Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2411384(TA77-2411384)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par M. C, ressortissant nigérian réfugié, d’une demande de suspension de la décision implicite de refus de délivrance de sa carte de résident opposée par le préfet de Seine-et-Marne. Le juge a constaté que la condition d’urgence était présumée remplie pour un réfugié privé de titre de séjour et que le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 424-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, il a ordonné la suspension de l’exécution de la décision implicite de rejet et enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. C dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
N° TA77-2313684(TA77-2313684)
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A C, qui contestait la décision de la préfète du Val-de-Marne du 23 novembre 2023 classant sans suite sa demande de naturalisation pour défaut de production de pièces complémentaires. La requérante soutenait ne pas avoir été informée des mises en demeure, mais le tribunal a jugé que l'administration avait correctement notifié ces demandes via le téléservice, conformément à l'article 35 du décret n°93-1362 et à l'arrêté du 3 février 2023. Faute de consultation de son espace personnel dans le délai de quinze jours, les notifications étaient réputées valides, et Mme A C n'a pas démontré d'impossibilité de produire les pièces due à des circonstances imprévisibles.
N° TA77-2411378(TA77-2411378)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a modifié son ordonnance du 23 mai 2024 qui suspendait un refus de titre de séjour et enjoignait à la préfète du Val-de-Marne de réexaminer la demande de Mme C et de lui délivrer un récépissé. Constatant l'inexécution persistante de cette ordonnance, le juge a assorti l'injonction de deux astreintes : une de 100 euros par jour de retard pour la délivrance du récépissé, à compter de cinq jours après notification, et une de 50 euros par jour pour le réexamen, à compter d'un mois. La décision s'appuie sur les articles L. 521-4 du code de justice administrative et L. 131-1 et L. 131-14 du code des juridictions financières.
N° TA77-2309440(TA77-2309440)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. C, ressortissant ivoirien, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite de la préfète du Val-de-Marne rejetant sa demande de titre de séjour. Le requérant invoquait notamment un défaut de motivation, l’absence de saisine de la commission du titre de séjour, et une méconnaissance des articles L. 425-9, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de la requête, considérant que la décision implicite n’était pas illégale du seul fait de son défaut de motivation et que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. La solution retenue est donc le rejet de la demande d’annulation et des injonctions associées.
N° TA77-2411371(TA77-2411371)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi en référé suspension par une ressortissante marocaine contestant le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour "salarié". La préfète du Val-de-Marne a fait valoir que la requérante était convoquée pour déposer sa demande et obtenir un récépissé, ce qui a conduit le juge à constater un non-lieu à statuer sur la demande de suspension. Le tribunal a rejeté les conclusions relatives aux frais de justice, la requérante n'étant pas présente à l'audience pour les justifier. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative, notamment l'article L. 521-1.
N° TA77-2301226(TA77-2301226)
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A contestant le refus de la CAF du Val-de-Marne de lui accorder une remise de ses dettes de prime d'activité (5 129,25 € et 660,48 €). Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions subsidiaires de Mme A demandant un échelonnement de sa dette, car il n'appartient pas au juge administratif d'ordonner une telle mesure. Sur le fond, le tribunal a estimé que la bonne foi de Mme A n'était pas établie pour l'indu principal, car elle n'avait pas déclaré les revenus de son fils, et a constaté qu'elle ne démontrait pas sa précarité pour l'indu secondaire. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions, en application des articles L. 845-3 du code de la sécurité sociale et des principes régissant la compétence du juge administratif.
N° TA77-2411345(TA77-2411345)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par un ressortissant bangladais, réfugié depuis juin 2023, d’une demande de suspension de la décision implicite de refus de délivrance de sa carte de résident. Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales en référé suspension, ce dont le juge des référés lui a donné acte. En conséquence, l’exécution de la décision contestée n’a pas été suspendue. L’État (préfète du Val-de-Marne) a été condamné à verser 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2411316(TA77-2411316)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a suspendu la décision du président du conseil départemental de Seine-et-Marne refusant la conclusion d’un contrat « jeune majeur » à M. Barry, un ressortissant guinéen pris en charge par l’aide sociale à l’enfance avant sa majorité. Le juge a estimé que la condition d’urgence était remplie, le requérant risquant de perdre son logement et sa formation à sa majorité, et que le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 222-5 du code de l’action sociale et des familles était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La suspension a été ordonnée jusqu’à ce qu’il soit statué au fond sur la requête en annulation.
N° TA77-2402878(TA77-2402878)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté du 20 février 2024 de la préfète de l'Essonne lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a examiné et écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, l'erreur de fait, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que les moyens relatifs à l'absence de délai de départ volontaire et à l'interdiction de retour. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code des relations entre le public et l'administration, et les conventions internationales précitées.
N° TA77-2412302(TA77-2412302)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Melun rejette la requête en référé de M. A, ressortissant burkinabé, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge des référés rappelle que la condition d'urgence n'est présumée que pour les demandes de renouvellement de titre, et qu'il appartient au requérant de justifier de circonstances particulières dans les autres cas. En l'espèce, M. A n'établit aucune circonstance particulière justifiant une urgence, ayant attendu près d'un an après sa demande initiale et ne détaillant pas sa situation personnelle et professionnelle. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit besoin d'appliquer la procédure contradictoire.
