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**Sujet principal :** Demande de délivrance d’un récépissé de demande de titre de séjour par une ressortissante marocaine en situation de précarité administrative. **Juridiction :** Tribunal administratif de Dijon (juge des référés). **Solution retenue :** Rejet de la requête pour défaut d’urgence caractérisée justifiant l’intervention du juge des référés dans un délai de 48 heures, la requérante n’établissant pas que l’absence de récépissé compromettait à très bref délai ses études, sa bourse ou son emploi. **Textes appliqués :** Article L. 521-2 du code de justice administrative (référé liberté) et articles R. 431-12 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du préfet de la Côte-d'Or mettant fin à l'hébergement d'urgence de Mme C et de ses trois enfants mineurs. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, la requérante se trouvant sans hébergement ni ressources, en situation de détresse sociale et médicale. Il a également retenu qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, faute pour le préfet d'avoir justifié que la famille ne remplissait plus les critères de vulnérabilité prévus à l'article L. 345-2 du code de l'action sociale et des familles. L'ordonnance enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme C et de lui proposer un hébergement d'urgence adapté.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en tant que juge de l'opposition à contrainte, a rejeté la requête de M. et Mme C. Les requérants contestaient une contrainte de 1 004,58 euros émise par la CAF de la Côte-d'Or pour un indu de prime d'activité, en se bornant à affirmer que leurs déclarations trimestrielles étaient correctes. Le tribunal a jugé que ce moyen, qui ne comportait aucune précision sur les erreurs alléguées de l'administration, était manifestement insusceptible de venir au soutien de leur contestation. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme ne comportant que des moyens manifestement infondés.
Le Tribunal Administratif de Dijon, par une ordonnance du 16 août 2024, désigne Mme D C comme médiatrice dans un litige opposant M. A B au rectorat de l'académie de Dijon. Cette décision, prise dans le cadre d'un recours pour excès de pouvoir, fait suite à l'accord des parties pour recourir à une médiation. La médiation est fixée pour une durée de trois mois, et les frais sont à déterminer entre les parties ou, à défaut d'accord, répartis à parts égales. L'ordonnance se fonde sur les articles L. 213-7 à L. 213-10 et R. 213-1 à R. 213-9 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Dijon, saisi d'un recours pour excès de pouvoir par Mme C contre le refus de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées de l'Yonne de lui accorder l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé, se déclare incompétent. Il estime que, conformément aux articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, les litiges relatifs à cette allocation relèvent de la compétence exclusive des juridictions judiciaires. En application de l'article 32 du décret du 27 février 2015, il transmet l'affaire au tribunal judiciaire d'Auxerre (pôle social).
Le Tribunal administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B contestant le retrait de la prime "MaPrimeRénov" par l'ANAH. Le juge a constaté que la requête ne contenait aucun moyen juridique intelligible et n'avait pas été régularisée dans le délai de recours. Les arguments présentés ont été jugés inopérants ou insuffisamment précis. Cette décision a été prise sur le fondement des 4° et 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par Mme B d’un recours contre le refus de la CAF de la Côte-d’Or de lui accorder une remise gracieuse d’indus d’aide personnalisée au logement (APL) et de prestations familiales. S’agissant des prestations familiales, le juge administratif s’est déclaré incompétent, renvoyant ce litige à la compétence du juge judiciaire en application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. Concernant l’APL, la requête a été rejetée pour défaut de motivation suffisante, la requérante n’ayant pas régularisé sa demande malgré une invitation fondée sur l’article R. 772-6 du code de justice administrative. La solution retenue est donc un rejet partiel pour incompétence et pour irrecevabilité.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait un indu de prime d'activité de 2 667,39 euros réclamé par la CAF de Saône-et-Loire. La requérante demandait uniquement un échelonnement de sa dette à hauteur de 40 euros par mois, sans contester le principe ou le montant de l'indu. Le tribunal a jugé qu'il n'a pas compétence pour accorder des facilités de paiement, cette demande relevant de la gestion administrative et non de son office juridictionnel. En conséquence, la requête a été déclarée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Dijon a pris acte, par ordonnance du 16 août 2024, du désistement pur et simple de l'EARL A et de M. C A de leur requête en plein contentieux. Ces derniers demandaient initialement la condamnation in solidum du syndicat des eaux et services Auxois Morvan (SESAM) et de la société Suez eau France à leur verser 8 892 euros en réparation de préjudices. Le tribunal a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme D, ressortissante albanaise accompagnée de son fils handicapé, qui demandait à bénéficier d'un hébergement d'urgence adapté. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ayant été informée depuis le 24 juillet 2024 de la fin de sa prise en charge au 5 août 2024 et n'ayant saisi le tribunal que le 16 août 2024, sans justifier de démarches auprès du dispositif de préparation au retour. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par la société SEPUR d’un recours pour excès de pouvoir visant l’annulation de sept titres exécutoires émis par le SMEVOM du Charolais Brionnais et Autunois, pour un montant total de 22 690,44 euros. La société requérante s’est désistée de sa requête par un mémoire enregistré le 30 juillet 2024. Par ordonnance du 16 août 2024, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. La solution retenue est donc un désistement pur et simple, mettant fin à l’instance sans examen au fond.
