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Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, contestant l'arrêté préfectoral du 26 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la courte durée de séjour (un an) et de l'absence de liens familiaux établis en France. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à la fixation du pays de renvoi et à l'interdiction de retour, ont été écartés comme non fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par trois ressortissants colombiens, MM. C A, C I et C, contestant des arrêtés préfectoraux du 20 août 2024 leur faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance du droit d'être entendu, une erreur manifeste d'appréciation, l'insuffisance de motivation de la décision fixant le pays de renvoi, et un risque de persécutions en cas de retour en Colombie. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des arrêtés préfectoraux pris sur le fondement des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B A, qui contestait sa radiation de la liste des demandeurs d'emploi par France Travail. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas signée et n'était pas accompagnée de la décision attaquée, malgré une demande de régularisation restée sans suite. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative pour prononcer ce rejet par ordonnance.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête des consorts E, C et Mme D contestant le refus implicite du maire de Névez de modifier ou d'abroger le règlement du plan local d'urbanisme (PLU) approuvé le 29 septembre 2017. Les requérants demandaient l'annulation de ce refus, notamment en ce que le PLU classe leurs parcelles en zone Ns (espace remarquable du littoral) et maintient un emplacement réservé. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, estimant que les requérants justifiaient d'un intérêt à agir. Sur le fond, le jugement a examiné les moyens d'incompétence, d'erreur de droit et d'erreur manifeste d'appréciation, en application des articles L. 5216-5 du code général des collectivités territoriales et R. 121-4 du code de l'urbanisme. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision porte sur la légalité du classement en zone Ns et de l'emplacement réservé.
Le Tribunal administratif de Rennes a pris acte du désistement des requérants, qui contestaient un permis de construire délivré par le maire de Saint-Gildas-de-Rhuys pour l'extension d'une maison individuelle, après que cette décision a été rapportée par la commune. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté le non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation. Il a condamné la commune à verser 1 500 euros aux requérants au titre des frais de justice, sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code, et a rejeté les conclusions de la commune à ce titre.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme B, qui contestait deux décisions : sa radiation de la liste des demandeurs d’emploi par Pôle emploi et le refus de la caisse d’allocations familiales d’Ille-et-Vilaine de lui accorder l’allocation journalière de présence parentale (AJPP). Concernant la radiation par Pôle emploi, la requête a été jugée manifestement irrecevable, faute pour Mme B d’avoir produit l’acte attaqué malgré une demande de régularisation, en application des articles R. 412-1 et R. 222-1 du code de justice administrative. Pour le refus d’AJPP, le tribunal s’est déclaré incompétent, ce litige relevant du contentieux général de la sécurité sociale, donc du juge judiciaire, en vertu des articles L. 511-1 et L. 142-1 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. B A pour contester la décision de la CDAPH des Côtes-d'Armor lui attribuant une carte mobilité inclusion (CMI) avec les mentions "invalidité" et "priorité". Le tribunal a constaté que, conformément à l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles, les litiges relatifs à ces mentions relèvent de la compétence du juge judiciaire. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente. Le dossier a été transmis au tribunal judiciaire de Saint-Brieuc, compétent pour en connaître.
Le Tribunal administratif de Rennes a constaté le désistement d’office de la requête de Mme C, qui contestait le refus d’autorisation d’instruction en famille pour son fils. Ce désistement est intervenu en application de l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative, après que le juge des référés a rejeté sa demande de suspension le 25 octobre 2024. Mme C n’ayant pas confirmé le maintien de sa requête en annulation dans le délai d’un mois suivant la notification de cette ordonnance, elle est réputée s’être désistée. La solution retenue est donc un désistement d’office, sans examen au fond de la légalité des décisions administratives contestées.
Le Tribunal Administratif de Rennes, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un permis de construire une ferme aquaponique, avait initialement sursis à statuer en raison d’un vice tiré de la méconnaissance de l’article R. 431-1 du code de l’urbanisme (absence de recours à un architecte pour une serre de plus de 4 mètres de hauteur). Après la délivrance d’un permis modificatif ramenant la hauteur du pied-droit à 3,99 mètres, le tribunal a constaté la régularisation du vice et rejeté la requête. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 600-5-1 et R. 431-1 du code de l’urbanisme.
