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Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A, ressortissant surinamien, contestant l'arrêté du préfet de la Vienne du 29 mai 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait pas les articles L. 423-7 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et que l'obligation de quitter le territoire français ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. A, incluant l'annulation, l'injonction et les frais de justice.
Cette décision du Tribunal Administratif de Poitiers (2ème chambre) rejette l'opposition formée par M. B C contre une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales de la Vienne pour le recouvrement d'un indu d'aide personnelle au logement de 2 723 euros. Le tribunal retient deux motifs d'irrecevabilité : d'une part, la requête est tardive car introduite plus de quinze jours après la signification de la contrainte, en méconnaissance de l'article R. 133-3 du code de la sécurité sociale. D'autre part, M. C n'a pas exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès de la commission de recours amiable, conformément à l'article R. 825-1 du code de la construction et de l'habitation, ce qui le prive du droit de contester le bien-fondé de l'indu à l'occasion de l'opposition.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par la SAS CAS de l'Abbaye Le Clou d'un recours en excès de pouvoir contre les décisions implicites de rejet du préfet de la Charente-Maritime refusant deux permis de construire pour une centrale agri-solaire. La requérante invoquait notamment le défaut de motivation des décisions implicites, faute de réponse à sa demande de communication des motifs. Le tribunal a annulé ces décisions, jugeant que le préfet n'avait pas communiqué les motifs dans le délai d'un mois suivant la demande, ce qui entachait les refus d'illégalité, en application des articles L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration et L. 424-3 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de la SARL Technique Solaire Invest 54 contestant l'arrêté du préfet de la Vienne du 28 juillet 2023 refusant un permis de construire pour un parc photovoltaïque à Antran. Le tribunal a jugé que le refus fondé sur l'atteinte aux paysages, en application de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme, était justifié, le projet étant situé dans un site naturel remarquable et visible depuis les alentours. Il a également écarté le moyen tiré d'une erreur d'appréciation concernant l'incompatibilité avec l'activité agricole. La demande d'injonction et les conclusions au titre des frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la demande de M. B tendant à obtenir la remise gracieuse d’un solde de 219 euros sur un trop-perçu d’aide personnelle au logement pour juillet et août 2021. Le juge a rappelé que, sur le fondement des articles L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, une remise peut être accordée en cas de bonne foi ou de précarité. Si la bonne foi n’était pas contestée, le requérant n’a pas apporté d’éléments probants sur sa situation financière actuelle pour démontrer une précarité justifiant une remise supplémentaire. Le moyen tiré du bien-fondé de l’indu a été écarté comme inopérant dans le cadre d’une demande de remise gracieuse.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme B A, qui contestait le refus du préfet de la Charente-Maritime de lui délivrer un permis de pêche à pied professionnel. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la décision ayant été signée par une autorité bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que l'administration n'était pas tenue de solliciter d'office les données d'affiliation sociale auprès de la MSA ou de l'ENIM, car la procédure d'échange prévue par les articles L. 113-12 et suivants du code des relations entre le public et l'administration ne s'applique pas en l'espèce. En conséquence, le refus fondé sur le défaut de justification de l'affiliation à un régime de protection sociale, exigée par l'article R. 921-69 du code rural et de la pêche maritime, n'est pas entaché d'erreur d'appréciation.
Le Tribunal administratif de Poitiers a été saisi par M. A, surveillant pénitentiaire, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du garde des sceaux refusant sa demande de mutation pour rapprochement familial. Le requérant invoquait une erreur manifeste d’appréciation, se prévalant de sa situation familiale et de son rang de priorité. En cours d’instance, M. A s’est désisté de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, sans examiner le fond du litige.
Le Tribunal Administratif de Poitiers (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme B Germain, conseillère pénitentiaire d'insertion et de probation (CPIP), qui contestait la nomination d'un agent sur un poste à Libourne. La requérante soutenait une irrégularité de procédure faute de publicité de la vacance et une erreur de droit, estimant qu'un fonctionnaire aurait dû être recruté. Le tribunal a jugé que l'administration pouvait pourvoir le poste par la voie du concours, et non par mutation, et que l'obligation de publicité prévue à l'article 61 de la loi du 11 janvier 1984 n'était pas applicable en l'espèce. Il a également constaté que le poste avait été pourvu par titularisation d'une lauréate de concours, et non par recrutement d'un agent contractuel, ce qui écarte la violation de l'article 3 de la loi du 13 juillet 1983.
Le Tribunal administratif de Poitiers a statué sur la demande de Mme A, qui sollicitait une remise gracieuse sur un trop-perçu d'aide personnelle au logement de 759 euros. Le tribunal a annulé les décisions de remises partielles de la CAF de la Vienne et accordé une remise supplémentaire de 25% (soit 430,25 euros), en application des articles L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale. Cette solution a été retenue en raison de la bonne foi non contestée de la requérante et de sa situation de précarité avérée (arrêt maladie, chômage du concubin). Le surplus de sa demande a été rejeté.
