20 628 décisions disponibles — page 356/1032
Le Tribunal administratif de Rennes a été saisi par M. B d’un litige l’opposant à la compagnie d’assurance Groupama concernant le paiement d’une somme de 356,50 € au titre d’une complémentaire santé. Par une ordonnance du 5 décembre 2024, le tribunal a rejeté la requête pour incompétence, estimant que ce litige de droit privé relevait de la compétence de la juridiction judiciaire. La décision s’appuie sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes a radié des registres la requête n° 2406991 de M. B A, qui demandait l’annulation du rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Cette requête constituait un doublon de celle enregistrée sous le n° 2406777. La solution retenue est la radiation, fondée sur les principes de bonne administration de la justice. Aucun texte de fond n’est appliqué, la décision se limitant à une mesure de gestion procédurale.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A visant à suspendre l'exécution de la décision du maire de Saint-Jean-Brévelay refusant de faire cesser les travaux d'aménagement d'un chemin d'exploitation et la création d'un rond-point. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, les éléments fournis ne démontrant pas de conséquences suffisamment graves et immédiates sur la situation de la requérante ou de sa mère. Par ailleurs, il a considéré qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la propriété du chemin et à la légalité des autorisations d'urbanisme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. La requête a donc été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Rennes, saisi par M. A B d’un recours en excès de pouvoir contre un refus du Centre national de gestion (CNG) de l’autoriser à exercer la médecine en France, s’est déclaré territorialement incompétent. Le juge a estimé que, le lieu d’exercice futur du requérant n’étant pas déterminé, la compétence relevait de l’article R. 312-1 du code de justice administrative (siège de l’autorité décisionnaire) et non de l’article R. 312-10 (activités professionnelles). En conséquence, l’affaire a été transmise au Tribunal administratif de Paris, dans le ressort duquel se trouve le siège du CNG.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A B, qui contestait le refus du jury de l'examen du titre professionnel "vendeur-conseil en magasin" de lui délivrer ce titre. La requérante soutenait que le jury n'avait pas tenu compte de ses compétences acquises en entreprise et qu'un traitement inégalitaire avait eu lieu. Le tribunal a estimé que la décision du jury, fondée sur l'insuffisance des compétences professionnelles, était régulière et ne révélait pas d'erreur d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, en application des articles L. 335-5, R. 338-1, R. 338-2 et R. 338-5 du code de l'éducation, ainsi que des arrêtés du 22 décembre 2015 et du 21 juillet 2016.
Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé la décision du 12 novembre 2024 par laquelle la directrice territoriale de l'OFII refusait à M. A le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. La décision a été jugée insuffisamment motivée en fait, car elle se bornait à alléguer une fraude sans en préciser les circonstances, en méconnaissance de l'article D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint à l'OFII de réexaminer les droits de l'intéressé dans un délai d'un mois, sans astreinte. Les autres moyens, notamment l'exception d'illégalité de l'article D. 551-20, n'ont pas été examinés en raison de l'annulation pour vice de motivation.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A épouse C visant à suspendre la décision du maire de Vern-sur-Seiche refusant l'inscription de ses deux enfants dans une école publique de la commune. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, relevant que la requérante avait tardé à saisir le tribunal et n'avait pas justifié de démarches suffisantes pour assurer la scolarisation de ses enfants auprès d'autres communes. La solution retenue écarte l'application des articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, sans qu'il soit besoin d'examiner le doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme B, qui contestait deux arrêtés du préfet des Côtes-d'Armor du 17 janvier 2022 lui refusant l'autorisation d'ouvrir un établissement d'élevage d'animaux d'espèces non domestiques (dont la chasse est autorisée) et la délivrance d'un certificat de capacité. La requérante avait recueilli un faon de chevreuil blessé, mais l'autorité préfectorale avait ordonné son placement dans un refuge. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés par Mme B, notamment la conformité des conditions d'accueil et la prise en compte de ses diplômes et de son expérience, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'environnement, notamment les articles L. 411-1, L. 411-2, L. 413-3 et R. 413-1, ainsi que sur les arrêtés ministériels des 11 septembre 1992 et 8 octobre 2018.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Rennes rejette la requête de M. A dirigée contre un certificat d'urbanisme négatif délivré par le maire de Paimpol pour un projet de deux maisons individuelles. Le juge constate que les moyens soulevés par le requérant, qui se plaignait notamment d’un changement de zonage non notifié, sont inopérants car ils ne contestent pas les motifs légaux de la décision (classement en zone NI et présence d’une zone humide). La solution retenue est le rejet de la requête sur le fondement de l’article R. 222-1, 7° du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes ne comportant que des moyens inopérants ou manifestement infondés.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en plein contentieux, a été saisi par la communauté de communes du Pays de Landerneau Daoulas (CCPLD) pour obtenir réparation de désordres affectant un bâtiment, notamment des températures excessives et un défaut de production d'eau chaude solaire. La juridiction a examiné la responsabilité des constructeurs et de l'assureur dommages-ouvrage, la SMABTP, sur le fondement de la garantie décennale. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais les débats portent sur la prescription de l'action contre l'assureur, la nature décennale des désordres et l'application des articles L. 242-1 et L. 114-1 du code des assurances.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Établissements Vézie. Celle-ci contestait la procédure de passation d'un marché de travaux sur les réseaux électriques organisée par le syndicat départemental d'énergie (SDE) des Côtes-d'Armor, notamment le rejet de sa candidature. Le juge a estimé que le SDE avait suffisamment motivé le rejet et n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, la société ne justifiant pas de toutes les habilitations professionnelles requises, en particulier pour les travaux sous tension. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de la procédure et des décisions d'attribution du marché.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme B, ressortissante géorgienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 27 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation, notamment de son état de santé. Le tribunal a également estimé que la mesure ne méconnaissait ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français, la fixation du pays de destination et l'interdiction de retour d'un an ont été validées.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet d'Ille-et-Vilaine refusant de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour à M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'a pas justifié de manière concrète en quoi l'absence de récépissé porterait une atteinte grave et immédiate à sa situation, notamment en ne précisant pas la date de sa levée d'écrou ni en justifiant de démarches professionnelles imminentes. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens de légalité soulevés.
