Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2203524(TA45-2203524)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du 22 septembre 2022 de la préfète du Loiret refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons médicales, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision de refus n'était pas entachée d'erreur de droit ni d'erreur d'appréciation, dès lors que l'avis du collège de médecins de l'OFII concluait que le défaut de prise en charge médicale n'aurait pas de conséquences d'une exceptionnelle gravité et que M. A pouvait bénéficier d'un traitement approprié en Algérie. La solution retenue s'appuie sur les stipulations de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2102391(TA45-2102391)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de l'association Valentin Haüy, qui contestait son assujettissement à la taxe d'habitation pour 2020. Le juge a estimé que les locaux, ouverts au public seulement deux après-midi par semaine, étaient occupés à titre privatif au sens du 2° de l'article 1407 du code général des impôts. Cette occupation privative, combinée au fait que les locaux étaient meublés et que l'association n'était pas redevable de la cotisation foncière des entreprises, justifiait l'imposition. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge.
N° TA45-2202972(TA45-2202972)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a statué sur la demande de M. B en décharge de la taxe d'habitation 2021 pour un garage et une cabane de pêcheur. L'administration ayant accordé un dégrèvement pour la cabane, le tribunal constate un non-lieu à statuer sur cette partie. Concernant le garage, le juge unique a rejeté la demande, considérant qu'il constitue une dépendance de la maison d'habitation située sur la même unité foncière, à une quinzaine de mètres, et qu'il est donc imposable à la taxe d'habitation en application des articles 1407, 1408 et 1409 du code général des impôts.
N° TA45-2202966(TA45-2202966)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A contestant le refus de l'administration fiscale de lui accorder une remise gracieuse de taxe foncière pour 2021. La requérante invoquait une erreur manifeste d'appréciation de sa situation de gêne ou d'indigence, au sens de l'article L. 247 du livre des procédures fiscales. Le tribunal a jugé que la demande de remise était sans objet car la taxe avait déjà été payée, et qu'en tout état de cause, Mme A ne justifiait pas d'une situation de gêne ou d'indigence, compte tenu de la vente de son bien immobilier pour 163 000 euros et de l'achat d'une nouvelle maison. La décision de l'administration n'a donc pas été entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
N° TA45-2203731(TA45-2203731)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète d'Indre-et-Loire. Le tribunal a jugé que la délivrance du certificat de résidence pour conjoint de Français, prévue par l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, est conditionnée à une entrée régulière en France, ce que M. B n'a pas démontré. Il a également estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, compte tenu de la récence de son mariage et de son séjour en France.
N° TA45-2100190(TA45-2100190)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. et Mme B, qui demandaient la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2018 à 2020 concernant des lots situés dans un château en copropriété. Le tribunal a jugé que, malgré l'état de ruine et l'inhabitabilité des biens, ceux-ci constituaient toujours des propriétés bâties imposables au sens de l'article 1380 du code général des impôts, car ils n'avaient pas fait l'objet d'une démolition totale ou affectant le gros œuvre au point de les rendre impropres à toute utilisation. La solution retenue s'appuie sur les articles 1380, 1388, 1400 et 1494 du code général des impôts, ainsi que sur l'article 324 A de son annexe III.
N° TA45-2204429(TA45-2204429)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B D, ressortissant malien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète d'Eure-et-Loir. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'arrêté, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que la condition de suivi réel et sérieux d'une formation prévue à l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'était pas remplie, justifiant le refus de titre de séjour et les mesures d'éloignement subséquentes.
N° TA45-2200919(TA45-2200919)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A contestant la taxe foncière sur les propriétés bâties mise à sa charge pour 2019, ainsi que les saisies administratives à tiers détenteur et majorations afférentes. Le tribunal a jugé que la procédure d'imposition était régulière, le rôle ayant été mis en recouvrement dans le délai légal, et que la notification tardive de l'avis d'imposition n'affectait pas la validité de la mise en recouvrement. Il a également considéré que la contestation des saisies administratives à tiers détenteur était irrecevable faute d'opposition préalable dans les formes prévues par l'article L. 281-1 du livre des procédures fiscales. Enfin, la demande de sursis de paiement a été rejetée, Mme A n'ayant pas formulé cette demande lors de sa réclamation contentieuse.
N° TA45-2404389(TA45-2404389)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l'arrêté du 16 septembre 2024 par lequel le préfet d'Eure-et-Loir a suspendu le permis de conduire de M. A B pour dix mois. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, faute pour le requérant de démontrer que son activité professionnelle est subordonnée à la détention du permis ou qu'il ne peut utiliser d'autres moyens de transport. La décision se fonde sur les articles L. 224-2 du code de la route et L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2200173(TA45-2200173)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme B contestant le remboursement d'un indu de 10 704 euros d'aides du fonds de solidarité Covid-19. La requérante demandait l'annulation du courrier de notification du contrôle et des titres de perception, ainsi qu'une modulation de sa dette. Le tribunal a relevé d'office plusieurs irrecevabilités : le courrier du 4 novembre 2021 constituait une mesure préparatoire insusceptible de recours, les conclusions contre les titres de perception étaient irrecevables faute de recours administratif préalable obligatoire, et la demande de modulation relevait d'une remise gracieuse que le juge ne peut accorder. En conséquence, la requête a été rejetée comme irrecevable.
