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AccueilJurisprudenceTribunal Administratif de Poitiers

Jurisprudence — Tribunal Administratif de Poitiers

8 854 décisions disponibles — page 201/443

DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA86-2201022(TA86-2201022)

Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par le préfet de la Charente-Maritime d'un déféré en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de La Tremblade pour un bâtiment de stockage ostréicole. Le tribunal a soulevé d'office l'irrecevabilité du recours pour défaut de notification du recours gracieux préalable au titulaire de l'autorisation, en application de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. Le préfet n'ayant pas justifié de cette notification malgré une invitation à régulariser, le recours gracieux n'a pas prorogé le délai de recours contentieux. En conséquence, le déféré du préfet a été rejeté comme irrecevable.

19 septembre 2024Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA86-2201337(TA86-2201337)

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de la MACIF, subrogée dans les droits de la SARL SUPER KEBAB, qui sollicitait la condamnation du SDIS de la Charente pour des manquements lors de l'intervention sur un incendie le 23 octobre 2018. La MACIF soutenait que les pompiers n'avaient pas correctement surveillé les lieux, permettant une reprise du feu le lendemain ayant détruit l'immeuble. Le tribunal a jugé qu'aucune faute n'était établie, considérant que les opérations de contrôle et de surveillance étaient adaptées au caractère limité du sinistre initial, sans élément objectif alertant sur un risque de reprise. La solution s'appuie sur l'article L. 1424-2 du code général des collectivités territoriales, qui impose une obligation de moyens aux services d'incendie, et sur l'absence de preuve d'un manquement ayant aggravé les dommages.

19 septembre 2024Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA86-2201766(TA86-2201766)

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de la rectrice de retirer une sanction d'exclusion de six mois prononcée en 2019 pour plagiat. Le tribunal a jugé que la procédure disciplinaire, engagée avant la réforme de 2019, conservait son caractère juridictionnel, rendant la demande de retrait irrecevable. Il a également écarté les moyens d'insuffisance de motivation, d'erreur de fait et de droit, et a rejeté la demande d'indemnisation pour défaut de faute de l'administration. La décision s'appuie sur les articles L. 712-6-2 et R. 712-43 du code de l'éducation, ainsi que sur les dispositions transitoires de la loi du 6 août 2019.

19 septembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA86-2202043(TA86-2202043)

Le Tribunal Administratif de Poitiers a annulé l'arrêté du maire de Saint-Georges-de-Didonne du 6 mai 2022 s'opposant à la déclaration préalable de la société TDF pour l'installation d'un pylône de téléphonie mobile. Le tribunal a jugé que le maire ne pouvait légalement fonder son opposition sur le non-respect de l'obligation d'information préalable du public prévue par l'article L. 34-9-1 du code des postes et des communications électroniques, cette obligation n'étant pas au nombre des motifs d'urbanisme pouvant justifier un refus. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté d'opposition et de la décision de rejet du recours gracieux, en application des articles L. 424-1 et R. 424-1 du code de l'urbanisme.

19 septembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA86-2203034(TA86-2203034)

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme A, étudiante en master 2, qui contestait sa déclaration de défaillance aux épreuves du quatrième semestre et le refus de redoublement. Le tribunal a jugé que la remise tardive du rapport de stage, sept jours avant la soutenance, avait empêché les évaluateurs d'en prendre connaissance, justifiant ainsi la décision du jury. Il a également estimé que le refus de redoublement n'était pas entaché d'erreur de droit, les dispositions du règlement des examens ne prévoyant pas un droit automatique au redoublement. La requête a été rejetée sur le fondement du code de l'éducation et du code de justice administrative.

19 septembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA86-2203179(TA86-2203179)

Le Tribunal Administratif de Poitiers a annulé la décision du 2 août 2022 par laquelle le préfet de la Vienne avait retiré son titre de séjour à M. B, ressortissant russe résidant en France depuis l’âge de douze ans. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur d’appréciation en considérant que la présence de M. B constituait une menace pour l’ordre public, au sens de l’article L. 432-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a relevé le caractère isolé et ancien des faits reprochés, l’absence de condamnation récente significative, ainsi que l’insertion sociale et professionnelle du requérant. La décision a également été jugée contraire aux stipulations de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.

