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AccueilJurisprudenceTribunal Administratif de Lille

Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lille

33 598 décisions disponibles — page 645/1680

DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA59-2108808(TA59-2108808)

Le Tribunal Administratif de Lille a annulé la délibération du 31 mai 2021 par laquelle le conseil municipal d'Houplin-Ancoisne autorisait le déclassement et la vente d'une parcelle d'espace vert de 132 m². La juridiction a retenu que la délibération était entachée d'une erreur de fait, la commune ayant considéré à tort que le terrain était inconstructible, ce qui a influencé sa valeur. En outre, la cession a été réalisée à un prix de 40 €/m², nettement inférieur à la valeur vénale réelle d'un terrain constructible (environ 290 €/m²), sans que la commune ne justifie d'un motif d'intérêt général ou de contreparties suffisantes, en méconnaissance du principe prohibant la cession d'un bien public à vil prix. La décision s'appuie sur les principes généraux du droit des biens publics et du code général des collectivités territoriales.

3 décembre 2024Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA59-2105476(TA59-2105476)

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de la société Setib, qui contestait l'attribution du lot 01-01 d'un marché de travaux de rénovation de collèges par le département du Nord. La société requérante soutenait que la candidature de l'attributaire, la société Vuylsteker et Fils, aurait dû être écartée pour défaut de remise des qualifications de ses sous-traitants. Le tribunal a rappelé qu'un concurrent évincé ne peut invoquer que des manquements en rapport direct avec son éviction, et a jugé que le moyen soulevé n'était pas fondé. La décision s'appuie sur les principes du code de la commande publique relatifs à la sous-traitance et à la passation des marchés.

3 décembre 2024Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA59-2104861(TA59-2104861)

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de la société Inova, qui sollicitait la condamnation du SIAVED au remboursement d’une somme de 257 984,80 euros. La société Inova avait versé cette somme en exécution d’un arrêt de la cour administrative d’appel de Douai, annulant un précédent jugement qui l’avait condamnée. Le tribunal a jugé que la créance de la société Inova était prescrite en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 relative à la prescription quadriennale des créances sur les établissements publics.

3 décembre 2024Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

N° TA59-2404537(TA59-2404537)

Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par M. et Mme A d’un recours pour excès de pouvoir visant à contester le refus implicite du préfet du Pas-de-Calais de dresser un procès-verbal d’infraction. Les requérants se sont désistés de leur requête, et la partie intervenante, M. C, a également renoncé à ses conclusions au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Par ordonnance du 3 décembre 2024, la présidente de la 1ère chambre a donné acte de ces désistements purs et simples, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune condamnation aux frais n’a été prononcée.

3 décembre 2024Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA59-2103252(TA59-2103252)

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de la CRAMA du Nord-Est et de la SCI E2J, qui demandaient la condamnation du SDIS 59 pour des fautes lors de l’intervention contre un incendie le 9 décembre 2015 à Villeneuve d’Ascq, entraînant une aggravation des dommages. Le tribunal a estimé qu’aucune faute n’était établie, les services ayant pris les précautions habituelles, et que l’utilisation d’une caméra thermique ou le maintien d’un piquet n’étaient pas obligatoires ni nécessaires. Il a également retenu que la SCI E2J avait contribué à son propre préjudice en louant des locaux non conformes aux règles de sécurité, ce qui a favorisé la propagation de l’incendie. La solution s’appuie sur les principes de responsabilité pour faute du service public et les dispositions du code général des collectivités territoriales.

3 décembre 2024Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA59-2411694(TA59-2411694)

Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête en référé suspension de Mme A, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la requête était manifestement irrecevable, faute pour la requérante de justifier de l’existence d’une décision administrative faisant grief, en raison du caractère incomplet de son dossier de demande. Cette solution est fondée sur les articles R. 431-10 et R. 431-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui conditionnent la naissance d’une décision au dépôt d’un dossier complet.