Le Tribunal administratif de Rennes a été saisi par une étudiante en odontologie contestant le refus de l’université de Rennes 1 de l’admettre en quatrième année. La requérante invoquait notamment une rupture d’égalité entre candidats et l’incompétence de l’auteur du rejet de son recours gracieux. Le tribunal a constaté que, faute pour la requérante d’avoir confirmé le maintien de sa requête dans le délai d’un mois suivant le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés, elle était réputée s’être désistée en application de l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative. Il a donc donné acte de ce désistement et rejeté les conclusions de l’université au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. D, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée et fondée sur un examen complet de la situation du requérant. Il a également estimé que le refus total des conditions matérielles d'accueil, prévu par l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était compatible avec l'article 20 de la directive 2013/33/UE. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, qui contestait l’avis défavorable d’un conseil médical du 3 octobre 2024 relatif à la consolidation de son état de santé et à la fixation d’un taux d’incapacité permanente partielle à 8 %. Le juge a rappelé que l’avis du conseil médical constitue un acte préparatoire insusceptible de recours pour excès de pouvoir, seul un éventuel refus de l’administration pouvant être contesté. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1, 4° du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par les consorts E d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de la communauté d’agglomération Saint-Brieuc Armor Agglomération refusant de modifier le raccordement de leur propriété au réseau d’eau potable. Le tribunal a rejeté l’exception d’incompétence soulevée par l’agglomération, jugeant que les branchements particuliers au réseau public constituent des ouvrages publics relevant de la compétence administrative. Il a également écarté la fin de non-recevoir tirée du défaut d’intérêt à agir, en se fondant sur les pièces du dossier, notamment un constat d’huissier, pour établir l’implantation des ouvrages litigieux sur la parcelle concernée. La solution retenue confirme la compétence du juge administratif pour connaître du litige et reconnaît l’intérêt à agir des requérants, sans préjuger du fond de l’affaire.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par les sociétés MMA Iard et Dinan-Distribution d’une demande d’indemnisation fondée sur l’article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure, en raison des blocages subis par un centre commercial et une station-service lors du mouvement des « gilets jaunes » en novembre 2018. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les actions de blocage, bien que s’inscrivant dans un mouvement national, avaient été organisées localement de manière préméditée et structurée par un groupe identifié, et non spontanément dans le cadre d’un attroupement ou rassemblement au sens de la loi. En conséquence, la responsabilité sans faute de l’État n’a pas été engagée, et les demandes indemnitaires des sociétés ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme D et M. A. Les requérants contestaient le courrier du 5 juillet 2021 de la communauté de communes du pays d'Iroise communauté leur imposant l'installation d'un poste de relèvement individuel pour le raccordement au réseau d'assainissement collectif. Le tribunal a jugé ce recours irrecevable, estimant que le courrier attaqué avait un caractère purement informatif et ne constituait pas une décision faisant grief. Aucun des textes invoqués, notamment l'article L. 1331-1 du code de la santé publique, n'a été appliqué au fond.
Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé l'arrêté du 17 octobre 2024 par lequel le préfet d'Eure-et-Loir fixait le Nigéria comme pays de destination pour la reconduite à la frontière de M. B, ressortissant nigérian. Le tribunal a jugé que la notification de la décision sans interprète, alors que l'intéressé ne comprend pas le français, rendait le délai de recours inopposable. Sur le fond, il a estimé que l'arrêté méconnaissait l'article 33 de la Convention de Genève et l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu des risques encourus par M. B en cas de retour dans son pays d'origine.