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Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme A et M. B, qui demandaient, sous astreinte, leur relogement adapté à leur situation de handicap. La commission de médiation avait reconnu Mme A comme prioritaire et devant être logée en urgence le 29 août 2023. Le tribunal a constaté que le préfet de la Charente-Maritime avait finalement proposé un logement, accepté par les requérants, avec une entrée dans les lieux prévue à partir du 20 septembre 2024. L'obligation de relogement prévue à l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation a ainsi été regardée comme exécutée.
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté les requêtes de M. B, ressortissant ivoirien, qui contestait les refus implicites du préfet de la Charente-Maritime de renouveler son attestation de demandeur d'asile ou de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a jugé qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur ces demandes, car une décision explicite du 30 octobre 2023 s'était substituée aux décisions implicites attaquées, privant ainsi les recours d'objet. Les conclusions indemnitaires et les demandes d'injonction ont également été rejetées. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné la requête de la société Free Mobile contestant l'arrêté du maire de Chaillevette du 20 août 2022 s'opposant à sa déclaration de travaux pour l'installation d'une antenne relais. Le tribunal a jugé que cet arrêté, notifié par lettre recommandée, ne constituait pas un retrait d'une décision tacite de non-opposition, car il avait été présenté avant l'expiration du délai d'instruction d'un mois prévu à l'article R. 423-23 du code de l'urbanisme. Il a également estimé que les motifs d'opposition fondés sur le risque de submersion et l'extension de l'urbanisation en zone littorale n'étaient pas établis. En conséquence, le tribunal a annulé l'arrêté et enjoint au maire de délivrer une décision de non-opposition sous un mois, sans astreinte.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné la requête de M. B, détenu à la maison centrale de Saint-Martin-de-Ré, contestant le retrait d’un dissolvant de sa cellule pour des motifs de sécurité. Le tribunal a jugé que cette décision, fondée sur l’article R. 57-6-18 du code de procédure pénale et le règlement intérieur type, constituait une mesure d’ordre intérieur insusceptible de recours pour excès de pouvoir, car elle n’entraînait que des désagréments mineurs sans porter atteinte aux libertés fondamentales. En conséquence, la requête a été rejetée comme irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné la requête de M. B, agent public, contestant le refus du préfet de la Charente-Maritime de lui accorder la nouvelle bonification indiciaire (NBI) pour ses fonctions à la DDTM. Le tribunal a constaté qu’un arrêté ministériel du 15 novembre 2022 avait inscrit rétroactivement son poste sur la liste des emplois éligibles à la NBI à compter du 30 septembre 2021, rendant sans objet le litige pour la période postérieure à cette date. Pour la période antérieure, les décisions de rejet de 2019 et 2021 étant devenues définitives, la requête a été jugée irrecevable. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions relatives à la période du 30 septembre 2021 au 29 juin 2022 et rejeté le surplus des demandes.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A, agent de la chambre d’agriculture de la Vienne, qui contestait le refus implicite de protection fonctionnelle opposé à sa demande du 7 mars 2022. Le tribunal a jugé que le courrier de M. A ne constituait pas une demande de protection fonctionnelle, mais une simple dénonciation de ses conditions de travail, et que le refus explicite du 4 avril 2022 n’avait pas été contesté dans le délai raisonnable d’un an. Par conséquent, la requête a été déclarée irrecevable, sans qu’il soit besoin d’examiner les moyens relatifs au harcèlement moral ou à la méconnaissance des articles L. 134-5, L. 134-6 et L. 136-1 du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné la requête de M. B, militaire, contestant trois titres de perception émis pour le recouvrement de trop-perçus de solde. Le tribunal a constaté que les montants des deux titres les plus élevés avaient été réduits par l'administration en cours d'instance, entraînant un non-lieu à statuer sur ces sommes. Sur le fond, le tribunal a rejeté les moyens soulevés par M. B, notamment l'incompétence de l'auteur de la décision et le défaut de motivation, et a jugé que les titres de perception étaient réguliers. En conséquence, le tribunal a rejeté le surplus des conclusions de M. B, y compris sa demande de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné les recours de M. C, éducateur sportif, contre deux arrêtés préfectoraux : une interdiction temporaire de six mois (8 mars 2022) et une interdiction définitive d'exercer (28 septembre 2022), fondées sur l'article L. 212-1 du code du sport. Le tribunal a constaté que le premier arrêté avait été retiré, prononçant un non-lieu à statuer sur ce point. Concernant l'interdiction définitive, il a rejeté l'ensemble des moyens de M. C, jugeant la procédure régulière et les faits établis, et a estimé la sanction proportionnée, sans méconnaissance des droits de la défense, de la présomption d'innocence ou du principe non bis in idem. Les deux requêtes ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné la demande de Mme A, brancardière au CHU de Poitiers, victime d'un accident de service le 2 juillet 2018 reconnu imputable au service. La responsabilité sans faute de l'hôpital n'étant pas contestée, le tribunal a statué sur l'indemnisation des préjudices personnels et patrimoniaux non couverts par le régime forfaitaire. Se fondant sur le rapport d'expertise et les principes issus des lois n° 83-634 et n° 86-33, le tribunal a réduit les montants demandés, jugeant certaines prétentions excessives, et a condamné le CHU à verser une indemnité à Mme A pour ses préjudices, incluant le déficit fonctionnel temporaire et permanent, les souffrances endurées et l'assistance par tierce personne.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B, adjudant-chef de l'armée de terre, qui demandait l'annulation de la décision du 17 mars 2022 de la ministre des armées confirmant l'obligation de rembourser un trop-perçu d'indemnité pour charge militaire (ICM) de 868,73 euros et 1 205,91 euros. Le tribunal a jugé que les sommes réclamées étaient fondées, car M. B avait perçu un montant d'ICM supérieur à celui auquel il avait droit, notamment en raison de son logement gratuit en caserne et d'un taux erroné appliqué après son déménagement. La décision attaquée s'est substituée aux décisions initiales du directeur de l'établissement national de la solde, conformément à l'article R. 4125-10 du code de la défense.
