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Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 10 juin 2024 par lequel le préfet du Pas-de-Calais a suspendu le permis de conduire de Mme B pour six mois. La requérante invoquait l'urgence en raison de la nécessité de son permis pour son activité professionnelle et de l'absence de moyen de transport alternatif. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour Mme B d'établir qu'elle ne pouvait pas rejoindre son lieu de travail par un autre moyen de transport. La décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Nord refusant un regroupement familial. Après que le préfet a fait droit à sa demande, M. A s’est désisté de ses conclusions principales, ce dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. Le tribunal a condamné l’État à verser 500 euros à son avocate au titre des frais d’instance, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête en référé suspension de Mme A, qui contestait un permis de construire délivré par le maire de Lesquin pour un immeuble commercial et médical. La requérante invoquait plusieurs irrégularités du dossier de demande et une méconnaissance du plan local d'urbanisme intercommunal. Le juge des référés a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, sans même examiner la condition d'urgence. La décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, qui contestait le refus de délivrance d’une carte mobilité inclusion mention "stationnement" et le refus de reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé. La requérante n’a pas justifié avoir formé les recours administratifs préalables obligatoires prévus par le code de l’action sociale et des familles (articles R. 241-17-1 et R. 241-35), malgré une demande de régularisation restée sans réponse. En application des articles R. 412-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé l'arrêté du 29 juillet 2024 par lequel le préfet du Nord ordonnait le transfert de M. A, ressortissant guinéen, aux autorités espagnoles. La juridiction a retenu un défaut d'examen complet de la situation personnelle du requérant, le préfet n'ayant pas pris en compte un certificat médical faisant état d'une pathologie chronique sévère, communiqué avant l'édiction de la décision. La solution s'appuie sur l'obligation pour l'administration d'examiner l'opportunité de mettre en œuvre la clause discrétionnaire prévue à l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013. Il a été enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai d'un mois.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lille concerne la demande de suspension, par une attachée territoriale, de décisions de son employeur (le syndicat mixte du parc naturel régional des Caps et Marais d'Opale) refusant de reconnaître l'imputabilité au service d'un accident survenu le 21 mars 2023, ainsi que d'un titre de recettes pour un trop-perçu de rémunération de 5 800,47 euros. Le juge des référés rejette la demande de suspension du titre exécutoire comme irrecevable, car la contestation au fond de ce titre par la requérante a déjà suspendu son recouvrement en application de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales. Pour le surplus des conclusions, le juge constate que la condition d'urgence n'est pas établie, la requérante n'ayant pas justifié d'une atteinte grave et immédiate à sa situation, et rejette donc la requête par ordonnance sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a statué par ordonnance sur la requête de M. B A, qui contestait la décision du préfet de la zone de défense et de sécurité Nord du 8 novembre 2021 lui opposant la prescription quadriennale pour la période 2002-2007 concernant l’avantage spécifique d’ancienneté. Le tribunal a rejeté la requête en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, estimant que les questions de droit soulevées étaient identiques à celles déjà tranchées par un jugement définitif du même tribunal (n° 1910635 du 26 juin 2020). La solution retenue est donc le rejet de la demande d’annulation et d’injonction, sans examen au fond des moyens invoqués, notamment ceux tirés de la prescription quadriennale et de l’article 1er du premier protocole additionnel à la Convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet du Nord de délivrer à Mme A, ressortissante tunisienne, un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante avait sollicité ce renouvellement avant l'expiration de son titre, mais l'administration n'avait pas délivré le récépissé prévu à l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a retenu l'urgence, présumée en cas de demande de renouvellement, et l'utilité de la mesure, constatant que le préfet n'avait pas produit d'observations. L'injonction est assortie d'une astreinte de 150 euros par jour de retard, et l'État est condamné à verser 800 euros à Mme A au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme B A, qui contestait la décision du préfet lui opposant la prescription quadriennale pour le versement de l'avantage spécifique d'ancienneté (ASA) pour les années 2006 à 2010. Le tribunal a statué par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 6° du code de justice administrative, estimant que les questions de droit soulevées étaient identiques à celles déjà tranchées par un jugement définitif du même tribunal du 27 janvier 2021. