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Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. D, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet du Morbihan du 25 mars 2024 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, jugeant l'arrêté régulier. Il a également estimé que le refus de séjour n'était pas entaché d'erreur d'appréciation au regard des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni d'une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou de l'article 3 de la Convention relative aux droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. D.
Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé l'arrêté du 1er juillet 2024 par lequel le préfet du Finistère refusait un titre de séjour à Mme E C, ressortissante comorienne, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur de fait en estimant que le compagnon de la requérante, M. F D, ne participait pas à l'entretien et à l'éducation de ses deux enfants français, ce qui a privé la décision de base légale au regard de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, l'ensemble des décisions contestées (refus de séjour, obligation de quitter le territoire, fixation du pays de renvoi et obligation de présentation) ont été annulées.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante albanaise, contestant les arrêtés du préfet des Côtes-d'Armor du 24 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour de deux ans et l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était légalement fondée sur les articles L. 611-1 (2° et 4°) et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu du rejet définitif de sa demande d'asile. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance du droit d'être entendu, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, de l'erreur manifeste d'appréciation, et de l'insuffisance de motivation des décisions contestées.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de M. G contestant un arrêté de transfert vers l'Espagne et une assignation à résidence pris par le préfet d'Ille-et-Vilaine. Le tribunal a rejeté le moyen d'incompétence des signataires, les délégations de signature étant régulièrement publiées. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance du droit à l'information prévu par l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013, après avoir vérifié que la brochure d'information avait été remise. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble, confirmant la légalité des décisions préfectorales.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné le recours de M. B, ressortissant centrafricain, contre un arrêté préfectoral du 20 juin 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé, assorti d'une obligation de quitter le territoire et d'une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'erreur de fait, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions préfectorales fondées sur les articles L. 423-23, L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne.
examen particulier de la situation de Mme A avant d'édicter la mesure d'éloignement. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen doit être écarté. 5. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans l'un des cas suivants : (...) 4° La reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à l'étranger ou il ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 542-1 et L. 542-2, à condition qu'il ne soit pas titulaire de l'un des documents mentionnés au 3° ; (...) ". Il résulte de ces dispositions que le préfet peut légalement fonder une obligation de quitter le territoire français sur le refus définitif de la demande d'asile, sans avoir à procéder à un nouvel examen des craintes de l'intéressé en cas de retour dans son pays d'origine. Par suite, le moyen tiré de ce que le préfet aurait commis une erreur de droit en se fondant sur
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B A, ressortissant albanais, qui contestait l'arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine du 23 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et que les moyens soulevés, notamment la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment les articles L. 611-1, L. 612-8, L. 613-1 et L. 721-4).
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné les recours de M. A contre les décisions des 7 juillet et 8 septembre 2023 lui refusant le redoublement en deuxième année de BUT. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par l'université, considérant que la requête conservait son objet. Sur le fond, il a annulé les deux décisions au motif qu'elles étaient entachées d'une erreur manifeste d'appréciation, en tenant compte des circonstances personnelles de l'étudiant (problèmes de santé, amélioration des résultats au second semestre) et de l'absence de redoublement antérieur. La décision s'appuie sur l'article 4.5 de l'annexe de l'arrêté du 15 avril 2022 et l'article 13 des modalités de contrôle des connaissances et compétences.