Refus d’instruction en famille – Tribunal administratif de Rennes – Désistement des requérants – Donné acte du désistement. Le tribunal administratif de Rennes a pris acte du désistement pur et simple de M. et Mme A, qui contestaient le refus d’autorisation d’instruction en famille de leur fille pour l’année 2024-2025. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, clôt la procédure sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, de nationalité mauritanienne, contestant son transfert aux autorités espagnoles et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la remise des brochures d'information le lendemain de la prise d'empreintes ne méconnaissait pas l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013, et que l'entretien individuel, bien que stéréotypé, ne démontrait pas un défaut de qualification de l'agent au sens de l'article 5 du même règlement. Il a également estimé que la présence de deux frères en France ne constituait pas un motif suffisant pour faire application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement. En conséquence, la légalité de l'assignation à résidence n'étant pas contestée indépendamment, l'ensemble des conclusions a été rejeté.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Rennes rejette la requête de M. A B contestant une saisie sur retraite de 378,40 euros décidée par la commune de Lamballe-Armor au titre de la redevance spéciale de collecte et de traitement des déchets. Le tribunal estime que cette redevance, fondée sur les articles L. 2333-78 et suivants du code général des collectivités territoriales, confère au service un caractère industriel et commercial. En conséquence, les litiges relatifs à son recouvrement relèvent de la compétence des juridictions judiciaires, et non de l'ordre administratif. La requête est donc rejetée pour incompétence de la juridiction administrative, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, ressortissant afghan, qui contestait le refus implicite de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de rétablir ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a d'abord jugé que le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision implicite était inopérant, faute pour le requérant d'avoir demandé la communication des motifs. Sur le fond, il a estimé que la décision de refus ne méconnaissait pas l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car la suspension initiale était justifiée par la situation de fuite de M. A, et les raisons de cette suspension n'avaient pas cessé à la date de la décision attaquée.
Le Tribunal administratif de Rennes, saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du Centre national de gestion (CNG) refusant l’autorisation d’exercer la neurochirurgie en France, s’est déclaré territorialement incompétent. Il a estimé que, le lieu d’exercice futur du requérant n’étant pas déterminé, la compétence relevait du tribunal du siège de l’autorité décisionnaire, soit le Tribunal administratif de Paris, en application de l’article R. 312-1 du code de justice administrative. Par ordonnance du 6 décembre 2024, le dossier a été transmis à cette juridiction.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, qui contestait l’avis défavorable d’un conseil médical du 3 octobre 2024 relatif à la consolidation de son état de santé et à la fixation d’un taux d’incapacité permanente partielle à 8 %. Le juge a rappelé que l’avis du conseil médical constitue un acte préparatoire insusceptible de recours pour excès de pouvoir, seul un éventuel refus de l’administration pouvant être contesté. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1, 4° du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par les consorts E d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de la communauté d’agglomération Saint-Brieuc Armor Agglomération refusant de modifier le raccordement de leur propriété au réseau d’eau potable. Le tribunal a rejeté l’exception d’incompétence soulevée par l’agglomération, jugeant que les branchements particuliers au réseau public constituent des ouvrages publics relevant de la compétence administrative. Il a également écarté la fin de non-recevoir tirée du défaut d’intérêt à agir, en se fondant sur les pièces du dossier, notamment un constat d’huissier, pour établir l’implantation des ouvrages litigieux sur la parcelle concernée. La solution retenue confirme la compétence du juge administratif pour connaître du litige et reconnaît l’intérêt à agir des requérants, sans préjuger du fond de l’affaire.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme B, qui contestait deux arrêtés du préfet des Côtes-d'Armor du 17 janvier 2022 lui refusant l'autorisation d'ouvrir un établissement d'élevage d'animaux d'espèces non domestiques (dont la chasse est autorisée) et la délivrance d'un certificat de capacité. La requérante avait recueilli un faon de chevreuil blessé, mais l'autorité préfectorale avait ordonné son placement dans un refuge. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés par Mme B, notamment la conformité des conditions d'accueil et la prise en compte de ses diplômes et de son expérience, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'environnement, notamment les articles L. 411-1, L. 411-2, L. 413-3 et R. 413-1, ainsi que sur les arrêtés ministériels des 11 septembre 1992 et 8 octobre 2018.
Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé l'arrêté du 17 octobre 2024 par lequel le préfet d'Eure-et-Loir fixait le Nigéria comme pays de destination pour la reconduite à la frontière de M. B, ressortissant nigérian. Le tribunal a jugé que la notification de la décision sans interprète, alors que l'intéressé ne comprend pas le français, rendait le délai de recours inopposable. Sur le fond, il a estimé que l'arrêté méconnaissait l'article 33 de la Convention de Genève et l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu des risques encourus par M. B en cas de retour dans son pays d'origine.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Établissements Vézie. Celle-ci contestait la procédure de passation d'un marché de travaux sur les réseaux électriques organisée par le syndicat départemental d'énergie (SDE) des Côtes-d'Armor, notamment le rejet de sa candidature. Le juge a estimé que le SDE avait suffisamment motivé le rejet et n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, la société ne justifiant pas de toutes les habilitations professionnelles requises, en particulier pour les travaux sous tension. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de la procédure et des décisions d'attribution du marché.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par les sociétés MMA Iard et Vannes-Distribution d’une demande d’indemnisation pour les préjudices subis lors des blocages de leur centre commercial par le mouvement des « gilets jaunes » entre novembre et décembre 2018. La requête, fondée sur l’article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure, a été rejetée. Le tribunal a estimé que les blocages, bien que s’inscrivant dans un mouvement national, constituaient une action préméditée et organisée par un groupe structuré, et non une action spontanée d’un attroupement, condition nécessaire pour engager la responsabilité sans faute de l’État. En conséquence, les demandes indemnitaires des sociétés ont été rejetées.