Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2200964(TA45-2200964)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté les requêtes de M. et Mme A contestant le retrait de la prime "MaPrimeRénov" par l'Agence nationale de l'habitat (ANAH). Le retrait était motivé par le fait que les travaux d'installation d'un poêle à buches avaient débuté avant l'accusé de réception de leur demande, en violation de l'article 2 du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020. Les requérants n'ont pas démontré relever des dérogations exceptionnelles prévues par ce texte. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de la décision implicite de rejet de l'ANAH.
N° TA45-2404227(TA45-2404227)
Le Tribunal administratif d'Orléans a pris acte du désistement pur et simple de M. B A de sa requête en excès de pouvoir dirigée contre la décision implicite de rejet du préfet du Cher sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. Cette ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, met fin à l'instance sans examen au fond. Aucun texte substantiel relatif au séjour des étrangers n'a été appliqué.
N° TA45-2203317(TA45-2203317)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. B contestant le refus de permis de construire une maison individuelle, motivé par le classement de son terrain en zone Ux (activités économiques) par le plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) de 2021. Le requérant soutenait l'illégalité de ce PLUi, notamment l'insuffisance de justification du zonage dans le rapport de présentation et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté ces moyens, jugeant que le rapport de présentation justifiait suffisamment le classement en zone Ux pour préserver les sites d'activités économiques. En conséquence, la demande d'annulation de l'arrêté de refus et les conclusions accessoires ont été rejetées, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur l'application de l'article L. 600-12 du code de l'urbanisme.
N° TA45-2302022(TA45-2302022)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, agent territorial, qui contestait son exclusion temporaire de deux ans et le refus implicite de son placement en congé de longue maladie. La juridiction a jugé que la sanction disciplinaire, bien que plus lourde que l'avis du conseil de discipline, était suffisamment motivée et fondée sur les faits d'alcoolisme et de menaces. Elle a également estimé que le refus de congé de longue maladie n'était pas entaché d'erreur d'appréciation, et que l'exécution de la sanction pendant un congé maladie ordinaire n'était pas illégale. La décision s'appuie sur le code général de la fonction publique et le décret n° 87-602 du 30 juillet 1987.
N° TA45-2304861(TA45-2304861)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus de la CNRACL de lui attribuer une rente viagère d'invalidité après son placement à la retraite pour invalidité. La requérante invoquait des vices de procédure, une incompétence de l'auteur de la décision et une erreur d'appréciation. Le tribunal a jugé que les conditions d’attribution de la rente, prévues à l’article 37 du décret n°2003-1306 du 26 décembre 2003, n’étaient pas remplies, car l’invalidité de Mme B n’était pas imputable au service. Les conclusions à fin d’annulation et d’injonction ont donc été rejetées.
N° TA45-2301034(TA45-2301034)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. et Mme B, voisins immédiats, qui demandaient l'annulation du permis de construire délivré par le maire de Tours à la société Telim Promotion pour un ensemble immobilier de 21 logements et 2 locaux d'activité. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles UC 11 (insertion paysagère), UC 9 (emprise au sol) et UC 10 (hauteur) du règlement du PLU, ainsi que des prescriptions du plan de prévention des risques d'inondation (PPRI). Le tribunal a jugé que le projet s'intégrait dans un environnement urbain hétérogène sans porter atteinte aux lieux avoisinants et que l'absence de mention du PPRI dans l'arrêté était sans incidence sur sa légalité. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'urbanisme et du règlement du PLU de Tours.