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi l'application de la prescription quadriennale prévue par la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du renouvellement de titre de séjour de M. A, ressortissant afghan bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'intéressé disposait d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'en mars 2025, lui permettant de travailler et de circuler. La requête a été rejetée sans examen des moyens de légalité, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a été saisi par M. B A d’une demande de suspension de deux décisions implicites de refus de titre de séjour, nées du silence du préfet du Nord. Le juge a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, faute de preuve d’une demande de pièces complémentaires. Il a ensuite admis M. A au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire, mais a rejeté la demande de suspension au motif que la condition d’urgence n’était pas établie, le requérant ne justifiant pas d’une atteinte grave et immédiate à sa situation. La décision s’appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 422-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet du Nord de délivrer à M. A, ressortissant guinéen, un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour étudiant, et d'examiner sa demande sous trois mois. La condition d'urgence a été reconnue, car l'absence de récépissé empêchait l'intéressé de justifier de la régularité de son séjour, de travailler et de s'inscrire à l'université. La solution retenue s'appuie sur l'obligation de l'administration de délivrer un récépissé en application de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, un fonctionnaire de police, qui contestait la décision du préfet de la zone de défense et de sécurité Nord lui opposant la prescription quadriennale pour le versement de l'avantage spécifique d'ancienneté pour les années 2001 à 2011. Le tribunal a statué par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, estimant que la requête soulevait des questions de droit identiques à celles déjà tranchées par un jugement définitif du même tribunal. La solution retenue est que la prescription quadriennale, prévue par la loi du 31 décembre 1968, a été valablement opposée, le requérant n'ayant pas démontré une ignorance légitime de sa créance avant la publication des textes réglementaires en 2015 et 2016.
Le Tribunal administratif de Lille, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative par Mme A, ressortissante gabonaise, qui demandait la délivrance d'un récépissé ou d'une autorisation provisoire de séjour après avoir sollicité un changement de statut vers la mention "salarié". Le tribunal constate que le préfet du Nord a délivré à l'intéressée une autorisation provisoire de séjour le 5 septembre 2024, postérieurement à l'introduction de la requête. En conséquence, les conclusions à fin d'injonction sont devenues sans objet et il n'y a plus lieu d'y statuer. L'État est condamné à verser 800 euros à Mme A au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a statué par ordonnance sur la requête de M. B, fonctionnaire de police, contestant la décision du préfet de la zone de défense et de sécurité Nord du 26 octobre 2021 lui opposant la prescription quadriennale pour le versement de l'avantage spécifique d'ancienneté pour les années 2002 à 2010. Le tribunal a rejeté la requête en se fondant sur les dispositions du 6° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, estimant que les questions de droit soulevées étaient identiques à celles déjà tranchées par un jugement définitif du même tribunal du 26 juin 2020. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation et d'injonction, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur le fond des moyens invoqués, notamment ceux tirés de la méconnaissance de la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances publiques.
Le Tribunal Administratif de Lille rejette la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord l'assignation à résidence pour 45 jours. Le juge rappelle que, selon les articles L. 722-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'assignation à résidence peut être prononcée même en présence d'un recours suspensif contre une obligation de quitter le territoire français, dès lors que le délai de départ volontaire est expiré. La solution retenue est le rejet de la requête, le moyen tiré de l’absence de décision sur le recours préalable étant inopérant.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A, aide-soignante, qui contestait la décision du centre hospitalier universitaire de Lille limitant la prise en charge de ses soins après un accident de service à la date de consolidation de son état (11 février 2021). Le tribunal a jugé que cette décision, favorable à l’intéressée, ne lui faisait pas grief car elle n’excluait pas la possibilité de demander ultérieurement la prise en charge de soins liés à l’accident, sous réserve d’en justifier le lien direct et certain. La requête a été déclarée manifestement irrecevable pour défaut d’intérêt à agir, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions accessoires des parties ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait son transfert aux autorités allemandes et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision de transfert, fondée sur le règlement (UE) n° 604/2013, était légale, l'Allemagne ayant accepté sa reprise en charge. Il a également validé l'assignation à résidence, estimant qu'elle ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant haïtien, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 26 décembre 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, confirmant ainsi la légalité de la décision préfectorale.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. B contestant la suspension puis la radiation de son revenu de solidarité active (RSA) par le département du Pas-de-Calais. M. B soutenait s'être réinscrit à Pôle emploi et ne pas avoir fraudé, mais le tribunal a estimé que la suspension était justifiée par sa radiation des listes de demandeurs d'emploi, ce qui constitue un motif légitime au sens des articles L. 262-37 et L. 262-38 du code de l'action sociale et des familles. La décision du 1er décembre 2022 a donc été validée.