Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2104177(TA45-2104177)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B A, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 17 788 euros pour des préjudices subis lors de son incarcération au centre de détention de Châteaudun en 2020. Le requérant invoquait des conditions de détention inhumaines et dégradantes, des fautes de l'administration (placement en quartier disciplinaire, fouilles abusives, propos racistes, absence de suivi médical) et des transfèrements abusifs. Le tribunal a estimé que les conditions de détention n'étaient pas constitutives d'une atteinte à la dignité humaine au sens de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et que l'administration n'avait commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité. La décision s'appuie notamment sur les articles 3 de la CESDH, L. 6 du code pénitentiaire et l'article 22 de la loi du 24 novembre 2009.
N° TA45-2200183(TA45-2200183)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B contestant le retrait de sa prime "MaPrimeRénov" par l'ANAH. La décision de retrait était fondée sur l'article 2 du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020, qui conditionne l'octroi de la prime au commencement des travaux après l'accusé de réception de la demande. Mme B n'ayant pas démontré que ses travaux, débutés avant cet accusé, relevaient des dérogations exceptionnelles prévues par le décret (urgence, risque sanitaire ou sécurité), le tribunal a jugé le retrait légal.
N° TA45-2200761(TA45-2200761)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. A et Mme C d'une demande en décharge d'une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu pour 2016. En cours d'instance, l'administration fiscale a prononcé le dégrèvement sollicité, rendant sans objet les conclusions principales. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de décharge. Il a toutefois condamné l'État à verser 1 500 euros aux requérants au titre des frais de l'instance, en application de l'article L. 761-1 du même code.
N° TA45-2404305(TA45-2404305)
Le Tribunal administratif d’Orléans a rejeté la requête de Mme B, fonctionnaire territoriale, qui contestait le refus de renouvellement de son détachement par le département du Loiret. Le tribunal a rappelé qu’un agent n’a aucun droit au renouvellement de son détachement et que la décision de ne pas le renouveler, même fondée sur la manière de servir, n’est pas une mesure disciplinaire et n’a pas à être motivée ni précédée de la communication du dossier. Les allégations de discrimination liée à l’état de santé ont été écartées faute d’éléments suffisants pour en établir la présomption. La requête a été rejetée comme manifestement infondée en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, sur le fondement des articles L. 513-1 et suivants du code général de la fonction publique.
N° TA45-2404195(TA45-2404195)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de l'arrêté du 2 août 2024 par lequel le préfet d'Eure-et-Loir a refusé un titre de séjour à Mme B, ressortissante étrangère, et l'a obligée à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment l'acquisition de la nationalité française à sa majorité sur le fondement de l'article 21-7 du code civil. Le juge des référés a constaté que les conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination étaient devenues sans objet, ces décisions ayant été implicitement abrogées par la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour. S'agissant du refus de titre de séjour, le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et qu'il existait un doute sérieux quant à la légalité de la décision, le préfet n'ayant pas examiné la situation de Mme B au regard de sa nationalité française potentielle. Il a donc ordonné la suspension de l'exécution de la décision de refus de titre de séjour et enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressée dans un délai
N° TA45-2300290(TA45-2300290)
Le Tribunal Administratif d’Orléans a rejeté les requêtes de Mme A D, Mme C D et Mme B D, qui contestaient la délibération du 8 avril 2022 par laquelle la communauté d’agglomération Bourges Plus a approuvé son plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi). Les requérantes demandaient l’annulation de cette délibération, notamment en tant qu’elle classait leurs parcelles en zone agricole protégée (Ap), et sollicitaient des dommages et intérêts pour le préjudice subi. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, estimant que la procédure d’enquête publique était régulière, que le PLUi couvrait bien l’intégralité du territoire, et que le classement en zone Ap n’était entaché d’aucune erreur manifeste d’appréciation. En conséquence, la responsabilité pour faute ou sans faute de la collectivité n’a pas été retenue, et les demandes indemnitaires ont été rejetées.
N° TA45-2404488(TA45-2404488)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A, ressortissant sénégalais, visant à suspendre l'exécution de l'arrêté préfectoral du 23 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant n'apportant pas la preuve que la décision attaquée faisait obstacle à l'obtention d'un emploi lui procurant des moyens d'existence suffisants. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2404138(TA45-2404138)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme D qui contestait le refus du ministre de l'intérieur d'enregistrer sa déclaration de nationalité française sur le fondement de l'article 21-2 du code civil. Le tribunal a jugé qu'en application de l'article 26-3 du même code, seul le tribunal judiciaire est compétent pour connaître des contestations relatives à ces décisions. Par conséquent, la juridiction administrative s'est déclarée incompétente pour examiner tant la demande d'annulation que la demande indemnitaire. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2404117(TA45-2404117)
Le Tribunal administratif d'Orléans, saisi par Mme B d'une demande en décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2020, s'est déclaré incompétent territorialement. Il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Paris, compétent car le service des impôts ayant établi l'imposition (Paris 1er-2ème) y a son siège. La décision est fondée sur les articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2404228(TA45-2404228)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir du 10 septembre 2024 refusant un titre de séjour à M. C, ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, le refus compromettant la formation professionnelle de l'intéressé et le privant de moyens d'existence. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, le préfet ayant omis d'apprécier la réalité et le sérieux de la formation suivie, en méconnaissance des critères de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans un délai de huit jours.