N° TA45-2202599(TA45-2202599)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. D et Mme B demandant l'annulation du permis de construire délivré par le maire de Bourges à M. et Mme G pour une maison individuelle. Le tribunal a d'abord jugé que les requérants, en tant que voisins immédiats, justifiaient d'un intérêt à agir. Cependant, après avoir examiné l'ensemble des moyens soulevés (incompétence, insuffisance du dossier, méconnaissance des articles R.111-2 du code de l'urbanisme et des articles 4, 7, 11 et 13 du PLU), il les a écartés comme non fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2103858(TA45-2103858)
Le Tribunal administratif d'Orléans rejette la requête de Mme B, qui contestait le retrait de la prime "MaPrimeRénov" par l'Agence nationale de l'habitat (ANAH). La décision de retrait était fondée sur le motif que les travaux d'installation d'un poêle à granulés avaient débuté avant le dépôt de la demande de prime, en méconnaissance de l'article 2 du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020. Le tribunal retient que la date de dépôt de la demande est le 28 décembre 2020, et non le 6 octobre 2020 comme le soutenait la requérante, et que les travaux, facturés le 16 décembre 2020, étaient antérieurs à cette date. Aucun des cas dérogatoires prévus par le décret n'étant invoqué ou établi, le retrait de la prime est légal.
N° TA45-2304422(TA45-2304422)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, ressortissante gabonaise, qui contestait un arrêté préfectoral refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait commis ni erreur de droit ni défaut d'examen en interprétant sa demande comme fondée sur la vie privée et familiale plutôt que sur la convention franco-gabonaise relative au travail. Il a également estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de Mme A au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de ses attaches limitées en France et de sa longue présence antérieure au Gabon.
N° TA45-2404159(TA45-2404159)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. A B d'un recours pour excès de pouvoir contestant le refus de la CARSAT Centre-Val de Loire de prendre en compte une surcote dans le calcul de sa pension de retraite. Par une ordonnance du 10 octobre 2024, la présidente de la 1ère chambre a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative. En application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale, le litige relève du contentieux de la sécurité sociale, qui est de la compétence du juge judiciaire.
N° TA45-2200929(TA45-2200929)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B, agent territorial, qui contestait le refus implicite de la commune de Saint-Avertin de lui octroyer une allocation temporaire d'invalidité et une rente viagère d'invalidité suite à une maladie professionnelle reconnue. La requérante invoquait un vice de procédure pour défaut de saisine de la commission de réforme et une erreur d'appréciation sur le taux d'invalidité. Le tribunal a écarté le moyen de procédure, la commission de réforme ayant bien été consultée et ayant émis un avis favorable à la radiation pour invalidité. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le second moyen, en application des dispositions du code des communes et du décret n°2003-1306 du 26 décembre 2003.
N° TA45-2403897(TA45-2403897)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de la société Drapo et de M. A, qui demandaient la condamnation de l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) à verser 4 000 euros pour absence de versement de la prime de transition énergétique. La requête a été jugée manifestement irrecevable en application des articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation, les requérants n'ont pas produit les preuves de dépôt et de réception par l'ANAH d'une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire à la saisine du juge administratif.
N° TA45-2101607(TA45-2101607)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. et Mme D, propriétaires de parcelles concernées, qui demandaient l'annulation de l'arrêté du 2 novembre 2020 du préfet de la région Centre-Val de Loire inscrivant au titre des monuments historiques la chapelle Sainte-Apolline et d'autres éléments d'une ancienne commanderie. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incomplétude du dossier de demande d'inscription, estimant que les éléments requis par l'article R. 621-55 du code du patrimoine étaient présents et que l'administration avait procédé à un examen approfondi. Il a également jugé que l'arrêté n'était pas entaché d'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 621-25 du même code, l'ensemble présentant un intérêt historique suffisant pour justifier sa préservation.
N° TA45-2302057(TA45-2302057)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme C D, agent territorial de la commune de Saint-Avertin, qui demandait réparation des préjudices subis du fait d'une pathologie (syndrome anxiodépressif) reconnue imputable au service par un jugement du 4 novembre 2021. La requérante sollicitait 20 240 euros pour divers préjudices, notamment un préjudice moral distinct lié aux démarches contentieuses. Le tribunal a rejeté sa demande, estimant que le lien de causalité entre une éventuelle faute de la commune et les préjudices allégués n'était pas établi, et que la pathologie avait déjà été indemnisée via le régime des congés de longue durée et la pension d'invalidité. La décision s'appuie sur les principes du droit de la fonction publique et du code général de la fonction publique, sans faire droit aux conclusions indemnitaires.
