Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA45-2103137(TA45-2103137)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, qui contestait l'arrêté d'alignement individuel du 12 mars 2021 pris par le maire de Valaire pour ses parcelles riveraines de la voie communale n° 5. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'absence de concertation préalable et les incohérences du plan cadastral, étaient soit manifestement infondés, soit inopérants ou insuffisamment précis. Il a estimé que l'alignement, en l'absence de plan d'alignement, avait pour seul objet de constater la limite existante du domaine public routier, sans préjuger des questions de propriété ou de mitoyenneté. La décision s'appuie sur les articles L. 112-1 et L. 112-3 du code de la voirie routière, ainsi que sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA45-2300117(TA45-2300117)

Le Tribunal Administratif d’Orléans a été saisi par M. B pour contester un titre exécutoire de 21 671,06 € émis par Orléans Métropole pour des dommages causés au domaine public routier. En cours d’instance, la collectivité a annulé le titre, et les parties ont demandé au juge de constater un non-lieu à statuer. Le tribunal a toutefois relevé d’office son incompétence, estimant que le litige, relatif à la répression des infractions à la police de conservation du domaine public routier, relève de la compétence de la juridiction judiciaire en application des articles L. 2332-1 du code général de la propriété des personnes publiques et L. 116-1 du code de la voirie routière. Par conséquent, il a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA45-2203684(TA45-2203684)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, qui contestait une mise en demeure du département d'Eure-et-Loir de cesser l'occupation irrégulière du domaine public et de réaliser des travaux. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable, car elle n’avait pas été régularisée dans le délai imparti, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. La décision se fonde sur les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques et du code de la voirie routière.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2404221(TA45-2404221)

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 6 septembre 2024 par lequel le préfet d'Indre-et-Loire a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A..., ressortissant ivoirien. La juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, le requérant se trouvant en situation irrégulière et ne pouvant poursuivre sa formation en apprentissage. Elle a également retenu l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la situation de M. A..., confié à l'aide sociale à l'enfance et scolarisé. Il a été enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans un délai de quinze jours.

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DécisionAUTRE

TA45-2404323(TA45-2404323)

Le Tribunal administratif d'Orléans, saisi par la maire de Meung-sur-Loire sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné une expertise pour examiner une maison et une cour commune menacées d'effondrement en raison d'un fontis. Le juge des référés a désigné un expert chargé de constater l'état des lieux, d'évaluer le danger pour la sécurité publique et son caractère imminent, et de proposer des mesures de mise en sécurité. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation et du code de justice administrative relatives au référé-expertise.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2003717(TA45-2003717)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a statué sur l'indemnisation des préjudices subis par M. D, blessé par un tir de lanceur de balles de défense lors d'une manifestation le 12 janvier 2019. Après avoir retenu la responsabilité de l'État à 80 % sur le fondement de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure, le tribunal a fixé la consolidation de l'état de santé au 12 janvier 2022. Il a accordé à M. D une somme globale de 79 057,78 euros en réparation de ses préjudices extrapatrimoniaux et patrimoniaux, incluant le déficit fonctionnel temporaire et permanent, les souffrances endurées, et la perte de gains professionnels. La CPAM de Loir-et-Cher a obtenu le remboursement de sa créance définitive de 29 233,26 euros, déduction faite de la provision déjà versée, sur le fondement des articles L. 376-1 du code de la sécurité sociale et L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA45-2404307(TA45-2404307)

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. et Mme G demandant l'admission immédiate de leur fils autiste en institut médico-éducatif (IME). La juge a estimé que, malgré l'absence de place en IME depuis 2021, la situation de l'enfant, qui bénéficie d'une scolarisation en milieu ordinaire avec un accompagnement et d'un suivi en centre médico-psychologique, ne révélait pas une carence de l'État constitutive d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La condition d'urgence n'étant pas caractérisée au vu des mesures de prise en charge déjà mises en place, la requête a été rejetée sans audience.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA45-2404290(TA45-2404290)

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par l'union départementale CGT de Loir-et-Cher pour suspendre l'arrêté préfectoral du 8 octobre 2024 interdisant les manifestations lors des Rendez-vous de l'histoire de Blois. Le juge a rejeté la requête, estimant que le préfet avait pris une mesure nécessaire, adaptée et proportionnée face aux risques de troubles à l'ordre public, compte tenu du contexte sensible du conflit israélo-palestinien et des incidents antérieurs. La décision s'appuie sur les principes de liberté de réunion et d'expression, mais admet que l'interdiction temporaire et localisée était justifiée pour prévenir des affrontements.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2404205(TA45-2404205)

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 3 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la violation du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE), du défaut de motivation et de l'erreur manifeste d'appréciation. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée et proportionnée, compte tenu de la menace à l'ordre public que constituait le comportement de l'intéressé, en application des articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA45-2203073(TA45-2203073)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la demande de la SARL Stelog, qui sollicitait le remboursement de crédits d'impôt innovation pour les années 2018 à 2020. La société contestait le refus de l'administration fiscale, fondé sur un avis expertal concluant que son projet "Mobigest" ne constituait pas un produit nouveau au sens de l'article 244 quater B du code général des impôts. Le tribunal a jugé que la société ne démontrait pas que son logiciel se distinguait des produits existants par des performances supérieures, condition cumulative requise pour bénéficier du crédit d'impôt. En conséquence, la demande de nouvelle expertise et les conclusions à fin de décharge ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA45-2303646(TA45-2303646)

