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Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du 5 juillet 2024 de la commune de Guéméné-sur-Scorff instaurant une exonération de taxe foncière sur les propriétés bâties dans les zones France ruralités revitalisation, sur le fondement de l’article 1383 K du code général des impôts. Le requérant, contribuable local, invoquait un défaut d’information des élus en méconnaissance des articles L. 2121-10 et L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas établie, faute de démonstration d’une atteinte grave et immédiate à un intérêt public ou à la situation du requérant.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme I épouse H, ressortissante ghanéenne, qui contestait l'arrêté du préfet du Finistère du 6 mai 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de sa vie privée et familiale en France. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, considérant que la décision était suffisamment motivée et proportionnée, et a confirmé la légalité de l'ensemble des mesures contestées.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A D, ressortissant comorien, qui contestait l'arrêté du préfet du Finistère du 18 mars 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que l'erreur de fait du préfet sur la date de naissance de l'enfant du requérant n'était pas de nature à l'entacher d'illégalité. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 435-1, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme D, agent contractuel de droit public, qui demandait la communication de documents administratifs que son employeur refusait de lui transmettre. La juridiction a jugé que la demande était imprécise et sans portée utile, d'autant que la commission d'accès aux documents administratifs avait déjà considéré la demande comme satisfaite. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les fins de non-recevoir. Les textes appliqués sont le code des relations entre le public et l'administration et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté préfectoral disposait d'une délégation de signature régulière, écartant le moyen d'incompétence. Sur le fond, il a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en considérant que le cursus universitaire de l'intéressé, marqué par des échecs répétés sans progression récente, ne présentait pas un caractère sérieux, conformément au protocole annexé à l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Enfin, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme a été implicitement rejeté, le requérant étant célibataire et sans attaches familiales en France.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A B, ressortissante gabonaise, contestant l'arrêté du préfet du Finistère du 10 juin 2024 lui refusant un titre de séjour pour raisons de santé, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un an. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence, d'irrégularité de la procédure et de défaut de motivation, et a jugé que la décision était conforme à l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi qu'à l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet des Côtes-d'Armor du 15 mai 2023 lui refusant un titre de séjour pour raisons médicales et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, en raison d'une délégation régulière, et a jugé que le préfet avait produit l'avis du collège des médecins de l'OFII, permettant de vérifier la régularité de la procédure. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les articles L. 425-9 et L. 611-3-9° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B, ressortissant moldave, qui contestait l'arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine du 3 juin 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a considéré que le préfet avait pu légalement fonder son refus sur les articles L. 421-1 et L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la menace à l'ordre public que constitue la condamnation de M. B pour viol. Il a également jugé que la décision d'obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour d'un an étaient suffisamment motivées et proportionnées.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la demande de la SCI d'Argentré et de Mme C, qui sollicitaient la condamnation solidaire d'Eiffage Rail Express et de SNCF Réseau pour des préjudices liés à la construction et au fonctionnement de la LGV Bretagne-Pays de la Loire. Le tribunal a considéré que les requérantes ne démontraient pas le caractère anormal et spécial des nuisances sonores et visuelles alléguées, ni une perte de valeur locative certaine, conditions nécessaires pour engager la responsabilité sans faute de l'administration. La solution retenue est fondée sur le principe de la responsabilité du maître d'ouvrage public pour dommages permanents de travaux publics, tel qu'interprété par la jurisprudence. Les dépens de l'expertise ont été laissés à la charge des requérantes.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la demande de M. B et Mme D qui sollicitaient la condamnation solidaire de la société Eiffage Rail Express et de SNCF Réseau à leur verser 234 961,48 euros pour les préjudices subis du fait de la construction et de l'exploitation de la LGV Bretagne-Pays de la Loire, située à 75 mètres de leur propriété. Le tribunal a jugé que les requérants ne démontraient pas le caractère certain, spécial et anormal des préjudices allégués, condition nécessaire pour engager la responsabilité sans faute de l'État ou du maître d'ouvrage. La solution retenue s'appuie sur les principes de la responsabilité du fait des travaux publics, sans qu'il soit besoin de statuer sur la qualité de maître d'ouvrage des défenderesses.
Le Tribunal Administratif de Rennes (6ème Chambre) a rejeté la demande d'indemnisation de M. C, ouvrier d'État, qui sollicitait la réparation de son préjudice d'anxiété lié à une exposition à l'amiante durant son emploi à la Direction des Constructions Navales. La juridiction a fait droit à l'exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées, en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968. Le tribunal a estimé que le point de départ de la prescription était le 1er janvier 2007, M. C ayant eu connaissance du risque à compter de la publication au Journal officiel, le 10 mai 2006, de l'arrêté du 21 avril 2006 listant son établissement comme éligible à l'allocation de cessation anticipée d'activité. La créance étant prescrite depuis le 31 décembre 2010, la réclamation préalable de l'intéressé, datée du 4 décembre 2023, a été jugée tardive.