19 septembre 2024Résumé IA
DécisionAutorisationREJETE

N° TA86-2300051(TA86-2300051)

Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. Floc'h demandant l'annulation de l'arrêté du maire de Saint-Sulpice-de-Royan du 3 janvier 2023. Cet arrêté s'opposait à sa déclaration préalable pour la création d'un logement supplémentaire, au motif que le projet ne respectait pas les règles du plan local d'urbanisme (PLU) relatives aux places de stationnement (article 2.1.1) et à l'implantation des constructions par rapport aux limites séparatives (article 2.2.1.2). Le tribunal a jugé que ces deux motifs étaient légalement fondés, rejetant les arguments de M. Floc'h sur l'impossibilité de créer des places de stationnement ou le caractère démontable de l'escalier. Enfin, le tribunal a rejeté les conclusions reconventionnelles de la commune visant à ordonner la remise en état des lieux, celles-ci étant irrecevables dans le cadre d'un recours pour excès de pouvoir.

19 septembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA86-2301552(TA86-2301552)

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme B, ressortissante ivoirienne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 28 mars 2023 refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de violation du droit d'être entendu, ce dernier étant inopérant car l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE ne s'applique pas aux États membres. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans que le jugement ne précise l'examen des autres moyens soulevés (vie privée et familiale, intérêt de l'enfant, etc.) dans cet extrait.

19 septembre 2024Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA86-2400879(TA86-2400879)

Le Tribunal administratif de Poitiers a examiné la requête de Mme B, reconnue prioritaire pour un logement d'urgence par la commission de médiation de la Charente le 18 janvier 2024. Bien que la requête ait été introduite avant l'expiration du délai de trois mois imparti à l'État pour proposer un logement, elle a été régularisée par l'écoulement du temps. Le tribunal a constaté que le préfet avait finalement proposé un logement le 28 mai 2024, que Mme B a refusé car elle avait trouvé un logement par ses propres moyens, ce qui équivaut à une renonciation à ses conclusions à fin d'injonction. En application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, la requête a été rejetée, seule l'aide juridictionnelle provisoire étant accordée.

19 septembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA86-2402365(TA86-2402365)

Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de M. D visant à suspendre la décision du jury de l'université de Poitiers du 25 juin 2024 prononçant son ajournement en deuxième année de DEUG STAPS. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. D avait connaissance depuis le début de l'année du système de "compétences bloquantes" et qu'il lui appartenait de s'y préparer. En outre, aucun doute sérieux n'a été retenu sur la légalité de la décision, le jury ayant été régulièrement composé et les modalités de contrôle des connaissances ayant été publiées. Les textes appliqués incluent le code de l'éducation et le code de justice administrative.

19 septembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA86-2402348(TA86-2402348)

Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 5 avril 2024 par lequel la maire de Poitiers a délivré un permis de construire modificatif pour une maison d'habitation. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie, les moyens soulevés par le requérant portant sur des aspects du projet non modifiés par l'autorisation contestée. En outre, aucun des moyens invoqués, tirés notamment de la méconnaissance des règles du PLUi et du PPRI, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

19 septembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA86-2402285(TA86-2402285)

Le Tribunal administratif de Poitiers a été saisi par Mme B, ressortissante gabonaise, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Gironde du 6 août 2024 ordonnant son transfert aux autorités allemandes, responsables de l’examen de sa demande d’asile en application du règlement UE n° 604/2013. En cours d’instance, le préfet a retiré cet arrêté par une décision du 17 septembre 2024. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, devenues sans objet, et a rejeté les conclusions aux fins d’injonction. Il a condamné l’État à verser 900 euros à l’avocate de Mme B au titre des frais d’instance, sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

19 septembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA86-2200748(TA86-2200748)

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. C B, détenu à la maison centrale de Saint-Martin-de-Ré, qui contestait la décision du 1er mars 2022 prolongeant son placement à l'isolement. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de vice de forme, jugeant que la décision était signée par une autorité disposant d'une délégation régulière et qu'elle comportait les mentions requises par l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également rejeté le moyen tiré de la méconnaissance des droits de la défense, estimant que la procédure prévue à l'article R. 57-7-64 du code de procédure pénale avait été respectée. Enfin, le tribunal a considéré que la prolongation de l'isolement était justifiée au regard des éléments du dossier, sans erreur d'appréciation.

19 septembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA86-2200541(TA86-2200541)

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de la SCI La Chenaie, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 25 janvier 2022 par lequel le maire de Royan ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de M. A pour la reconstruction d'une clôture mitoyenne. Le tribunal a jugé que la déclaration préalable pouvait être déposée par un seul copropriétaire, sous réserve de fraude, et que les travaux de reconstruction d'une clôture effondrée ne nécessitaient pas de permis de démolir. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 423-1 et R. 421-28 du code de l'urbanisme.

