis une erreur de droit et un défaut d'examen en ne se prononçant que sur le fondement de l'article L. 425-9 du CESEDA (titre de séjour pour raisons médicales), sans examiner les demandes subsidiaires de régularisation présentées au titre de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du CESEDA (vie privée et familiale, admission exceptionnelle). En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de renvoi sont également annulées.
N° TA45-2201612(TA45-2201612)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du 8 février 2022 plaçant M. B à la retraite d'office pour inaptitude physique. La juridiction a relevé que l'avis de la commission de réforme, qui concluait à une inaptitude totale et définitive à tout poste, était insuffisamment motivé, le rapport médical ne justifiant pas le lien entre l'impossibilité d'aménager le poste occupé et l'inaptitude à toute fonction. Statuant sans examiner les autres moyens, le tribunal a exercé un contrôle normal sur l'appréciation de l'inaptitude. La décision s'appuie sur le décret n° 2003-1306 du 26 décembre 2003 et l'arrêté du 4 août 2004 relatifs aux commissions de réforme.
N° TA45-2103476(TA45-2103476)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, un salarié protégé, qui demandait l'annulation de la décision du 2 août 2021 de la ministre du travail confirmant l'autorisation de son licenciement pour motif disciplinaire accordée par l'inspecteur du travail. Le tribunal a jugé que les moyens invoqués contre la décision ministérielle, notamment ceux relatifs à la compétence du signataire et à l'insuffisance de motivation, étaient inopérants car cette décision ne se substitue pas à celle de l'inspecteur. Sur le fond, le tribunal a estimé que le refus par M. B d'accepter un simple changement de ses conditions de travail constituait une faute d'une gravité suffisante pour justifier le licenciement, et que la demande d'autorisation n'était pas liée à l'exercice de ses mandats. La décision s'appuie sur les dispositions du code du travail relatives à la protection des salariés mandatés et à la procédure d'autorisation de licenciement.
N° TA45-2201360(TA45-2201360)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme D E, agent civil du ministère des armées, qui contestait le refus de reconnaissance de l'imputabilité au service de sa pathologie dépressive. La décision attaquée du 21 février 2022 a été jugée légalement prise par une autorité compétente, le signataire disposant d'une délégation de signature régulière. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence, considérant que la décision entrait dans le champ des missions déléguées. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans qu'il soit statué sur les autres moyens soulevés. Les textes appliqués incluent le décret n° 2020-799 du 29 juin 2020 et la loi n° 83-643 du 13 juillet 1983.
N° TA45-2203668(TA45-2203668)
Le Tribunal Administratif d’Orléans a rejeté la requête de M. D I, agent de maintenance, qui contestait les arrêtés du président du conseil régional Centre-Val de Loire mettant fin à son congé d’invalidité temporaire imputable au service (CITIS) pour le placer en congé de maladie ordinaire à compter du 8 février 2022. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et d’insuffisance de motivation, jugeant que la délégation de signature était régulière et que les décisions étaient suffisamment motivées. Sur le fond, il a estimé que la région avait légalement pu se fonder sur la date de consolidation de la maladie professionnelle fixée au 8 février 2022 par une expertise médicale, sans commettre d’erreur de droit ou d’appréciation, dès lors que l’agent ne pouvait plus bénéficier du CITIS après cette date. La décision s’appuie notamment sur le décret n° 87-602 du 30 juillet 1987 et le code général de la fonction publique.
N° TA45-2403864(TA45-2403864)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté que le recteur de l'académie d'Orléans-Tours avait recruté un accompagnant d'élève en situation de handicap (AESH) pour leur fils B, atteint d'une encéphalopathie épileptique sévère et reconnu handicapé à 80 %, avec une prise de fonction au 14 octobre 2024. Cette mesure faisant droit à leur demande, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et a rejeté les demandes d'astreinte et de frais de justice. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'éducation et du code de justice administrative.
N° TA45-2404396(TA45-2404396)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant malien, qui contestait l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre par la préfète du Loiret le 11 octobre 2024. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que la préfète avait pu légalement se fonder sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. B ne justifiant pas d'une entrée régulière en France. Les moyens tirés de l'erreur de droit, de l'insuffisance de motivation et de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ont été écartés.
N° TA45-2404415(TA45-2404415)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du 16 octobre 2024 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a fixé le pays de destination (Algérie) pour l'exécution de son éloignement. Le juge a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, M. A ne justifiant pas d'une vie privée et familiale stable en France ou en Espagne. La décision se fonde sur les articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 131-30 du code pénal.
N° TA45-2404447(TA45-2404447)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Brezolles fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Il a désigné un expert pour examiner un immeuble présentant un péril pour la sécurité publique en raison de fissures importantes. L'expert devra constater l'état du bâtiment, évaluer le danger et proposer des mesures de mise en sécurité dans un délai de vingt-quatre heures.
N° TA45-2403908(TA45-2403908)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative par les parents d'un enfant handicapé (troubles du spectre autistique, TDAH, dyspraxie) afin d'obtenir l'affectation d'un accompagnant d'élève en situation de handicap (AESH) individuel à 100% du temps scolaire, conformément à une décision de la maison départementale de l'autonomie (MDA). Le recteur de l'académie d'Orléans-Tours a fait valoir qu'un AESH avait été recruté le 8 octobre 2024, ce qui a conduit le juge à constater qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande principale. Les conclusions accessoires (astreinte et frais de justice) ont été rejetées.