Le Tribunal Administratif de Rennes (6ème Chambre) a examiné les recours pour excès de pouvoir de M. A B, ressortissant algérien, contre trois arrêtés du préfet du Morbihan. Le premier arrêté (27 mai 2024) refusant un titre de séjour a été retiré par un second arrêté (5 juillet 2024), ce qui a privé d'objet le recours initial. Le troisième arrêté (8 juillet 2024) a de nouveau refusé le titre de séjour et prononcé une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation de ce dernier arrêté, considérant que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en n'examinant pas la situation au regard de la circulaire Valls, et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de M. B au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la possibilité de solliciter un visa de conjoint de Français depuis l'étranger. Les conclusions à fin d'injonction et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de délivrance d’une carte nationale d’identité et d’un passeport pour son fils. La juridiction a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre le courrier du 21 juin 2023, considéré comme un acte préparatoire, et a écarté le moyen d’incompétence soulevé. Sur le fond, le tribunal a estimé que les décisions attaquées n’étaient pas entachées d’erreur de fait ou d’appréciation, et que les stipulations des articles 3 et 8 de la Convention internationale des droits de l’enfant, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, n’avaient pas été méconnues. La solution retenue s’appuie notamment sur les articles 18 et 20-1 du code civil et le décret du 22 octobre 1955.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. D et Mme E, agissant pour leur fils mineur, afin d'engager la responsabilité de la commune de Vitré pour un accident survenu le 22 juin 2016 lors d'une chasse au trésor au château de Vitré, où une plaque de fonte est tombée sur le doigt de l'enfant, causant une fracture ouverte. Les requérants soutenaient que la plaque était un accessoire indissociable de l'ouvrage public (le château) et que la commune avait manqué à son obligation d'entretien normal. La commune de Vitré a contesté la recevabilité de la requête, arguant que la plaque amovible ne constituait pas un ouvrage public, et a nié tout lien de causalité. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la plaque de fonte, élément mobile non fixé, ne pouvait être qualifiée d'ouvrage public ou d'accessoire indissociable, et que le dommage n'était donc pas imputable à un défaut d'entretien de l'ouvrage public. Les demandes de la CPAM d'Ille-et-Vilaine ont également été rejetées, et les requérants ont été condamnés à verser 1 500 euros à
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de M. A contestant le retrait de sa carte professionnelle d'agent de sécurité privé par le CNAPS. La décision de retrait était fondée sur le comportement passé de M. A, notamment son militantisme au sein de la mouvance d'ultra-droite et des incidents à connotation homophobe et raciste, jugés incompatibles avec l'exercice de ses fonctions. Le tribunal a appliqué l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, qui permet le retrait de la carte professionnelle en cas de comportement contraire à l'honneur ou à la sécurité publique. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a rejeté la requête, confirmant ainsi la légalité de la décision du CNAPS.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de M. C, qui demandait la condamnation solidaire de la société Eiffage Rail Express, de SNCF Réseau et de SNCF Mobilités pour les nuisances (visuelles, sonores et perte de valeur vénale) subies du fait de la construction et de l'exploitation de la LGV Bretagne-Pays de la Loire, située à proximité de sa propriété. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. C. Il a notamment mis hors de cause SNCF Mobilités, devenue la société nationale SNCF, en application de la loi du 27 juin 2018 pour un nouveau pacte ferroviaire et de l'article L. 2102-1 du code des transports, celle-ci n'étant pas compétente en matière de gestion des infrastructures. Le tribunal a également écarté la responsabilité de SNCF Réseau et d'Eiffage Rail Express, estimant que M. C ne démontrait pas le caractère certain, spécial et anormal du préjudice invoqué.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. B D, ancien ouvrier d'État à la Direction des Constructions Navales (DCN), d’une demande d’indemnisation de 30 000 euros pour préjudice moral et trouble dans les conditions d’existence, en raison de son exposition prolongée à l’amiante sans protection efficace de la part de l’État employeur. Le ministre des armées a opposé la prescription quadriennale, soutenant que la plainte déposée par un autre agent n’avait pas interrompu le délai. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la créance de M. D était prescrite en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968, faute d’interruption valable du délai de quatre ans.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B, capitaine de police, qui contestait l'arrêté du ministre de l'Intérieur du 15 décembre 2021 lui refusant l'honorariat de son grade. Le tribunal a jugé que le refus d'honorariat n'est pas une sanction disciplinaire et peut être fondé sur la manière de servir, notamment un manquement à l'obligation de réserve et au devoir de discrétion professionnelle. Il a estimé que la publication d'une tribune politique par l'intéressé, même avant son départ à la retraite, justifiait ce refus. La décision s'appuie sur l'article 71 de la loi du 11 janvier 1984 et les articles R. 434-29 du code de la sécurité intérieure et 26 de la loi du 13 juillet 1983.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la demande de M. C, qui sollicitait l'indemnisation de la perte de valeur vénale de sa propriété située au Pertre, en raison de la construction et de l'exploitation de la LGV Bretagne-Pays-de-la-Loire. Le tribunal a jugé que la société Eiffage Rail Express, en tant que cocontractant de SNCF Réseau dans le cadre d'un contrat de partenariat, était seule maître d'ouvrage et donc responsable des dommages. Cependant, il a estimé que M. C ne démontrait pas que les nuisances subies (visuelles, sonores) constituaient un préjudice anormal et spécial ouvrant droit à réparation, la perte de valeur vénale n'étant pas établie avec certitude. La requête a été rejetée, et les conclusions relatives aux frais d'expertise et aux dépens ont été écartées.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la demande de M. B C, un ouvrier d'État, qui sollicitait la condamnation de l'État pour harcèlement moral et discrimination suite à son affectation sur des postes de technicien après la privatisation de la direction des constructions navales en 2003. Le tribunal a jugé que, depuis le 1er juin 2003, le ministre des armées n'exerçait plus de responsabilité opérationnelle dans la gestion des postes des ouvriers mis à disposition de l'entreprise nationale Naval Group, les décisions individuelles relevant désormais de cette entreprise. En conséquence, la responsabilité de l'État ne pouvait être engagée pour des faits postérieurs à cette date, et la demande de protection fonctionnelle a également été rejetée. La requête a été rejetée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le bien-fondé des allégations de harcèlement ou de discrimination.