Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon

12 574 décisions disponibles — page 264/629

DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

N° TA83-2402598(TA83-2402598)

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C épouse D. Celle-ci demandait la suspension de la décision du 8 juillet 2024 rejetant le renouvellement de l'autorisation d'instruction dans la famille pour son fils mineur. Le tribunal a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la scolarisation en établissement ne constituant pas en soi une situation d'urgence, et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée n'était établi. La requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2402455(TA83-2402455)

Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 531-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de l'Établissement public foncier de Provence Alpes Côte d'Azur (EPF PACA). Cette demande visait à faire constater l'état des biens immobiliers mitoyens avant le début d'opérations de démolition sur la "Friche Verlaque" à Sanary-sur-Mer. Le juge a désigné un expert avec pour mission de dresser un constat de l'état des lieux avant et après travaux, afin de prévenir d'éventuels litiges. La demande de l'EPF PACA relative à la charge des dépens a été rejetée, cette question relevant d'une décision ultérieure du tribunal.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

N° TA83-2402437(TA83-2402437)

Le Tribunal administratif de Toulon, saisi par la SCEA Lang d’un recours en excès de pouvoir contre deux décisions du directeur départemental des finances publiques du Var refusant l’aide « gaz et électricité » prévue par le décret n° 2022-967 du 1er juillet 2022, s’est déclaré incompétent territorialement. En application des articles R. 351-3 et R. 312-10 du code de justice administrative, il a estimé que le litige, relatif à une législation régissant les activités professionnelles, relevait de la compétence du tribunal administratif dans le ressort duquel se trouve l’exploitation de la requérante, située en Gironde. Par ordonnance du 19 août 2024, il a transmis l’affaire au Tribunal administratif de Bordeaux.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA83-2402673(TA83-2402673)

Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par M. A B d’une requête visant à faire cesser les poursuites pour le recouvrement d’amendes pénales, obtenir le remboursement de frais bancaires et réparer un préjudice moral. Par une ordonnance du 19 août 2024, le président de la 3ème chambre a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente. Il a estimé que le litige, portant sur l’exécution d’amendes pour infractions pénales, relève de la compétence des juridictions judiciaires et non de l’ordre administratif. Cette décision est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2402687(TA83-2402687)

Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du préfet du Var refusant de délivrer une carte de résident à M. A. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, le requérant n’ayant pas démontré de lien direct entre la durée de son titre de séjour et le refus de prêt immobilier allégué. La requête a été jugée irrecevable sur le fondement des articles L. 521-1 et R. 522-1 du code de justice administrative. Aucun texte du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile n’a été appliqué au fond.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

N° TA83-2402658(TA83-2402658)

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du préfet du Var du 5 juillet 2024 accordant le concours de la force publique pour l'expulsion de Mme A. Le juge a constaté une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale et au droit au logement, dès lors que Mme A était co-titulaire du bail et qu'aucun jugement d'expulsion n'avait été prononcé à son encontre. La condition d'urgence a été reconnue en raison de l'expulsion imminente. Cette décision s'appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et 1751 du code civil.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2402667(TA83-2402667)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête en référé liberté de Mme A, professeure des écoles, qui demandait le rétablissement de son traitement sous astreinte. Saisi sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante d'apporter des précisions suffisantes sur sa situation financière et ses charges. La suspension de sa rémunération étant intervenue en juin 2024, l'absence de circonstances particulières justifiant une intervention à très bref délai a conduit au rejet de la demande, en application de l'article L. 522-3 du même code.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA83-2402586(TA83-2402586)

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a annulé l'arrêté du 26 juillet 2024 par lequel le préfet du Var obligeait M. A, ressortissant algérien, à quitter le territoire français sans délai. Le juge a retenu une erreur de fait et un défaut d'examen sérieux, le préfet s'étant fondé à tort sur une entrée irrégulière alors que M. A justifiait d'un visa valide. En conséquence, les décisions de refus de délai de départ volontaire et de fixation du pays de destination ont également été annulées. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour et de mettre fin à l'assignation à résidence, sur le fondement des articles L. 611-1 et L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirNON_LIEU

N° TA83-2402563(TA83-2402563)

Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de Mme B tendant à obtenir la délivrance d’un certificat d’immatriculation. Le ministre de l’intérieur a en effet justifié que la demande d’immatriculation avait été validée le 9 août 2024, rendant la requête sans objet. En revanche, l’État a été condamné à verser 500 euros à la requérante au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du même code.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2402533(TA83-2402533)

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 10 juillet 2024 du maire de Puget-sur-Argens ordonnant la fermeture au public d’un showroom automobile pour non-conformités aux règles de sécurité incendie (issues de secours et désenfumage). Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, la société requérante ne justifiant pas d’une atteinte suffisamment grave et immédiate à ses intérêts. La décision s’appuie sur les dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative et du code de la construction et de l’habitation.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2402532(TA83-2402532)