Le Tribunal administratif de Dijon a été saisi par Mme A B d’un litige l’opposant à la CAF de l’Aube concernant un indu d’aide Covid de 200 euros. Après que la CAF a annulé cette dette et conclu au non-lieu, le tribunal a invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Faute de réponse dans le délai d’un mois, Mme B est réputée s’être désistée. Par ordonnance du 16 août 2024, le tribunal donne acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A, ressortissant congolais bénéficiaire de la protection subsidiaire depuis le 30 septembre 2022, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Côte-d'Or de lui délivrer sa carte de séjour pluriannuelle. Le tribunal a reconnu l'urgence de la situation en raison du délai excessif de traitement, mais a rejeté la demande principale en estimant que la délivrance du titre était subordonnée à la transmission par l'OFPRA de l'attestation d'état civil, ce qui constituait une contestation sérieuse. En conséquence, il a uniquement enjoint au préfet, à titre provisoire, de convoquer M. A pour lui remettre une autorisation provisoire de séjour d'une durée de six mois, en application des articles L. 424-9 et L. 121-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. B contestant une ordonnance de taxation des frais d’expertise. En application des articles R. 761-5 du code de justice administrative et du tableau d’attribution fixé par l’arrêté du 23 juin 2023 du Conseil d’État, le tribunal a constaté qu’il n’était pas territorialement compétent pour connaître de ce litige. Il a donc ordonné le renvoi du dossier au Tribunal Administratif de Besançon, seul compétent pour statuer sur la contestation de l’ordonnance émanant du magistrat chargé des expertises de Dijon.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A, ressortissant congolais bénéficiaire de la protection subsidiaire depuis le 30 septembre 2022, qui demandait une injonction de lui délivrer sa carte de séjour pluriannuelle. Le tribunal a reconnu l'urgence, compte tenu du délai anormalement long et de la précarité subie par le requérant, mais a rejeté la demande principale. Il a estimé que la mesure sollicitée se heurtait à une contestation sérieuse, l'administration ne pouvant délivrer le titre sans l'attestation d'état civil de l'OFPRA, et a ordonné au préfet de convoquer M. A pour lui remettre une autorisation provisoire de séjour d'une durée de six mois, en application des articles L. 424-9 et L. 121-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre le classement sans suite de sa demande de titre de séjour par le préfet de l’Yonne. En cours d’instance, le préfet a délivré un récépissé à l’intéressée, puis le tribunal a invité Mme B à confirmer le maintien de sa requête en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. La requérante n’ayant pas répondu dans le délai imparti, elle est réputée s’être désistée. Par ordonnance, le tribunal donne acte de ce désistement.
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. D contestant l'arrêté du préfet de Saône-et-Loire du 23 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de cinq ans. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de la mesure d'éloignement.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution d'un permis de construire délivré par le maire de Tillenay pour la construction d'un garage de stationnement et de stockage. Les requérants, voisins immédiats, contestaient la légalité du permis en invoquant notamment l'absence de recours à un architecte et la violation des articles UD1 et UD13 du plan local d'urbanisme. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, la construction projetée ne constituant pas un entrepôt au sens du règlement et les obligations de plantation étant respectées. La demande a donc été rejetée, de même que les conclusions accessoires.
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C. Le requérant contestait le refus du préfet de Saône-et-Loire de renouveler son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. C n'avait pas sollicité le renouvellement de son récépissé et ne justifiait que d'une promesse d'embauche postérieure à la décision contestée. En conséquence, la demande de suspension et les conclusions accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme D, ressortissante tunisienne, qui demandait la délivrance d’un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, la requérante se bornant à évoquer un risque d’éloignement et une situation de précarité sans éléments concrets, alors qu’elle résidait en France depuis 2019 sans avoir tenté de régulariser sa situation. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance motivée, sans audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.