Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans

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DécisionREJETE

TA45-2401094(TA45-2401094)

Le Tribunal administratif d’Orléans, statuant en référé provision sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. et Mme E. Ceux-ci sollicitaient la condamnation du département du Cher à leur verser une provision en réparation des préjudices matériels et financiers résultant de l’inondation de leur salle de réception, survenue le 26 juin 2020 en raison d’un débordement du réseau public d’eaux pluviales. Le tribunal a estimé que l’obligation du département n’était pas sérieusement contestable, mais a toutefois rejeté la requête, la considérant comme irrecevable en l’absence de production d’un mémoire en défense du département et d’une décision expresse de rejet de leur réclamation préalable.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA45-2200626(TA45-2200626)

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Le courrier adressé par l'intéressée, destiné au centre hospitalier régional universitaire de Tours et non au tribunal, ne constituait pas une requête au sens de l'article R. 411-1 du code de justice administrative, faute d'exposé de moyens et de conclusions. Le tribunal a appliqué l'article R. 222-1 du même code pour rejeter la demande sans régularisation possible. Les conclusions du centre hospitalier tendant à la condamnation de Mme B... au titre de l'article L. 761-1 ont également été rejetées.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA45-2202486(TA45-2202486)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, adjointe technique, qui contestait le refus de reconnaissance de l'imputabilité au service d'une pathologie de la main droite (ténosynovite). Le tribunal a jugé que les conclusions dirigées contre l'avis du conseil médical départemental du 28 avril 2022 étaient irrecevables, cet avis constituant un acte préparatoire insusceptible de recours. Concernant l'arrêté du président de la région Centre-Val de Loire du 17 mai 2022, les moyens soulevés ont été écartés comme inopérants ou non fondés, la requérante ne remplissant pas les conditions du tableau n° 57 C du code de la sécurité sociale, notamment le délai de prise en charge et la nature des travaux. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du code de la sécurité sociale.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA45-2402546(TA45-2402546)

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a condamné l'Agence nationale de l'habitat (Anah) à verser une provision de 5 400 euros à M. et Mme A au titre de l'aide MaPrimeRénov'. La solution retenue est fondée sur l'article R. 541-1 du code de justice administrative, le juge estimant que l'obligation de l'Anah n'était pas sérieusement contestable. En effet, les requérants avaient obtenu une décision d'éligibilité, réalisé et payé les travaux, et le motif de refus de l'Anah (absence de contrôle sur place) n'était pas opposable en l'absence de preuve de relances. Le tribunal a également mis à la charge de l'Anah la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2404154(TA45-2404154)

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, ressortissante syrienne, contestant la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) du 16 septembre 2024 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 551-15, 4° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'Ofii ne s'étant pas fondé sur ce texte. Il a également estimé que le refus de la proposition d'hébergement à Blois, malgré le suivi médical de l'enfant à Tours, ne constituait pas un motif légitime au sens du 2° du même article, et que la décision contestée n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation de la vulnérabilité de la requérante.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA45-2404175(TA45-2404175)

Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. A B d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Calvados l'obligeant à quitter le territoire français. Après sa libération du centre de rétention, le préfet l'a assigné à résidence dans le Calvados. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal a constaté son incompétence territoriale au profit du tribunal administratif de Caen. Par ordonnance, il a transmis le dossier à cette juridiction.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA45-2400295(TA45-2400295)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, qui contestait son licenciement pour insuffisance professionnelle prononcé par le fonds régional d'art contemporain (FRAC) de Centre-Val de Loire. Le tribunal a jugé que la décision de licenciement était suffisamment motivée et que la procédure, notamment la composition du conseil d'administration et l'enquête interne, n'était pas entachée d'irrégularités. Il a estimé que les faits reprochés, relatifs à des carences managériales et un comportement inadapté, étaient établis et caractérisaient une insuffisance professionnelle, distincte d'une faute disciplinaire. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions indemnitaires de M. B ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2202614(TA45-2202614)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, qui contestait l'arrêté du maire de Rouvres du 11 juillet 2022 retirant ses délégations d'adjoint et la délibération du conseil municipal du 12 juillet 2022 mettant fin à ses fonctions. Le tribunal a jugé que la décision de retrait de délégations est un acte réglementaire relevant de la libre organisation des services municipaux, non soumis à l'obligation de motivation ni à la procédure contradictoire prévue par le code des relations entre le public et l'administration. Il a également considéré que la délibération du conseil municipal, prise sur le fondement de l'article L. 2122-4 du code général des collectivités territoriales, n'était entachée d'aucune irrégularité. En conséquence, les conclusions de Mme A ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2100728(TA45-2100728)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. E contestant la décision du préfet de Loir-et-Cher du 16 septembre 2020 prononçant la déchéance de ses droits à la dotation d'installation de jeune agriculteur (DJA). Le tribunal a jugé que la délégation de signature de la signataire de l'acte était régulière et que le préfet ne s'était pas estimé en situation de compétence liée. Il a également considéré que l'erreur dans le calcul du revenu professionnel global, imputable à un conseiller de la chambre d'agriculture, ne constituait pas un cas de force majeure, le demandeur étant seul responsable des données fournies dans son dossier. La solution retenue se fonde sur les articles D. 343-3 et D. 343-12 du code rural et de la pêche maritime, dans leur rédaction applicable au moment de la demande.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2200102(TA45-2200102)