N° TA77-2410740(TA77-2410740)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de rendez-vous opposée à Mme B par la préfète du Val-de-Marne. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante ayant attendu sept ans après son entrée en France pour solliciter un rendez-vous et n'ayant pas démontré de circonstances particulières justifiant une urgence à la date de la requête. En conséquence, la suspension de la décision et les injonctions sollicitées ont été refusées, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens relatifs au doute sérieux sur la légalité.
N° TA77-2410446(TA77-2410446)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête en référé de M. B, ressortissant haïtien, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour et de lui remettre un récépissé. Le juge a constaté que l'absence de renouvellement du récépissé après le 21 juillet 2024 révélait une décision implicite de rejet de sa demande, née en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, la demande en référé était dépourvue d'utilité et de nature à faire obstacle à l'exécution de cette décision administrative. La requête a été rejetée, le requérant étant invité à contester la légalité de la décision implicite par un recours en excès de pouvoir.
N° TA77-2405645(TA77-2405645)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A, ressortissante algérienne, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour le renouvellement de son certificat de résidence de dix ans. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie, car la requérante n'a pas démontré avoir renouvelé ses tentatives infructueuses d'obtenir un rendez-vous en ligne au-delà d'une seule démarche à une date indéterminée. En conséquence, la demande est jugée manifestement mal fondée et rejetée, sans qu'il soit besoin d'instruire ni d'audience.
N° TA77-2411733(TA77-2411733)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était amené à statuer sur la légalité de la décision implicite de refus de délivrance d'une carte de résident opposée à M. A, ressortissant tunisien reconnu réfugié. Le juge des référés a constaté que la condition d'urgence était présumée remplie pour un réfugié et que le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 424-1 et R. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux. Toutefois, il a prononcé un non-lieu à statuer, la préfète ayant convoqué l'intéressé pour renouveler son récépissé de demande de titre de séjour, ce qui privait d'objet la demande de suspension.
N° TA77-2411592(TA77-2411592)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi en référé suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, était amené à se prononcer sur la légalité du refus implicite de renouvellement du certificat de résidence algérien de dix ans opposé à M. C par la préfète du Val-de-Marne. En cours d’instance, la préfète a convoqué l’intéressé pour lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour, ce qui a conduit le juge à constater un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de suspension. La solution retenue repose sur l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA77-2411375(TA77-2411375)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension des décisions de refus de titre de séjour, d'obligation de quitter le territoire français et de fixation du pays de destination prises par la préfète du Val-de-Marne le 13 août 2024 à l'encontre de M. A, ressortissant sénégalais. Le juge des référés a constaté que la condition d'urgence était présumée satisfaite, le requérant ayant demandé le renouvellement de son titre de séjour, et a retenu l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté, notamment en raison de la méconnaissance de l'autorité de la chose jugée par le jugement du 20 décembre 2023 du même tribunal, qui avait annulé un précédent refus et enjoint à la préfète de délivrer un titre de séjour. En conséquence, la suspension des effets de l'arrêté du 13 août 2024 a été ordonnée, et il a été enjoint à la préfète de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail à M. A, sous astre
N° TA77-2402286(TA77-2402286)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante marocaine, épouse de Français, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un récépissé en l'absence de réponse à sa demande de renouvellement de titre de séjour. Postérieurement à la requête, l'administration a délivré à l'intéressée une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 29 mai 2024. Le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales, la mesure sollicitée étant devenue sans objet, et a rejeté les conclusions accessoires tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2313171(TA77-2313171)
Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision implicite de la préfète du Val-de-Marne refusant de délivrer un passeport à M. B. La juridiction a retenu que cette décision était illégale en raison d’un défaut de motivation, l’administration n’ayant pas répondu à la demande de communication des motifs formulée par l’intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la demande de M. B dans un délai d’un mois et a condamné l’État à lui verser 1 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA77-2308279(TA77-2308279)
Le Tribunal Administratif de MELUN a annulé la décision implicite de rejet du préfet de Seine-et-Marne refusant la délivrance d’un titre de séjour à Mme D, ressortissante albanaise. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant. Le tribunal a retenu le moyen tiré du défaut de motivation, le préfet n’ayant pas communiqué les motifs de sa décision implicite dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressée, en violation des articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration.
N° TA77-2307213(TA77-2307213)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, de nationalité algérienne, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 8 mars 2023 lui retirant son certificat de résidence de dix ans et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, en estimant que la notification de l'arrêté n'était pas régulière. Sur le fond, il a jugé que le préfet avait pu légalement retirer le titre de séjour sur le fondement de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, dès lors que la vie commune avec son époux avait cessé avant la délivrance du titre, ce qui constituait un motif de retrait. Les moyens soulevés par Mme A, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation, ont été écartés.