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la demande de remise gracieuse de Mme A, décédée en cours d’instance et représentée par sa fille, concernant une dette de 1 129,21 euros pour un trop-perçu d’aide personnelle au logement. La requérante invoquait sa situation de précarité, mais le tribunal a estimé que la condition de bonne foi n’était pas remplie en raison d’omissions déclaratives répétées et d’un défaut de signalement spontané d’un changement de situation professionnelle de son fils. La solution retenue se fonde sur l’article L. 553-2 du code de la sécurité sociale, applicable via l’article L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation, qui subordonne la remise à la précarité et à la bonne foi du débiteur.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A, ressortissant albanais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Vienne refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la secrétaire générale bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que l'erreur matérielle du préfet sur un certificat de scolarité n'était pas de nature à entacher la décision d'illégalité, le requérant n'ayant pas sollicité un titre en qualité d'étudiant. La décision s'appuie sur les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme C, qui contestait le refus du département de la Charente de lui attribuer une allocation mensuelle de 200 euros au titre de l’aide sociale à l’enfance. La requérante soutenait que d’autres charges courantes devaient être déduites de ses ressources pour établir son éligibilité. Le tribunal a jugé que les charges déductibles sont limitativement énumérées par le règlement départemental d’action sociale et que les dépenses invoquées (nourriture, transports, assurances) n’en font pas partie. Constatant que les ressources nettes du foyer excédaient de 331 euros le plafond applicable, le tribunal a estimé que le président du conseil départemental n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation. La requête a été rejetée sans qu’il soit nécessaire d’examiner sa recevabilité.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B A, ressortissant albanais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Vienne du 9 décembre 2022 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, le signataire disposant d'une délégation régulière. Il a jugé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait pas les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. A ne justifiant pas de liens personnels et familiaux suffisamment intenses en France et pouvant reconstituer sa cellule familiale en Albanie. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination, fondées sur ce refus légal, ont été validées.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme A, ressortissante gambienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Vienne. Le tribunal a estimé que la requérante ne justifiait pas de liens personnels et familiaux suffisamment anciens et stables en France pour bénéficier d'une carte "vie privée et familiale" sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que l'état de santé de Mme A ne remplissait pas les conditions de l'article L. 425-9 du même code, en l'absence de preuve de l'impossibilité d'accéder à des soins appropriés en Gambie. Par conséquent, la décision de refus de séjour étant légale, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de renvoi ont été maintenues.
Le Tribunal Administratif de Poitiers (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme A, ressortissante albanaise, qui contestait un arrêté préfectoral du 9 décembre 2022 refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la secrétaire générale de la préfecture bénéficiant d'une délégation régulière. Sur le fond, il a jugé que le refus de séjour ne méconnaissait pas les dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la requérante ne justifiant pas de liens personnels et familiaux suffisamment intenses et stables en France. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination, dépourvues de base légale selon la requérante, ont été validées.
Le Tribunal Administratif de Poitiers rejette la demande de M. B qui sollicitait la remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 2 092,78 euros, résultant de l’absence de déclaration de sa pension de retraite. Le juge estime que, même en supposant sa bonne foi, M. B ne démontre pas une situation de précarité suffisante pour justifier une remise supplémentaire, après une remise partielle de 25% déjà accordée par la CAF. La décision est fondée sur les articles L. 842-1, L. 843-1, R. 846-5 et L. 845-3 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de Mme B, qui sollicitait la remise gracieuse totale du solde d'un trop-perçu de prime d'activité de 154,82 euros. La requérante contestait le bien-fondé de l'indu, mais le tribunal a jugé ce moyen inopérant car la contestation du refus de remise gracieuse ne permet pas de remettre en cause la légalité de la décision de récupération initiale. Sur le fond, le tribunal a estimé que, malgré la bonne foi non contestée de Mme B, elle n'apportait pas la preuve d'une situation de précarité suffisante pour justifier une remise supplémentaire au-delà des 25% déjà accordés par la CAF. La décision se fonde sur les articles L. 842-1, L. 843-1, L. 845-3 et R. 846-5 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la demande de Mme B, qui sollicitait une remise gracieuse supplémentaire sur un indu de prime d'activité de 999,18 euros, après qu'une remise partielle de 50% lui avait déjà été accordée par la CAF de la Vienne. Statuant en plein contentieux, le juge a estimé que Mme B, qui invoquait des difficultés financières liées à une baisse de revenus, n'établissait pas une situation de précarité suffisante pour justifier une remise complémentaire, conformément à l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale. La requête a donc été rejetée, et les conclusions de la CAF au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. C contestant une contrainte émise par la CAF pour le recouvrement d’un indu de prime d’activité et d’aide exceptionnelle de solidarité. Le juge a estimé que l’erreur de la CAF, qui avait pris en compte les déclarations erronées de l’employeur plutôt que celles du requérant, était sans incidence sur la légalité de la contrainte. Il a également relevé que M. C n’avait pas répondu au courrier de contrôle préalable de la CAF. La solution est fondée sur l’article L. 161-1-5 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné la demande de Mme A, qui sollicitait une remise gracieuse supplémentaire sur un indu de prime d'activité de 1 521,63 euros (solde de 1 141,22 euros après une première remise partielle de 25%). La requérante invoquait sa bonne foi et sa situation financière précaire. Le tribunal a fait application des articles L. 845-3 et suivants du code de la sécurité sociale, qui permettent une remise en cas de bonne foi ou de précarité. Constatant la bonne foi non contestée de Mme A et sa situation financière difficile (faibles revenus et charges élevées), le tribunal a annulé la décision de remise partielle et lui a accordé une remise supplémentaire de 25% de la dette initiale, soit 380,41 euros, rejetant le surplus de ses conclusions.