3 décembre 2024Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA59-2411693(TA59-2411693)

Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête en référé suspension de M. B, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui rétablir les conditions matérielles d'accueil. Le juge a estimé que la requête était irrecevable car la contestation de cette décision relève de la procédure spécifique prévue à l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui est exclusive de la procédure de référé suspension de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. En conséquence, la demande de suspension et les conclusions accessoires ont été rejetées sans instruction ni audience.

3 décembre 2024Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA59-2411742(TA59-2411742)

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet du Nord concernant une demande de regroupement familial. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant ayant introduit son recours plus d’un an après la décision implicite sans faire preuve de diligence et sans démontrer une situation d’urgence particulière. L’intervention de Mme D a également été jugée irrecevable pour défaut de forme. La requête a été rejetée sans instruction ni audience en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

3 décembre 2024Résumé IA
DécisionPlein contentieuxPARTIEL

N° TA59-2203742(TA59-2203742)

Le Tribunal administratif de Lille annule l'arrêté du 7 avril 2022 par lequel le maire d'Abscon réservait deux places de stationnement rue Emile Zola à la seule clientèle d'un cabinet médical. Le juge estime que le maire, bien qu'habilité à réglementer le stationnement sur la voie publique, ne peut légalement réserver ces places à une catégorie spécifique d'usagers comme la clientèle d'un cabinet médical. Cette mesure est entachée d'illégalité, en l'absence de base légale permettant une telle restriction. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 2213-1 et L. 2213-2 du code général des collectivités territoriales, ainsi que sur l'article R. 417-11 du code de la route.

3 décembre 2024Résumé IA
DécisionPlein contentieuxPARTIEL

N° TA59-2203707(TA59-2203707)

Le Tribunal administratif de Lille a examiné la demande indemnitaire de M. B, ancien vice-président de la communauté de communes du Haut-Pays du Montreuillois, suite à l’annulation définitive de l’arrêté de retrait de ses délégations. Le tribunal a reconnu que l’illégalité de cet arrêté constitue une faute engageant la responsabilité de la collectivité. Il a accordé à M. B une indemnité de 500 euros en réparation de son préjudice moral et d’atteinte à sa réputation, mais a rejeté sa demande pour préjudice financier, faute de lien direct avec la décision illégale. La somme allouée est assortie des intérêts au taux légal à compter du 17 mai 2022.

3 décembre 2024Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

N° TA59-2401527(TA59-2401527)

Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par M. et Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire du Touquet-Paris-Plage ne s’opposant pas à la déclaration préalable de coupe et d’abattage d’arbres déposée par M. C. Les requérants se sont désistés de leur requête, désistement accepté par la commune et par M. C, qui ont également renoncé à leurs conclusions au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Par ordonnance du 2 décembre 2024, le tribunal a donné acte de ces désistements purs et simples, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

2 décembre 2024Résumé IA
DécisionPlein contentieuxPARTIEL

N° TA59-2208591(TA59-2208591)

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A contestant deux indus de prime d'activité (605,28 € et 768,78 €) notifiés par la CAF du Pas-de-Calais pour les périodes de juin 2020 à février 2022, ainsi que le refus de remise gracieuse. Le tribunal a jugé que les indus étaient fondés car M. A n'avait pas déclaré un avantage en nature (logement gratuit de 300 €/mois), devant être inclus dans ses ressources en vertu de l'article L. 842-4 du code de la sécurité sociale, et que sa bonne foi était inopérante sur le bien-fondé des indus. S'agissant de la demande de remise gracieuse, le tribunal a estimé que la situation de précarité invoquée n'était pas établie, le quotient familial étant de 1 050 euros, et a donc rejeté la demande.

2 décembre 2024Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA59-2208844(TA59-2208844)

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme B contestant un indu de prime d'activité de 1 275,30 euros pour la période d'avril à novembre 2019, en tant qu'il excède 956,13 euros. Mme B soutenait que l'indu n'était pas fondé pour avril et mai 2019, car elle n'était pacsée qu'à partir du 12 juin 2019. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant qu'il résultait de l'instruction, notamment de ses propres déclarations, qu'elle avait vécu en concubinage dès février 2019. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 842-3, R. 843-1 et R. 846-5 du code de la sécurité sociale, qui imposent de prendre en compte la situation de concubinage pour le calcul de la prime d'activité.