19 septembre 2024Résumé IA
DécisionPlein contentieuxINJONCTION

N° TA86-2200377(TA86-2200377)

Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par M. B d’une demande d’indemnisation pour une infection nosocomiale contractée suite à une opération du pied gauche au CHU de Poitiers le 28 août 2019, ayant conduit à une amputation. Le tribunal a retenu la responsabilité de plein droit du CHU sur le fondement du I de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique, en l’absence de preuve d’une cause étrangère. Il a condamné l’établissement à verser à M. B une somme totale de 13 470 euros en réparation de ses préjudices (souffrances, préjudice esthétique, déficit fonctionnel temporaire et permanent). La CPAM du Puy-de-Dôme a également obtenu le remboursement de ses débours, soit 14 027,92 euros, assortis des intérêts légaux et d’une indemnité forfaitaire de gestion.

19 septembre 2024Résumé IA
DécisionPlein contentieuxPARTIEL

N° TA86-2200366(TA86-2200366)

Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par M. C et Mme B, propriétaires d’un moulin hydraulique, afin d’engager la responsabilité du SIVU de la Vallée de la Dive et de la commune de Moncontour pour défaut d’entretien d’une vanne à clapet, causant des pertes de production électrique et des préjudices matériels et moraux. Le tribunal a rejeté l’ensemble de leurs demandes, estimant que les défendeurs avaient pris des mesures conservatoires suffisantes et que le lien de causalité direct entre les désordres et une éventuelle carence fautive n’était pas établi, les dommages pouvant résulter de l’érosion naturelle ou du comportement des requérants. La solution retenue s’appuie sur les principes de la responsabilité contractuelle et pour défaut d’entretien normal d’un ouvrage public, sans application de textes spécifiques autres que le code de justice administrative.

19 septembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA86-2200271(TA86-2200271)

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de la commune d'Ivry-sur-Seine, qui demandait l'annulation d'un arrêté du maire des Mathes-La Palmyre refusant une autorisation de construire pour un double classement ERP (types R et O) de son centre de vacances. La juridiction a accueilli la fin de non-recevoir soulevée en défense, fondée sur l'absence de qualité du maire d'Ivry-sur-Seine pour agir en justice au nom de la commune, faute de délibération ou délégation du conseil municipal conformément aux articles L. 2132-1, L. 2132-2 et L. 2122-22 du code général des collectivités territoriales. La requête a donc été déclarée irrecevable sans examen au fond.

19 septembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA86-2200156(TA86-2200156)

Le Tribunal Administratif de Poitiers (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme Jocelyne Bailière, conseillère technique de service social, qui contestait l'arrêté du 7 janvier 2022 prolongeant son congé de maladie ordinaire. La requérante soutenait notamment que l'arrêté était entaché d'incompétence de son auteur, d'une irrégularité dans la composition de la commission de réforme (absence de médecin spécialiste), d'une méconnaissance du principe du contradictoire et d'une erreur de qualification juridique des faits. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire disposant d'une délégation régulière. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, sur la base des dispositions de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983, de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 et du décret n° 86-442 du 14 mars 1986.

19 septembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA86-2200147(TA86-2200147)

Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné deux requêtes de la société Free Mobile concernant l’implantation d’une station relais de téléphonie mobile à Vouillé. Dans la première affaire, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur la demande d’annulation de l’arrêté du 26 novembre 2021, car un arrêté du 16 mars 2022 avait ultérieurement accordé à la société une autorisation équivalente. Dans la seconde affaire, le tribunal a annulé la décision du 22 août 2022 par laquelle le maire s’était opposé au raccordement électrique de la station, jugeant que ce refus était illégal. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’urbanisme et du code de justice administrative.

19 septembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA86-2000737(TA86-2000737)

Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant après un sursis à statuer, rejette la requête de M. B contre la délibération du conseil municipal de Vouharte du 20 janvier 2020. Le tribunal judiciaire d'Angoulême ayant qualifié le chemin du Pré de la Cour de chemin rural appartenant au domaine privé de la commune, le tribunal administratif estime que l'appel interjeté par M. B n'a pas d'effet suspensif et ne justifie pas de prolonger le sursis. En conséquence, le moyen unique tiré de l'absence de caractère de chemin rural est écarté, et la délibération est validée.

19 septembre 2024Résumé IA
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