Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2304014(TA45-2304014)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté les requêtes de Mme E, ressortissante congolaise, qui contestait un arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 24 août 2023 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'insuffisance de motivation, du défaut d'examen particulier et de l'atteinte à la vie privée et familiale, n'étaient pas fondés. En conséquence, la décision de refus de séjour et la mesure d'éloignement ont été validées.
N° TA45-2403233(TA45-2403233)
Le Tribunal Administratif d’Orléans a rejeté les requêtes de M. A, ressortissant ivoirien, contestant un arrêté préfectoral du 9 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, l’obligeant à quitter le territoire français, et une assignation à résidence du 20 septembre 2024. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment le défaut de saisine de la commission du titre de séjour, l’erreur manifeste d’appréciation au regard des articles L. 425-9 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, n’étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et de la Convention européenne.
N° TA45-2303283(TA45-2303283)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait le refus de titre de séjour "étudiant" et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet d'Indre-et-Loire. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également estimé que le préfet n'avait pas méconnu les dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni porté une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Par conséquent, les conclusions à fin d'annulation et les demandes accessoires ont été rejetées.
N° TA45-2201525(TA45-2201525)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B, élève infirmière anesthésiste, qui demandait la condamnation du centre hospitalier universitaire d'Orléans à lui verser une indemnisation fondée sur l'arrêté du 28 mars 2020 pour sa période de réquisition lors de l'épidémie de Covid-19. Le tribunal a jugé que Mme B ne pouvait prétendre à cette indemnisation car sa formation était suspendue pendant la réquisition, ce qui excluait qu'elle exerce "au-delà de son obligation de service" au sens de l'article 3 de l'arrêté. De plus, en tout état de cause, l'article 6 de cet arrêté prévoit que les indemnisations sont versées par la caisse primaire d'assurance maladie, et non par l'établissement hospitalier. La solution retenue est donc le rejet de la demande.
N° TA45-2104602(TA45-2104602)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme A, agent contractuel du centre hospitalier régional d'Orléans, contestant le motif de "rupture anticipée à son initiative" mentionné sur son attestation employeur, alors que son contrat était arrivé à son terme et qu'elle avait refusé un nouveau contrat pour un motif légitime. Le tribunal a annulé la décision du 3 août 2021 et la décision implicite de rejet du recours gracieux, en application des articles L. 5424-1 du code du travail et 2 et 3 du décret n° 2020-741 du 16 juin 2020. Il a enjoint au centre hospitalier de délivrer une attestation rectifiée indiquant la venue à terme du contrat, sous astreinte de 50 euros par jour de retard passé un délai de quinze jours. La demande d'indemnisation du préjudice moral a été rejetée, faute de lien direct avec la faute commise.
N° TA45-2303512(TA45-2303512)
**Sujet principal :** Demande d’expertise judiciaire relative à des désordres affectant le revêtement de sol sportif du gymnase Jean Landré, dans le cadre d’un marché public de travaux. **Juridiction :** Tribunal administratif d’Orléans (juge des référés). **Solution retenue :** Le juge fait droit à la demande de la commune de Saran et ordonne une expertise sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, afin de décrire les désordres, d’en déterminer les causes et d’évaluer les travaux nécessaires. **Textes appliqués :** Article R. 532-1 du code de justice administrative (mesure d’expertise utile en référé).
N° TA45-2403718(TA45-2403718)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B visant à suspendre la décision du président du conseil départemental d'Indre-et-Loire refusant sa prise en charge au titre de l'aide sociale à l'enfance. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante étant majeure et ne justifiant pas d'une situation d'urgence particulière nécessitant une mesure provisoire. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui conditionne la suspension à l'urgence et à un doute sérieux sur la légalité de l'acte.
N° TA45-2403720(TA45-2403720)
Cette décision du Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de Mme B. de suspendre la décision du président du conseil départemental d'Indre-et-Loire refusant sa prise en charge au titre de l'aide sociale à l'enfance. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, car la situation de la requérante, sans hébergement, relevait d'une compétence exclusive du juge judiciaire (juge des enfants) en application des articles 375 et suivants du code civil. Par conséquent, la requête a été rejetée, y compris les conclusions accessoires.
N° TA45-2403859(TA45-2403859)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête en référé suspension de M. B, artisan en revêtements de sol, dirigée contre l'arrêté du préfet de l'Yonne du 2 septembre 2024 suspendant son permis de conduire pour six mois à la suite d'un excès de vitesse de 59 km/h (189 km/h au lieu de 130 km/h). Le juge des référés a estimé qu'aucun des moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, méconnaissance des articles L. 224-2 du code de la route et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le rejet étant fondé sur l'absence de moyen sérieux.