N° TA45-2402328(TA45-2402328)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi d'une demande d'exécution de deux jugements rendus le 2 mars 2023, condamnant le centre hospitalier régional d'Orléans à verser des sommes à Mme B A. Constatant que l'hôpital avait procédé au paiement le 13 mai 2024, le tribunal a estimé que la demande d'exécution avait perdu son objet. Par ordonnance du 18 octobre 2024, il a prononcé un non-lieu à statuer, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2404233(TA45-2404233)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du 24 septembre 2024 de la préfète du Loiret l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la violation du droit à être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE), le défaut de motivation, l'atteinte à la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme), et l'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment l'article L. 611-1) et les directives européennes 2008/115/CE et 2013/32/UE.
N° TA45-2402676(TA45-2402676)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir visant à contester les notes attribuées par le jury du BTS « support à l’action managériale ». La requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête par un mémoire enregistré le 11 octobre 2024. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 17 octobre 2024. Aucune question de fond n’a donc été tranchée.
N° TA45-2300138(TA45-2300138)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète du Loiret. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, la méconnaissance du droit d'être entendu, et l'erreur de fait ou d'appréciation. Il a jugé que la décision était fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et qu'elle ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA45-2403550(TA45-2403550)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A contestant l'arrêté du maire de Saint-Aignan du 25 juin 2024, qui retirait une décision implicite de non-opposition à une déclaration préalable de travaux et imposait des prescriptions. Les moyens soulevés par le requérant, tirés d'une prétendue violation de propriété par un technicien des bâtiments de France et d'une notification tardive de l'arrêté, ont été jugés inopérants, car sans incidence sur la légalité de la décision. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête ne comportant que des moyens inopérants a été rejetée par ordonnance.
N° TA45-2301332(TA45-2301332)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B, ressortissante arménienne, qui contestait l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 9 mars 2023 refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et avait été précédée d'un examen particulier de sa situation. Il a jugé que Mme B ne justifiait pas de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de son entrée irrégulière en France à 50 ans, de son maintien en situation irrégulière et de son absence d'intégration significative. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante.
N° TA45-2305276(TA45-2305276)
Le Tribunal Administratif d’Orléans a rejeté les requêtes de la SASU C.P.E.S. B contestant deux arrêtés du préfet d’Indre-et-Loire refusant des permis de construire pour des fermes agrivoltaïques sur les communes d’Abilly et de Grand-Pressigny. Le tribunal a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et que le préfet n’avait pas commis d’incompétence négative en s’estimant lié par l’avis de la chambre d’agriculture. Il a également estimé que le refus était fondé sur les dispositions du code de l’urbanisme applicables avant la loi du 10 mars 2023, et que les projets ne garantissaient pas la viabilité d’une exploitation agricole ni la préservation des espaces cultivés. Les demandes d’annulation et d’injonction ont donc été rejetées.
N° TA45-2404204(TA45-2404204)
Le Tribunal Administratif d’Orléans a été saisi par M. F D, ressortissant étranger placé en rétention, de deux requêtes en excès de pouvoir dirigées contre des arrêtés du préfet de la Vendée. La première requête contestait une obligation de quitter le territoire français sans délai, assortie d’une interdiction de retour de trois ans ; la seconde visait un refus d’admission au séjour au titre de l’asile et un maintien en rétention. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’incompétence, du défaut de motivation, de l’erreur manifeste d’appréciation et de la violation de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme. En conséquence, il a confirmé la légalité des décisions préfectorales fondées sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA).
N° TA45-2404048(TA45-2404048)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif d'Orléans rejette la requête de Mme B, assistante maternelle, qui contestait le retrait de son agrément par le président du conseil départemental du Loiret. Le tribunal a appliqué l'article L. 421-3 du code de l'action sociale et des familles, qui exige la maîtrise du français oral pour l'obtention de l'agrément. La solution retenue est le rejet de la requête, car les moyens invoqués par Mme B (ancienneté, absence de plaintes, stress lors de l'entretien) ont été jugés insuffisants pour contester le motif du retrait, fondé sur une maîtrise insuffisante de la langue française constatée lors d'une évaluation.
N° TA45-2300814(TA45-2300814)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par la SASU Contis 2 d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 6 octobre 2022 imposant des mesures d’archéologie préventive pour un projet de ferme agrivoltaïque. La société requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête par un mémoire du 16 septembre 2024. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 17 octobre 2024, sans examiner le fond du litige. Aucune condamnation au titre de l’article L. 761-1 du même code n’a été prononcée.