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de M. B. Cette demande visait à compléter une précédente expertise médicale afin de déterminer la date de consolidation de son état de santé et d'évaluer ses préjudices, suite à un malaise pris en charge par le Centre Hospitalier de Blois. Le tribunal a jugé la mesure utile pour un futur contentieux, compte tenu de l'absence de consolidation constatée lors de l'expertise de 2020. Il a également ordonné à l'expert de communiquer un pré-rapport aux parties pour garantir le contradictoire, mais a rejeté la demande du CH de Blois visant à lui donner acte de ses protestations et réserves, une telle formalité n'étant pas de la compétence du juge des référés.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA45-2404223(TA45-2404223)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif d'Orléans, rendue le 11 octobre 2024, concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. B A contre une obligation de quitter le territoire français sans délai, assortie d'une interdiction de retour d'un an. Le juge constate que, depuis sa libération du centre de rétention d'Olivet, le requérant réside à Château-Thierry (Aisne). En application des articles R. 312-8 du code de justice administrative et R. 221-3 du même code, il estime que le litige relève de la compétence territoriale du tribunal administratif d'Amiens. Par conséquent, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA45-2200229(TA45-2200229)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de cotisations sociales pour les années 2013 à 2015. Le requérant soutenait que les indemnités kilométriques versées par sa société ne constituaient pas des revenus distribués au sens de l'article 111 du code général des impôts, mais devaient être imposées comme des traitements et salaires. Le tribunal a jugé que l'administration avait correctement requalifié ces sommes en revenus distribués, faute de justificatifs suffisants sur la réalité des déplacements professionnels. La majoration pour manquement délibéré a été maintenue, l'intention d'éluder l'impôt étant établie.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA45-2200203(TA45-2200203)

Tribunal Administratif d'Orléans, 3ème chambre. L'EURL Lynx Entreprise conteste des rehaussements d'impôt sur les sociétés, de TVA et de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises pour 2013-2015, ainsi qu'une amende pour factures de complaisance. La requérante invoque l'irrégularité de la procédure et conteste le caractère fictif de prestations de sous-traitance et de frais kilométriques. Le tribunal rejette la requête, jugeant que la réalité des prestations et des frais n'est pas établie et que l'administration a correctement appliqué le code général des impôts, notamment les articles 1737 (amende pour factures de complaisance) et 1729 (majorations pour manquement délibéré).

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA45-2404239(TA45-2404239)

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, contestant les arrêtés du 1er octobre 2024 par lesquels la préfète de l'Allier l'a obligé à quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour de trois ans, et le préfet du Cher l'a assigné à résidence. Le tribunal a estimé que la décision d'éloignement était fondée sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les moyens soulevés, notamment la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'insuffisance de motivation, n'étaient pas établis. La solution retenue confirme la légalité des mesures administratives contestées.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA45-2404159(TA45-2404159)

Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. A B d'un recours pour excès de pouvoir contestant le refus de la CARSAT Centre-Val de Loire de prendre en compte une surcote dans le calcul de sa pension de retraite. Par une ordonnance du 10 octobre 2024, la présidente de la 1ère chambre a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative. En application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale, le litige relève du contentieux de la sécurité sociale, qui est de la compétence du juge judiciaire.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA45-2302057(TA45-2302057)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme C D, agent territorial de la commune de Saint-Avertin, qui demandait réparation des préjudices subis du fait d'une pathologie (syndrome anxiodépressif) reconnue imputable au service par un jugement du 4 novembre 2021. La requérante sollicitait 20 240 euros pour divers préjudices, notamment un préjudice moral distinct lié aux démarches contentieuses. Le tribunal a rejeté sa demande, estimant que le lien de causalité entre une éventuelle faute de la commune et les préjudices allégués n'était pas établi, et que la pathologie avait déjà été indemnisée via le régime des congés de longue durée et la pension d'invalidité. La décision s'appuie sur les principes du droit de la fonction publique et du code général de la fonction publique, sans faire droit aux conclusions indemnitaires.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2200964(TA45-2200964)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté les requêtes de M. et Mme A contestant le retrait de la prime "MaPrimeRénov" par l'Agence nationale de l'habitat (ANAH). Le retrait était motivé par le fait que les travaux d'installation d'un poêle à buches avaient débuté avant l'accusé de réception de leur demande, en violation de l'article 2 du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020. Les requérants n'ont pas démontré relever des dérogations exceptionnelles prévues par ce texte. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de la décision implicite de rejet de l'ANAH.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2303243(TA45-2303243)

Le Tribunal administratif d'Orléans rejette la requête de M. A, ressortissant camerounais, qui contestait le refus du préfet d'Indre-et-Loire de lui accorder le bénéfice du regroupement familial pour son épouse. Le tribunal applique les articles L. 434-7 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui exigent des ressources stables et suffisantes. Il constate que les revenus de M. A, inférieurs au SMIC sur la période de référence, ne remplissaient pas cette condition à la date de la décision attaquée. Les éléments de ressources postérieurs à cette date sont jugés inopérants dans le cadre du recours pour excès de pouvoir.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2200929(TA45-2200929)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B, agent territorial, qui contestait le refus implicite de la commune de Saint-Avertin de lui octroyer une allocation temporaire d'invalidité et une rente viagère d'invalidité suite à une maladie professionnelle reconnue. La requérante invoquait un vice de procédure pour défaut de saisine de la commission de réforme et une erreur d'appréciation sur le taux d'invalidité. Le tribunal a écarté le moyen de procédure, la commission de réforme ayant bien été consultée et ayant émis un avis favorable à la radiation pour invalidité. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le second moyen, en application des dispositions du code des communes et du décret n°2003-1306 du 26 décembre 2003.

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