Cette décision du Tribunal Administratif de Rennes (3ème chambre) porte sur le refus d'autorisation d'instruction en famille pour quatre enfants, motivé par l'itinérance de la famille en France. Le requérant contestait la décision de la commission de l'académie de Rennes, confirmant le refus du directeur académique, en invoquant une rupture d'égalité. Le tribunal a rejeté la requête en se fondant sur les articles L. 131-2, L. 131-5 et R. 131-11-4 du code de l'éducation. La solution retenue est que les pièces fournies (carte d'itinéraire, tableau de déplacements, abonnement France Passion, certificat d'immatriculation et photographies) ne justifiaient pas suffisamment la réalité du projet d'itinérance.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, contestant l’arrêté préfectoral du 21 juillet 2024 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant un retour d’un an. La juridiction a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen, jugeant l’arrêté suffisamment fondé en droit et en fait. Elle a également estimé que le droit d’être entendu, invoqué sur le fondement de l’article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, avait été respecté lors de l’entretien préalable. La solution s’appuie notamment sur les articles L. 611-1 et L. 612-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B A, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour demandeurs d'asile. Le juge a estimé que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et avait été précédée d'un examen complet de la situation, notamment via un entretien de vulnérabilité. Il a également jugé que l'absence d'avis médical n'était pas requise, car le requérant n'avait présenté aucun document médical lors de cet entretien. Enfin, le tribunal a écarté le moyen tiré d'une transposition inexacte de la directive 2013/33/UE, confirmant ainsi la légalité du refus fondé sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du marché public de substitution conclu le 9 juillet 2024 entre Rennes Métropole et la société Est Industrie Sentis pour la reprise des chaudières de l'usine de Villejean. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société requérante Ruths SpA ayant attendu neuf mois pour agir et son comportement ayant contribué à la situation. Il a également jugé qu'aucun doute sérieux n'affectait la légalité du contrat, la collectivité justifiant de l'utilité du marché pour assurer la conformité des installations à la directive 2014/68/UE et à la norme EN 12952. La demande a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme D, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que la décision de l'OFII était suffisamment motivée, que l'autorité signataire était compétente et que l'administration avait procédé à un examen complet de la situation personnelle de la requérante, notamment via un entretien de vulnérabilité. Il a également jugé que la procédure spécifique du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) s'appliquait, écartant le moyen tiré du non-respect du contradictoire. La solution retenue est fondée sur les articles L. 551-15 et suivants du CESEDA.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A et M. B contestant l'arrêté du maire de Pontivy du 6 janvier 2021 ordonnant l'élimination d'office d'épaves de véhicules sur leur terrain. Le tribunal a jugé que le véhicule litigieux, dépourvu d'éléments essentiels et non réparable immédiatement, constituait un déchet au sens du code de l'environnement, justifiant la mesure de police. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 541-1-1 et L. 541-21-4 du code de l'environnement, ainsi que sur le code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A qui demandait la suspension de la décision du préfet de la Loire-Atlantique refusant l’échange de son permis de conduire mauritanien. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, M. A ne démontrant pas une situation de précarité suffisante malgré son emploi et ses contraintes de déplacement. Sur le fond, il a également considéré qu’aucun doute sérieux n’entachait la légalité de la décision, le refus étant fondé sur l’absence de preuve de résidence normale en France, conformément à l’arrêté du 12 janvier 2012. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
Refus de conditions matérielles d'accueil par l'OFII. Le tribunal administratif de Rennes se déclare incompétent territorialement. Il transmet l'affaire au tribunal administratif de Nantes, compétent car le siège de l'autorité ayant pris la décision (Rezé) se trouve dans son ressort. Application des articles R. 351-3, R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme D B et de ses co-demandeurs, qui sollicitaient la condamnation de l'État à les indemniser pour les préjudices subis suite au décès de M. G E, survenu le 11 avril 2004 des suites d'un cancer radio-induit. Le tribunal a fait droit à l'exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées, en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968. Il a estimé que les requérants disposaient d'indications suffisantes sur l'imputabilité du dommage au service dès 2011, date de la première demande d'indemnisation auprès du CIVEN, et que leur réclamation indemnitaire du 13 décembre 2021 était tardive. Par conséquent, la créance a été jugée prescrite et la demande d'indemnisation a été rejetée.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, ressortissant congolais, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que le demandeur d'asile, entré en France le 6 avril 2023 mais n'ayant sollicité l'asile que le 3 juin 2024, avait dépassé le délai de quatre-vingt-dix jours sans motif légitime, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé que les troubles psychiques et cicatrices invoqués par M. A ne caractérisaient pas une situation de grande vulnérabilité imposant une dérogation, et que la décision ne violait pas l'article 1er de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne relatif à la dignité humaine.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme B d'une demande d'injonction visant à obtenir la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet du Finistère a délivré à l'intéressée une autorisation provisoire de séjour, rendant sans objet la demande d'injonction. Le juge a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a rejeté les demandes accessoires de frais de justice. La décision applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que la loi relative à l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par Mme A d’une demande indemnitaire dirigée contre la société Réseau de Transport d’Électricité (RTE) en raison de travaux de déboisement réalisés sur ses parcelles, qu’elle estimait excessifs par rapport à la servitude conventionnelle de 1967. Le tribunal a rejeté l’exception d’incompétence soulevée par RTE, retenant sa compétence dès lors que le litige portait sur des travaux d’entretien distincts de la servitude. Sur le fond, il a jugé que la prescription quinquennale n’était pas acquise et que l’élargissement du déboisement sur 5 040 m², non prévu par la convention, était dépourvu de base légale, méconnaissant l’article L. 323-3 du code de l’énergie. En conséquence, le tribunal a condamné RTE à verser à Mme A une indemnité de 6 000 euros en réparation de ses préjudices esthétique, de rendement et patrimonial, ainsi que 1 884 euros au titre des frais d’expertise, avec intérêts au taux légal à compter du 12 novembre 2021.