Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2404349(TA45-2404349)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a été saisi par le maire d'Auneau-Bleury-Saint-Symphorien sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Le maire sollicitait la désignation d'un expert pour examiner une grange et un mur menaçant ruine, propriété d'un majeur protégé, suite à un glissement de terrain. Le juge a fait droit à cette demande et a ordonné une expertise, confiée à un architecte, afin de constater l'état des bâtiments et d'évaluer le danger potentiel pour la sécurité publique. Cette décision s'inscrit dans le cadre de la procédure de police spéciale de la sécurité des bâtiments menaçant ruine.
N° TA45-2300647(TA45-2300647)
Le Tribunal administratif d'Orléans a constaté le désistement d'instance de Mme B..., qui contestait une décision de reclassement du centre hospitalier de Chartres prise le 20 décembre 2022. Saisi d'un recours pour excès de pouvoir, le tribunal a appliqué l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, après avoir invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions. Faute de réponse dans le délai d'un mois suivant la réception de cette demande, Mme B... a été réputée s'être désistée. L'ordonnance donne acte de ce désistement et met fin à l'instance.
N° TA45-2403299(TA45-2403299)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de Mme A B, ressortissante angolaise, contestant l'arrêté du préfet de Loir-et-Cher du 12 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit, car le droit au maintien sur le territoire prend fin à la date de lecture en audience publique de la décision de la Cour nationale du droit d'asile, et non à sa notification. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de l'obligation de quitter le territoire, de l'interdiction de retour et de la fixation du pays de destination. Les textes appliqués incluent les articles L. 611-1 et L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2403327(TA45-2403327)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. A, ressortissant arménien, contestant l'arrêté préfectoral du 8 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'obligation de quitter le territoire était suffisamment motivée et non entachée d'erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de l'entrée récente en France et de l'absence de liens familiaux stables. La décision fixant le pays de renvoi a été validée, le requérant n'établissant pas de risques personnels en Arménie. Enfin, l'interdiction de retour d'un an a été confirmée, le préfet ayant suffisamment motivé sa décision au regard de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2403458(TA45-2403458)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait un arrêté préfectoral du 4 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que M. A entrait dans le champ d'application du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car il ne justifiait pas d'une entrée régulière et s'était maintenu sans titre de séjour. La circonstance qu'il ait été confié à l'aide sociale à l'enfance jusqu'à sa majorité était sans incidence sur l'application de ces dispositions. Le tribunal a également considéré que la préfète avait procédé à un examen personnel et attentif de sa situation.
N° TA45-2404052(TA45-2404052)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. D, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 26 septembre 2024 le maintenant en rétention administrative après le dépôt d'une demande d'asile. Le juge a estimé que la décision de maintien en rétention, fondée sur l'article L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était légale, les moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, violation du contradictoire et erreur d'appréciation) n'étant pas fondés. La solution retenue confirme la possibilité pour l'administration de maintenir en rétention un étranger dont la demande d'asile est considérée comme dilatoire.
N° TA45-2403972(TA45-2403972)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a examiné la demande de M. B visant à suspendre la décision du ministre de l'intérieur du 1er août 2024 l'informant de la perte de validité de son permis de conduire. Le tribunal a constaté que, suite à un stage de sensibilisation à la sécurité routière effectué par le requérant, son permis de conduire était désormais doté de quatre points, ce qui a conduit le ministre à retirer sa décision d'invalidation. En conséquence, le juge a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales de la requête, celles-ci étant devenues sans objet, et a rejeté la demande de frais de justice. Cette solution s'appuie sur les dispositions du code de la route et du code de justice administrative.
N° TA45-2201159(TA45-2201159)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. C et Mme D d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) de leur accorder la prime "MaPrimeRénov". En cours d’instance, l’ANAH a fait droit à leur demande en leur versant la prime de 930 euros, ce que les requérants ne contestent pas. Constatant que la requête avait ainsi perdu son objet, le tribunal a prononcé, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, un non-lieu à statuer.