2 décembre 2024Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA59-2202002(TA59-2202002)

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la demande de la société des intérêts populaires, tutrice de M. Ozorowski, visant à contester le refus d’aide sociale à l’hébergement. Le tribunal a précisé que la décision initiale du 23 novembre 2021 avait été remplacée par celle du 12 janvier 2022, prise après un recours administratif préalable obligatoire, conformément aux articles L. 134-1 et L. 134-2 du code de l’action sociale et des familles. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le jugement se fonde sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles et du code de justice administrative.

2 décembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA59-2202122(TA59-2202122)

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en juge unique, était saisi d’un recours pour excès de pouvoir par Mme A, assistée de son curateur, contre le rejet implicite de sa demande d’aide sociale à l’hébergement en EHPAD. Le tribunal a rappelé qu’il exerce un plein contentieux pour examiner les droits de l’intéressée, et non les vices propres de la décision. Il a constaté que la demande initiale était incomplète, faute de transmission des justificatifs requis sur la situation financière, et que le département avait respecté la procédure en sollicitant ces pièces. En conséquence, la requête a été rejetée, sur le fondement des articles L. 113-1, L. 231-4 et L. 132-1 du code de l’action sociale et des familles.

2 décembre 2024Résumé IA
DécisionPlein contentieuxPARTIEL

N° TA59-2302340(TA59-2302340)

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus du président du conseil départemental du Nord de lui délivrer une carte de mobilité inclusion mention "stationnement" pour son fils autiste. Le juge a estimé que les troubles de l'enfant, bien que réels, ne remplissaient pas les critères stricts fixés par l'arrêté du 3 janvier 2017, notamment l'incapacité à effectuer tout déplacement seul ou un périmètre de marche inférieur à 200 mètres. La décision s'appuie sur les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles.

2 décembre 2024Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirNON_LIEU

N° TA59-2400651(TA59-2400651)

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du président du conseil départemental du Nord lui notifiant un indu d’indemnités journalières de 1 185,15 euros. En défense, le département a produit un titre exécutoire annulé, rendant la contestation sans objet. Par ordonnance du 2 décembre 2024, le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête.

2 décembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA59-2205622(TA59-2205622)

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme B contestant la décision du 2 juin 2022 de la commission de recours amiable de la CAF du Nord, qui maintenait un indu d'aide au logement familial de 1 543 euros pour 2021. La requérante invoquait un divorce à l'amiable et une garde alternée des enfants. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que, conformément à la jurisprudence du Conseil d'État, les enfants en garde alternée sont réputés vivre habituellement au foyer de chaque parent, justifiant le partage de l'allocation de logement familial. La solution s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale et du code de la construction et de l'habitation.

2 décembre 2024Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA59-2209730(TA59-2209730)

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de Mme C, qui sollicitait la remise gracieuse d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 856,07 euros, consécutif à des omissions déclaratives de salaires et de revenus de formation pour l’année 2020. Statuant en application de l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles, le juge a estimé que la requérante ne pouvait être regardée comme de bonne foi, en raison de manquements répétés à ses obligations déclaratives qu’elle ne pouvait ignorer. Cette absence de bonne foi a fait obstacle à l’octroi d’une remise, indépendamment de la précarité éventuelle de sa situation. La requête a donc été rejetée.

2 décembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA59-2209968(TA59-2209968)

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme A contestant le refus du département du Nord de prendre en charge les frais d’hébergement en EHPAD de sa mère, Mme B, au titre de l’aide sociale. Le juge a estimé que, conformément aux articles L. 132-6 du code de l’action sociale et des familles et 208 du code civil, les ressources cumulées de Mme B et de ses filles, tenues à l’obligation alimentaire, étaient suffisantes pour couvrir le coût de l’hébergement. La solution retenue confirme la décision administrative initiale.

2 décembre 2024Résumé IA
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