N° TA45-2403992(TA45-2403992)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la SAS Free Mobile visant à suspendre une prescription imposée par le maire de Tours dans un arrêté de non-opposition à déclaration préalable pour le remplacement d'antennes de téléphonie mobile. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société n'ayant pas justifié d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à ses intérêts, notamment au regard du délai de quatre mois et demi écoulé entre la décision et la saisine. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés (incompétence de l'auteur de l'acte, insuffisance de motivation, absence d'utilité de la prescription, détournement de procédure) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la prescription contestée. La requête a été rejetée, de même que les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2404046(TA45-2404046)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A qui demandait une injonction au proviseur du lycée Jean Zay de lui délivrer une attestation d'emploi pour ses droits à l'allocation de retour à l'emploi. Le juge a estimé que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution des décisions implicites de rejet nées du silence de l'administration, ce qui est interdit par ce texte. La solution retenue est le rejet de la requête, sans examen de l'urgence ou de l'utilité de la mesure. Les textes appliqués sont les articles L. 521-3 et L. 511-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2404187(TA45-2404187)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Courville-sur-Eure fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Le juge a désigné un expert pour examiner un bâtiment menaçant ruine, en raison de risques d'effondrement liés à la fissuration de la cheminée et à la dégradation de la toiture. L'expert devra constater l'état du bien, évaluer le danger pour la sécurité publique et proposer des mesures conservatoires. La mission est encadrée par les articles R. 531-1 et R. 556-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2203931(TA45-2203931)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la SASU Vitrou comme manifestement irrecevable. La société demandait une "audience" pour résoudre des désordres liés à des travaux sur le réseau d'eau, sans formuler de conclusions précises (annulation d'une décision ou demande d'indemnisation). Le juge a appliqué les articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, estimant que la demande ne constituait pas une requête valide.
N° TA45-2404174(TA45-2404174)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 30 novembre 2023 par lequel le préfet du Loiret a refusé le renouvellement du titre de séjour "étudiant" de Mme C et l'a obligée à quitter le territoire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne démontrant pas de conséquences graves et immédiates justifiant une suspension, et qu'aucun des moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, erreur de droit, atteinte à la vie privée) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 422-1 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA45-2404114(TA45-2404114)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 16 juillet 2024 suspendant le permis de conduire de M. A pour neuf mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, malgré l'impact professionnel allégué, en raison de la gravité et du caractère répété des infractions routières (conduite sous stupéfiants, excès de vitesse). La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article L. 224-7 du code de la route.
N° TA45-2100231(TA45-2100231)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. A C d'une demande de condamnation du centre hospitalier de Pithiviers au versement d'une indemnité de précarité pour ses contrats à durée déterminée conclus entre 2017 et 2020, ainsi que de dommages et intérêts pour préjudices moral et matériel. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable en raison de sa tardiveté, constatant que la décision implicite de rejet de la première demande de l'intéressé était née le 5 août 2020 et que la requête, enregistrée le 19 janvier 2021, dépassait le délai de recours contentieux de deux mois. Cette solution s'appuie sur les articles L. 231-4 et L. 112-2 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que sur l'article R. 421-2 du code de justice administrative.
N° TA45-2102954(TA45-2102954)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A B, qui contestait l'arrêté du préfet de Loir-et-Cher du 21 juin 2021 lui interdisant d'exercer, pour une durée de trois ans, toutes fonctions d'encadrement auprès de mineurs (articles L. 212-1 du code du sport et L. 227-10 du code de l'action sociale et des familles). Le tribunal a écarté les moyens de procédure et de fond, jugeant que la mesure était justifiée par le danger pour la santé physique ou morale des pratiquants et mineurs, et qu'elle n'était pas disproportionnée au regard des faits reprochés. Les conclusions indemnitaires ont été déclarées irrecevables faute de demande préalable.
N° TA45-2103530(TA45-2103530)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. A, agent non titulaire du centre hospitalier de Saint-Amand-Montrond, contestant l'attestation d'employeur indiquant une rupture anticipée de son contrat à durée déterminée à son initiative. Le tribunal a annulé la décision du 10 septembre 2021 et l'attestation du 12 juillet 2021, jugeant que le non-renouvellement du contrat de M. A, déclaré inapte à ses fonctions, n'était pas intervenu à son initiative. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 5422-1 et L. 5424-1 du code du travail, ainsi que sur les articles 2 et 3 du décret n° 2020-741 du 16 juin 2020, qui assimilent à une privation involontaire d'emploi le non-renouvellement du contrat à l'initiative de l'employeur ou le refus légitime du salarié.
N° TA45-2403823(TA45-2403823)
Le Tribunal administratif d’Orléans, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision du 10 mai 2024 du ministre de l’intérieur invalidant le permis de conduire de M. B. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, faute pour le requérant de démontrer une atteinte grave et immédiate à son activité professionnelle, et relève le délai de trois mois entre la notification de la décision et l’introduction du recours. La requête est rejetée, y compris les conclusions au titre des frais de justice.
N° TA45-2300377(TA45-2300377)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne, qui contestait l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet d'Indre-et-Loire. La requérante invoquait son état de santé et l'impossibilité de retourner en Algérie en raison de la situation familiale et de l'absence de soutien financier. Le tribunal a estimé que, sur le fondement du 7° de l'article 6 de l'accord franco-algérien, Mme B ne démontrait pas ne pas pouvoir bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. En outre, elle n'a pas établi que la mesure porterait une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.