N° TA45-2200575(TA45-2200575)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par l'association "Grain de sable" d'un recours en excès de pouvoir contre l'arrêté préfectoral du 31 décembre 2021 autorisant l'exploitation d'une carrière. Le préfet a toutefois abrogé cet arrêté le 14 mars 2024, invoquant le renoncement du pétitionnaire pour motif économique. En application de l'article L. 171-11 du code de l'environnement, le juge constate que la requête a perdu son objet et qu'il n'y a plus lieu de statuer. L'ordonnance prononce donc un non-lieu à statuer sur l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA45-2200381(TA45-2200381)
Le Tribunal administratif d’Orléans a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) rejetant son recours suite au retrait de la prime « MaPrimeRénov’ ». En cours d’instance, l’ANAH a rétabli et versé la prime de 1 200 euros à M. B par une décision du 5 mai 2022. Constatant que la requête avait perdu son objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2104196(TA45-2104196)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. B d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Saint-Pryvé-Saint-Mesmin ne s'opposant pas à une déclaration préalable de travaux. Le requérant a ensuite déclaré se désister purement et simplement de sa requête, désistement dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. Les conclusions reconventionnelles de la SARL Les jardins Fleury, fondées sur l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme, ont été rejetées comme manifestement irrecevables car non présentées par un mémoire distinct. Enfin, les demandes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA45-2102801(TA45-2102801)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) rejetant son recours administratif préalable obligatoire, à la suite du retrait de la prime "MaPrimeRénov". En cours d’instance, l’ANAH a accordé à M. A le versement de la prime d’un montant de 2 500 euros, rendant le litige sans objet. Par ordonnance du 16 octobre 2024, le président de la 2ème chambre a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête.
N° TA45-2102173(TA45-2102173)
Le Tribunal administratif d'Orléans a pris acte du désistement pur et simple de Mme A, qui contestait le refus du SMICTOM du Chinonais de lui attribuer un container pour ordures ménagères. La requérante a confirmé son désistement après avoir été invitée à le faire par le président de la 5e chambre, conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. L'ordonnance, fondée sur les articles R. 222-1 et R. 636-1 du même code, donne acte de ce désistement et clôt l'instance.
N° TA45-2403110(TA45-2403110)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. D, ressortissant malgache, qui contestait un arrêté du préfet des Yvelines du 4 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant Madagascar comme pays de destination et lui interdisant le retour pour un an. Le juge unique, statuant en urgence, a écarté le moyen d'incompétence du signataire, estimant que la délégation de signature au directeur des migrations était régulièrement publiée. Il a également jugé que la décision était suffisamment motivée au regard des articles L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA45-2403109(TA45-2403109)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, qui contestait un arrêté préfectoral du 10 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de l'arrêté, en se fondant sur les articles L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'éloignement, de la fixation de la Turquie comme pays de destination et de l'interdiction de retour d'un an.
N° TA45-2403105(TA45-2403105)
Le Tribunal Administratif d'Orléans annule l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir du 24 juin 2024 refusant l'admission exceptionnelle au séjour de M. B, ressortissant géorgien, et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge unique, statuant en urgence, estime que ce refus méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la situation familiale particulière du requérant, dont l'épouse bénéficie d'un titre de séjour pour raisons médicales et a besoin de sa présence. La solution retenue est l'annulation de la décision de refus de séjour, entraînant par voie de conséquence l'annulation de l'obligation de quitter le territoire et de la fixation du pays de destination.
N° TA45-2404141(TA45-2404141)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a été saisi par M. A pour obtenir une injonction de logement après que la commission départementale de médiation d'Indre-et-Loire l'a reconnu prioritaire et urgent le 28 mai 2024. Le tribunal a constaté qu'aucune offre de logement effective n'avait été faite au requérant, la proposition d'un logement à Saint-Cyr-sur-Loire ayant été attribuée à un autre demandeur et celle à Montbazon n'étant pas encore concrétisée. Il a rejeté l'argument du préfet selon lequel le comportement de M. A délierait l'État de son obligation de résultat, faute de preuve que l'absence d'offre lui soit imputable. En application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, le tribunal a ordonné au préfet de loger ou reloger M. A sous astreinte.
N° TA45-2403505(TA45-2403505)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. C, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait la méconnaissance de l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration, qui impose à l'administration de demander les pièces manquantes. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas à solliciter de pièces complémentaires, car le requérant ne pouvait pas produire les documents exigés par l'accord franco-congolais du 31 juillet 1993, notamment un visa de long séjour. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA45-2404366(TA45-2404366)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 30 novembre 2023 refusant le renouvellement du titre de séjour "étudiant" de Mme C et l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne démontrant pas de conséquences graves et immédiates sur sa situation personnelle, et qu'aucun doute sérieux n'entachait la légalité de la décision. La décision s'appuie sur les articles L. 422-1 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA45-2404347(TA45-2404347)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête du maire d'Auneau-Bleury-Saint-Symphorien, qui demandait la désignation d'un expert sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation pour examiner l'état du chemin de la Baillive. Le juge des référés a considéré que cette procédure de mise en sécurité, prévue pour les immeubles privés menaçant ruine, est inapplicable lorsque le bien est la propriété de la commune. Il incombe au maire, en tant que gestionnaire du domaine communal, d'agir directement pour remédier aux désordres affectant ce chemin, sans pouvoir recourir à cette procédure de police administrative. La solution retenue est donc le rejet de la demande.