N° TA45-2301348(TA45-2301348)
Le Tribunal administratif d'Orléans rejette la requête de Mme B, ressortissante tunisienne, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour en qualité de conjoint d'un titulaire d'une carte "passeport talent", assorti de l'attribution d'une carte "visiteur". Le tribunal estime que la décision est suffisamment motivée et que la préfète a procédé à un examen particulier de sa situation. Il juge inopérant le moyen tiré de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la requérante n'ayant pas sollicité ce titre. Enfin, il écarte la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA45-2100837(TA45-2100837)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme B contestant son ajournement à l'examen pratique d'aptitude à l'exercice de l'ostéopathie animale, notifié par le Conseil national de l'ordre des vétérinaires (CNOV). Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la notification du 30 septembre 2020, celle-ci n'étant pas un acte décisoire. Il a requalifié les conclusions contre la décision de rejet du recours gracieux du 14 janvier 2021 comme étant dirigées contre la décision initiale du jury du 23 septembre 2020. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal s'est fondé sur le code rural et de la pêche maritime et l'arrêté du 19 avril 2017.
N° TA45-2101440(TA45-2101440)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de l'Association Nature environnement 17 et autres, qui demandait l'annulation de la délibération du 3 novembre 2020 par laquelle l'Agence de l'eau Loire-Bretagne (AELB) a approuvé le financement de six réserves de substitution. Les requérants soutenaient notamment que cette subvention relevait du code de la commande publique et que le contrat territorial de gestion quantitative (CTGQ) était entaché d'illégalité. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'exception d'illégalité du CTGQ était inopérant et que les autres moyens, fondés sur le code de la commande publique et la loi du 12 avril 2000, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des textes invoqués par les requérants.
N° TA45-2101885(TA45-2101885)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme I, copropriétaire du château du Plissay, qui contestait le refus implicite du préfet du Loiret et du maire d'Olivet de saisir le tribunal judiciaire pour ordonner la démolition ou la mise en conformité de travaux réalisés sans autorisation. La requérante ne justifiait pas d'un intérêt à agir suffisant pour contester ces décisions de refus de saisine, et ses conclusions fondées sur l'article L. 2132-5 du code général des collectivités territoriales étaient irrecevables dans le cadre d'un recours pour excès de pouvoir. La solution retenue repose sur les règles de recevabilité propres au contentieux administratif, sans qu'il soit besoin d'examiner l'application des articles L. 562-5 du code de l'environnement ou L. 480-14 du code de l'urbanisme.
N° TA45-2103928(TA45-2103928)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. et Mme B, qui demandaient l'annulation de la décision tacite de non-opposition à la déclaration préalable déposée par la société ATC France pour l'implantation d'une antenne-relais de téléphonie mobile sur la commune de Dampierre-sur-Avre. Le tribunal a estimé que le projet ne méconnaissait pas l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme, l'impact paysager n'étant pas excessif dans un espace naturel sans intérêt particulier. Les autres moyens, tirés de risques sanitaires, d'un défaut d'information ou d'une absence de mutualisation, ont été écartés comme inopérants ou non fondés. La demande de frais de justice présentée par les requérants a également été rejetée.
N° TA45-2103997(TA45-2103997)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre l’arrêté du 30 septembre 2020 par lequel le maire de Bû n’a pas fait opposition à la déclaration préalable de M. B pour l’extension et le changement de destination d’un garage. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles Uh 4-2, Uh 4-4, Uh 5-1 et Uh 7 du règlement du PLU, ainsi que l’incomplétude du plan masse au regard de l’article R. 431-9 du code de l’urbanisme. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, estimant que la connaissance acquise de l’acte n’était pas établie. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais les textes appliqués incluent le code de l’urbanisme et le code de justice administrative.
N° TA45-2201939(TA45-2201939)
Le Tribunal Administratif d’Orléans a été saisi de deux requêtes par les consœurs D, contestant la délibération du 8 avril 2022 par laquelle la communauté d’agglomération Bourges Plus a approuvé son plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi), notamment le classement de leurs parcelles en zone agricole protégée (Ap). La première requête, en excès de pouvoir, demandait l’annulation de cette délibération pour divers vices de procédure et une erreur manifeste d’appréciation. La seconde requête visait à engager la responsabilité de la collectivité pour obtenir réparation des préjudices financiers et moraux allégués. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, considérant notamment que la procédure d’enquête publique était régulière et que le classement en zone Ap n’était pas entaché d’erreur manifeste. En conséquence, il a rejeté les demandes d’annulation et d’indemnisation, et a mis à la charge des requérantes les frais de justice.
N° TA45-2304694(TA45-2304694)
Le Tribunal administratif d'Orléans a examiné la requête de M. A, ressortissant sénégalais, contestant la décision du ministre de l'intérieur du 12 octobre 2022 clôturant sa demande d'autorisation de travail. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir du préfet, estimant que la décision pouvait faire grief si le dossier était complet. Sur le fond, il a jugé que l'administration ne pouvait exiger une attestation de publication d'offre d'emploi produite par Pôle emploi, ajoutant ainsi une condition non prévue par les textes (article R. 5221-20 du code du travail et arrêté du 1er avril 2021). En conséquence, la décision a été annulée pour erreur de droit.
N° TA45-2304738(TA45-2304738)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant albanais, qui contestait l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 11 juillet 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation étant régulière. Sur le fond, il a jugé que la seule présence en France depuis 2017 et une promesse d'embauche ne constituaient pas des motifs exceptionnels au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation.
N° TA45-2404382(TA45-2404382)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif d'Orléans rejette la requête de Mme B, ressortissante togolaise, qui demandait le traitement en urgence de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La juridiction constate que la requête est irrecevable car elle a été introduite avant la naissance d'une décision administrative, le silence de la préfecture n'ayant pas encore fait naître de décision implicite de rejet. Le tribunal rappelle que le délai de quatre mois prévu à l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'était pas expiré, et que la requérante ne pouvait donc pas saisir le juge en l'absence de décision attaquable. La requête est rejetée comme manifestement irrecevable en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.