N° TA45-2303008(TA45-2303008)
Voici le résumé de la décision : Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet d'Eure-et-Loir. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le requérant ne justifiait pas contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de ses enfants français, comme l'exige l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, le tribunal a confirmé la légalité de l'ensemble des décisions contestées.
N° TA45-2304842(TA45-2304842)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A contestant les tarifs de la redevance d'enlèvement des ordures ménagères pour 2019-2021 et la saisie administrative à tiers détenteur subséquente. Les conclusions contre la saisie et la restitution des sommes ont été rejetées comme relevant de la compétence judiciaire, le service étant qualifié de service public industriel et commercial (articles L. 2333-76 et suivants du CGCT). Les conclusions contre les délibérations de 2018, 2019 et 2020 ont été jugées tardives, le délai de recours de deux mois étant expiré (article R. 421-1 du CJA). L'ordonnance a également écarté l'exception de désistement soulevée par le syndicat.
N° TA45-2304846(TA45-2304846)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B contestant les tarifs de la redevance d'enlèvement des ordures ménagères pour les années 2019 à 2021 et la saisie administrative à tiers détenteur subséquente. Le juge a d'abord écarté l'exception de désistement soulevée par le SICTOM. Ensuite, il a jugé que le service d'enlèvement des ordures ménagères, financé par une redevance, constitue un service public industriel et commercial, relevant ainsi de la compétence des juridictions judiciaires, et non administratives, pour les litiges individuels avec les usagers. Par conséquent, les conclusions relatives à la saisie et à la restitution des sommes ont été rejetées comme manifestement irrecevables devant le juge administratif. Enfin, les conclusions en annulation des délibérations fixant les tarifs ont été rejetées comme tardives, le délai de recours de deux mois étant expiré depuis plusieurs années.
N° TA45-2304898(TA45-2304898)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. B pour contester les tarifs de la redevance d'enlèvement des ordures ménagères fixés par le SICTOM de Châteauneuf-sur-Loire pour 2020 et 2021, ainsi qu'une saisie administrative à tiers détenteur. Le tribunal a rejeté les conclusions relatives à la saisie et à la restitution des sommes, estimant que le service d'enlèvement des ordures ménagères, financé par une redevance, constitue un service public industriel et commercial relevant de la compétence des juridictions judiciaires. Les conclusions en annulation des délibérations de 2019 et 2020 ont été jugées tardives, le délai de recours de deux mois étant expiré. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2304899(TA45-2304899)
Le Tribunal administratif d'Orléans a pris acte du désistement de M. B, qui contestait les tarifs de la redevance d'enlèvement des ordures ménagères fixés par le SICTOM de la région de Châteauneuf-sur-Loire pour 2020 et 2021, ainsi qu'une saisie administrative à tiers détenteur. Le désistement étant pur et simple, l'ordonnance en donne acte sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. En application de l'article L. 761-1 du même code, M. B est condamné à verser 100 euros au SICTOM au titre des frais de justice.
N° TA45-2203857(TA45-2203857)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de l'Association Saint-Prest Environnement contestant la décision implicite de non-opposition à une déclaration préalable pour l'implantation d'une antenne-relais de téléphonie mobile par la société Orange. Le tribunal a rejeté les conclusions d'annulation, considérant que le projet relevait bien de la déclaration préalable et non d'un permis de construire, et que les moyens tirés de la méconnaissance du plan local d'urbanisme (PLU) n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, avec mise à la charge de l'association requérante d'une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Les textes appliqués incluent le code de l'urbanisme (notamment les articles R. 421-1 et suivants) et le code de justice administrative.