Le Tribunal administratif de Poitiers, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a enjoint à la préfète des Deux-Sèvres de proposer un logement adapté à Mme A, reconnue prioritaire et devant être logée en urgence par la commission de médiation le 15 février 2024. Constatant qu'aucune offre n'avait été faite malgré l'obligation de résultat pesant sur l'État, le tribunal a assorti cette injonction d'une astreinte de 300 euros par mois de retard à compter du 1er novembre 2024.
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du département de la Charente-Maritime refusant le bénéfice du revenu de solidarité active (RSA) à Mme C. La requérante, de nationalité étrangère, invoquait la dérogation à la condition de résidence régulière de cinq ans prévue à l'article L. 262-4 du code de l'action sociale et des familles pour les personnes isolées assumant la charge d'un enfant. Le juge a estimé qu'il n'existait pas de doute sérieux sur la légalité de la décision, dès lors que, conformément à l'article R. 262-2 du même code, la majoration pour parent isolé, et donc la dérogation afférente, avait pris fin lorsque l'enfant de Mme C a atteint l'âge de trois ans.
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du 7 août 2024 du garde des sceaux, ministre de la justice, ordonnant le maintien à l'isolement de M. A pour la période du 15 août au 15 novembre 2024. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'une mesure prolongeant l'isolement et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison de l'absence d'avis médical récent préalable, en méconnaissance de l'article R. 213-21 du code pénitentiaire. La solution retenue est la suspension de la décision attaquée jusqu'à ce que le tribunal statue au fond sur sa légalité.
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé, a pris acte du désistement pur et simple de la commune de Vivonne de sa requête en expulsion d’un logement occupé sans droit ni titre. La commune avait saisi le juge des référés sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative. Aucune solution au fond n’a été retenue, la procédure ayant été abandonnée par la commune avant l’audience.
Le Tribunal administratif de Poitiers a annulé le refus de titre de séjour opposé à une ressortissante ivoirienne, estimant que la préfète des Deux-Sèvres avait commis une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a retenu que la requérante justifiait de violences conjugales établies et d'une intégration professionnelle, justifiant une admission exceptionnelle au séjour. Par voie de conséquence, l'obligation de quitter le territoire français, l'interdiction de retour et l'assignation à résidence ont également été annulées. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement pur et simple de l’instance et de l’action formé par Mme A B. Celle-ci demandait initialement la condamnation du centre intercommunal d’action sociale (CIAS) du Mellois au versement d’une provision de 24 198,75 euros. Le désistement, accepté par le CIAS, a été constaté sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune somme n’a été allouée au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Poitiers a été saisi par Mme B d’une requête en plein contentieux visant à obtenir une injonction au préfet de la Charente de lui attribuer un logement adapté à sa situation. La requérante s’est désistée de sa demande par un mémoire enregistré le 5 septembre 2024. Par ordonnance du 17 septembre 2024, la présidente du tribunal a donné acte de ce désistement, constatant qu’il était pur et simple, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre solution au fond n’a été retenue, la procédure s’étant achevée par ce désistement.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B comme manifestement irrecevable. M. B contestait la mention de son taux de handicap (entre 50% et 80%) sur la carte mobilité inclusion mention priorité qui lui avait été accordée par la MDPH des Deux-Sèvres. Le tribunal a jugé que M. B n'avait pas intérêt à agir, car le taux de handicap exact était sans incidence sur l'obtention de la carte sollicitée, qui lui avait été favorablement délivrée. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Poitiers, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre la liste d’aptitude au recrutement sans concours d’adjoints administratifs de la défense pour 2024, s’est déclaré incompétent territorialement. Constatant que cette décision collective, prise à Bordeaux par le président du jury du centre ministériel de gestion de Bordeaux, concerne des agents affectés dans le ressort de plusieurs tribunaux, il a appliqué l’article R. 312-12 du code de justice administrative. En conséquence, il a transmis l’affaire au tribunal administratif de Bordeaux, seul compétent, en vertu de l’article R. 351-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B, qui demandait la destruction d’un garage privé construit par son voisin. Le juge a constaté que la demande était irrecevable, car il n’appartient pas au juge administratif d’ordonner la démolition d’une construction privée ne constituant pas un ouvrage public. La requête, insuffisamment précise et ne relevant d’aucune procédure d’urgence identifiable, a été rejetée sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.