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B qui contestait le refus du président de la région Centre-Val de Loire de créer un nouvel arrêt de transport scolaire. La décision se fonde sur le code des transports et le règlement des transports scolaires Rémi 37. Le tribunal a relevé que les enfants de Mme B ne remplissaient pas la condition de distance minimale de 3 km pour être considérés comme "ayants droit". Il a également estimé que le refus était justifié par des motifs de sécurité, une visite sur site ayant démontré l'absence de visibilité suffisante pour un arrêt de bus sur la voie concernée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2202230(TA45-2202230)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, gardien de la paix, qui demandait l'annulation de son compte-rendu d'entretien professionnel pour l'année 2020. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant que le défaut de motivation était inopérant car ce type de décision n'est pas soumis à une obligation de motivation. Il a également estimé que la réalité de l'entretien préalable était établie par la version définitive du document, que le compte-rendu était bien signé, et que l'erreur manifeste d'appréciation n'était pas démontrée. La solution se fonde sur le code général de la fonction publique et le décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2301377(TA45-2301377)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet du Cher du 20 mars 2023 refusant le renouvellement de son titre de séjour en qualité de conjoint de Français, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que le refus de titre de séjour était légal, faute pour M. C de démontrer une communauté de vie effective avec son épouse française, condition requise par l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 pour le renouvellement du certificat de résidence. Par conséquent, l'obligation de quitter le territoire français et les décisions subséquentes ont été maintenues.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2302635(TA45-2302635)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet d'Indre-et-Loire. La requérante invoquait notamment une atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH et accord franco-algérien) et l'intérêt supérieur de ses enfants (CIDE). Le tribunal a estimé que la décision n'était pas disproportionnée, car son époux et son fils aîné majeur étaient en situation irrégulière, et que la cellule familiale pouvait se reconstituer en Algérie. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA45-2303661(TA45-2303661)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme B, ressortissante algérienne, contestant le refus de renouvellement de son certificat de résidence "commerçant" et l'invitation à quitter le territoire. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre l'invitation à quitter le territoire, celle-ci n'étant pas une décision susceptible de recours. Sur le fond, le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'erreur de droit, considérant que la condition de moyens d'existence suffisants, bien que non prévue par l'accord franco-algérien, pouvait être substituée par le motif du caractère non effectif de l'activité commerciale. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA45-2304969(TA45-2304969)

Cette décision du Tribunal Administratif d'Orléans (5ème chambre) rejette la requête de M. A F, sapeur-pompier volontaire, qui contestait son rétrogradation au grade de caporal-chef prononcée le 4 octobre 2023 par le président du SDIS du Loiret. Le tribunal a estimé que la procédure disciplinaire était régulière, notamment concernant la composition du conseil de discipline et le respect des droits de la défense, et que la sanction était proportionnée aux faits reprochés (comportements inappropriés, altercation, mise en cause de l'autorité). La décision s’appuie sur les dispositions du code de la sécurité intérieure et du code général des collectivités territoriales. Les conclusions indemnitaires de M. F ont également été rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2404150(TA45-2404150)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 30 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de douze mois. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, jugeant la décision proportionnée. Il a également déclaré irrecevables les conclusions dirigées contre le signalement au système d'information Schengen, ce dernier ne constituant pas une décision susceptible de recours. La solution s'appuie sur les articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2302141(TA45-2302141)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du préfet de la zone de défense et de sécurité Ouest licenciant M. C, gardien de la paix stagiaire, pour insuffisance professionnelle. La juridiction a jugé que la décision de refus de titularisation se fondait sur des faits susceptibles de caractériser des fautes disciplinaires (insultes, comportement inadapté) sans que l'intéressé ait été préalablement mis à même de présenter ses observations, en méconnaissance du principe général du contradictoire. Cette irrégularité de procédure a entraîné l'annulation de l'arrêté attaqué. La solution s'appuie sur les principes généraux régissant le refus de titularisation des fonctionnaires stagiaires.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2103150(TA45-2103150)

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme C et M. Painchault, conseillers communautaires, qui demandaient l'annulation de la délibération du conseil communautaire de Loches Sud Touraine du 25 mars 2021 relative à un pacte de gouvernance. Le tribunal a jugé que cette délibération ne constituait qu'un avis préparatoire et non une adoption du pacte, car elle n'avait pas été précédée du débat et de la délibération sur le principe même de son élaboration, comme l'exige l'article L. 5211-11-2 du code général des collectivités territoriales. En conséquence, l'acte étant insusceptible de recours pour excès de pouvoir, la requête a été rejetée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2300257(TA45-2300257)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. C, agent contractuel de la commune de Veigné, contestant son licenciement sans préavis ni indemnité prononcé par arrêté du 5 juillet 2022. Le requérant invoquait notamment un vice de procédure, l'absence de preuve des faits reprochés, le caractère disproportionné de la sanction et un détournement de pouvoir. Sur la légalité externe, le tribunal a relevé que la convocation à l'entretien préalable, bien que n'énumérant pas l'ensemble des griefs, respectait les obligations prévues par les articles 37 et 42 du décret n° 88-145 du 15 février 1988, l'agent ayant eu accès à son dossier et la possibilité de se défendre. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur le respect de la procédure disciplinaire applicable aux agents contractuels de la fonction publique territoriale.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2301107(TA45-2301107)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, adjoint technique, qui contestait son exclusion temporaire de quatre mois pour avoir exercé une activité lucrative non autorisée durant un arrêt maladie. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un défaut de motivation, la sanction précisant ses dates d'effet. Il a jugé que le placement en congé de maladie n'empêche pas l'exécution d'une sanction disciplinaire, et que la commune n'a pas commis de détournement de pouvoir en refusant le report de la sanction. La décision s'appuie sur les articles L. 712-1, L. 822-1, L. 822-2 et L. 822-3 du code général de la fonction publique, ainsi que sur le décret n° 86-442 du 14 mars 1986.

Résumé IA