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 28 juin 2024 par laquelle le directeur général de l'ARS Provence-Alpes-Côte d'Azur et le président du conseil départemental du Var ont désigné un administrateur provisoire au sein de l'EHPAD "l'Héliotrope" pour une durée de six mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'établissant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à ses intérêts ou à la continuité du service, et qu'aucun des moyens soulevés (défaut de précision de la mission, vice de procédure contradictoire, erreur de droit et d'appréciation) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles, notamment l'article L. 313-14.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA83-2402515(TA83-2402515)

Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a été saisi par une assistante socio-éducative du département du Var pour suspendre un arrêté du 4 mars 2024 prononçant une retenue sur traitement pour absence de service fait. En défense, le département a fait valoir que cet arrêté avait été retiré le 7 août 2024, ce qui a conduit le juge à constater un non-lieu à statuer sur la demande de suspension. Toutefois, le tribunal a condamné le département à verser 500 euros à la requérante au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, en raison des circonstances particulières de l'espèce.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2402512(TA83-2402512)

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 29 mai 2024 par laquelle le directeur du centre hospitalier intercommunal Toulon - La Seyne-sur-Mer (CHITS) a prononcé une exclusion temporaire de fonctions de deux ans à l'encontre de M. A, agent d'entretien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu du délai entre la décision et le recours, et de l'absence de justification de difficultés financières graves et immédiates. La solution retenue est fondée sur l'appréciation concrète de l'urgence, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens relatifs à la légalité de la sanction.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2402450(TA83-2402450)

Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 8 juillet 2024 par laquelle la rectrice de l’académie de Nice a refusé à une enseignante l’autorisation de cumul d’activité accessoire de graphothérapie. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie, faute pour la requérante de justifier d’une atteinte grave et immédiate à sa situation malgré l’investissement personnel allégué. La solution retenue est le rejet de la requête, sans examen des autres moyens soulevés.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2402417(TA83-2402417)

Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 8 juillet 2024 par laquelle la commission de l'académie de Nice a refusé l'autorisation d'instruction dans la famille pour le fils des requérants. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la décision contestée ne privant pas l'enfant de son droit à l'instruction et les requérants ne démontrant pas le caractère préjudiciable d'une scolarisation en établissement. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2402670(TA83-2402670)

Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exécution des poursuites pour amendes pécuniaires formée par M. C. Le juge a estimé que le litige, portant sur la prescription de faits constitutifs d'infractions pénales, relevait de la compétence des juridictions judiciaires et non de l'ordre administratif. En conséquence, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2402558(TA83-2402558)

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant par ordonnance, a rejeté comme tardive la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 9 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français avec une interdiction de retour d'un an. La notification de cet arrêté, effectuée par voie administrative le 9 juillet 2024, mentionnait un délai de recours de quarante-huit heures, conformément à l'article R. 776-2 du code de justice administrative. La requête, enregistrée le 31 juillet 2024, était hors de ce délai, et la mention d'un délai de sept jours dans une notification ultérieure (assignation à résidence du 22 juillet 2024) était sans incidence. Le juge a donc appliqué les articles R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 776-5 du code de justice administrative pour constater l'irrecevabilité manifeste du recours.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2402434(TA83-2402434)

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire de Grimaud du 25 juillet 2024 interdisant l'ouverture au public du cirque "Medrano". La société requérante invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment pour défaut de procédure contradictoire et erreurs de fait. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était, en l'état de l'instruction, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur l'urgence. La demande a été rejetée et la société requérante condamnée à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirAUTRE

N° TA83-2402660(TA83-2402660)

Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a fait droit à la demande de la maire de Toulon fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. En raison du risque de chute d'éléments de maçonnerie d'un immeuble appartenant à la SCI Claune, le juge a désigné un expert pour examiner le bâtiment dans les 24 heures et proposer des mesures de sécurité. La mission de l'expert inclut l'évaluation du péril et la proposition de mesures provisoires, conformément à la procédure d'urgence prévue par le code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA83-2303836(TA83-2303836)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté les requêtes de Mme B contestant deux titres exécutoires émis par le département du Var pour des indus de revenu de solidarité active (RSA). La requérante invoquait des vices de forme (défaut de signature et de motivation) et contestait le bien-fondé des indus, arguant avoir répondu aux demandes de la CAF et sollicitant le droit à l'erreur ainsi qu'une remise gracieuse. Le tribunal a jugé que les titres exécutoires étaient réguliers et que l'indu était fondé, Mme B n'ayant pas déclaré sa qualité de propriétaire ni les loyers perçus, et n'ayant pas démontré sa bonne foi. La solution retenue s'appuie notamment sur les articles L.1617-5 du code général des collectivités territoriales et L.123-1 du code des relations entre le public et l'administration.

Résumé IA