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Le Tribunal administratif de Pau a rejeté la requête de Mme B E veuve A et de ses enfants, M. C A et M. D A, qui demandaient la condamnation de l'État à réparer les préjudices subis suite au décès de leur époux et père, Yves A, des suites d'un cancer radio-induit lié aux essais nucléaires en Polynésie française. Le tribunal a estimé que leur créance était prescrite en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968, le point de départ du délai de prescription quadriennale étant fixé au décès de Yves A le 22 juillet 2009, et non à l'arrêt de la cour administrative d'appel de Bordeaux du 3 avril 2018. Par conséquent, la demande indemnitaire préalable du 25 octobre 2021 était tardive, et la prescription n'avait pas été interrompue. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de M. B A, ouvrier de sécurité et de surveillance, contestant le refus implicite du ministre des armées de lui verser la majoration de 15 % pour heures de nuit (21h-5h) et l'indemnisation des jours fériés travaillés. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions relatives aux majorations pour heures de nuit, celles-ci ayant été versées en cours d'instance. Pour le surplus, il a rejeté la demande d'indemnisation des jours fériés travaillés, jugeant que l'instruction ministérielle du 18 juillet 2003, qui prévoit cette indemnisation, n'est pas applicable aux ouvriers de sécurité et de surveillance, et que la note n° 401 du 14 février 2020 n'est pas illégale sur ce point. La solution s'appuie sur le décret n° 2016-1994 du 30 décembre 2016 et l'instruction ministérielle du 18 juillet 2003.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de Mme B, technicienne supérieure du développement durable, contestant le refus implicite du ministre de la transition écologique de lui verser l'indemnité spécifique de service (ISS) pour l'année 2020. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu soulevée par le ministre, estimant que le paiement allégué n'était pas établi et que les dispositions modificatives du décret du 31 octobre 2022 n'étaient pas applicables au litige. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision implicite de rejet, considérant que le ministre avait commis une erreur de droit en refusant le versement de l'ISS au titre de 2020, en méconnaissance des dispositions de l'article 1er du décret du 25 août 2003 dans sa rédaction applicable. Il a enjoint au ministre de verser à Mme B la somme due, assortie des intérêts au taux légal à compter du 8 avril 2022 et de leur capitalisation.
Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision du garde des sceaux maintenant l’inscription de M. A B au répertoire des détenus particulièrement signalés (DPS). Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, dès lors que le refus de permission de sortir opposé par le juge de l’application des peines ne saurait être regardé comme une conséquence directe et certaine du seul statut de DPS, et que le requérant n’établit pas que cette inscription ferait obstacle à un aménagement de peine. Par conséquent, la requête est rejetée, y compris les conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de la commune d'Espoey, qui demandait l'annulation de la décision du préfet des Pyrénées-Atlantiques de ne pas s'opposer à la déclaration préalable au titre de la loi sur l'eau pour un projet de lotissement de 25 maisons. La commune soutenait que le projet méconnaissait l'article L. 211-1 du code de l'environnement en raison de l'imperméabilisation des sols et de l'impact sur la zone inondable du Larrecq. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, considérant que les mesures proposées, notamment le déplacement du bassin de rétention et la modification de l'ouvrage de franchissement, étaient suffisantes pour assurer la gestion équilibrée des eaux. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné les requêtes de Mme et M. B contestant deux décisions de non-opposition à déclaration préalable délivrées par le maire de Seignosse à la SCI de la Maison de la plage, pour la création d'une annexe puis la transformation d'un abri de jardin. Les requérants invoquaient de nombreux moyens, notamment la méconnaissance des dispositions du code de l'urbanisme (R. 431-36, R. 423-1, R. 441-9) et du règlement du PLUi de la communauté de communes Maremne Adour Côte-Sud, ainsi que l'absence de permis de démolir et de consultation de l'architecte des bâtiments de France. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, jugeant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les décisions attaquées étaient légales. Il a également rejeté les demandes de frais de justice présentées par les requérants.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi en référé suspension par M. et Mme B, ressortissants algériens, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet des Hautes-Pyrénées. Les requérants invoquaient l'urgence et un doute sérieux sur la légalité des décisions, notamment au regard de la directive 2004/38/CE et des articles L. 233-1 et L. 233-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge des référés a rejeté leurs demandes, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des arrêtés préfectoraux.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. A, qui demandait la condamnation de l'État pour carence fautive dans la régulation et le contrôle de l'exposition à l'amiante à la SNCF. Le tribunal a estimé que la créance de M. A, relative à un préjudice d'anxiété et à des troubles dans les conditions d'existence, était prescrite en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968. Il a jugé que le point de départ du délai de prescription devait être fixé à la date à laquelle le requérant avait eu connaissance du risque lié à l'amiante, et que les actions en justice invoquées n'avaient pas eu pour effet d'interrompre ce délai à son égard. En conséquence, la demande indemnitaire a été déclarée irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Pau a annulé l'arrêté du 9 décembre 2022 par lequel le préfet des Hautes-Pyrénées avait refusé de délivrer un titre de séjour à M. C, ressortissant tunisien, et l'avait obligé à quitter le territoire français. La juridiction a jugé que le préfet n'apportait pas d'éléments suffisants pour renverser la présomption légale de communauté de vie entre M. C et son épouse française, prévue à l'article 215 du code civil. En conséquence, le refus de titre de séjour était entaché d'une erreur d'appréciation au regard de l'article 10 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. L'illégalité du refus de titre a entraîné par voie de conséquence l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire, fixation du délai de départ volontaire et pays de renvoi.
Le Tribunal administratif de Pau a été saisi par M. Aubry, conseiller municipal d'opposition de Cauterets, d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du maire d'insérer sa tribune dans le bulletin d'information municipal. Le tribunal a rejeté les fins de non-recevoir soulevées par la commune, estimant que la requête était recevable et que le litige n'était pas devenu sans objet. Sur le fond, il a annulé la décision implicite de refus, au motif que le règlement intérieur du conseil municipal, pris en application de l'article L. 2121-27-1 du code général des collectivités territoriales, imposait au maire de réserver un espace d'expression aux conseillers n'appartenant pas à la majorité dans tout bulletin d'information générale.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de M. A, ressortissant bangladais, contestant une obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de police de Paris le 24 mai 2023 et une interdiction de retour d'un an prise par le préfet des Pyrénées-Atlantiques le 7 septembre 2024. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. A, estimant que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance des articles L. 542-4 et L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions contestées.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Pau rejette la requête en référé suspension de M. A, ressortissant marocain, contre le refus du préfet des Pyrénées-Atlantiques de lui délivrer un titre de séjour. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le refus contesté n'est pas un refus de renouvellement ou de retrait d'un titre de séjour, et M. A ne justifie pas de circonstances particulières démontrant une atteinte grave et immédiate à sa situation. En conséquence, la requête est rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 10 septembre 2024 par lequel le préfet des Pyrénées-Atlantiques a mis en demeure la société SUO énergie de cesser l'exploitation de son usine hydroélectrique à Orthez. La société invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, mais le juge des référés a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était propre à créer un tel doute. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans retenir les arguments tirés de la méconnaissance du droit fondé en titre ou de l'absence de mise en demeure préalable au titre du code de l'énergie.
Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 1er juillet 2024 par lequel le préfet des Pyrénées-Atlantiques a refusé un titre de séjour à M. A et l'a obligé à quitter le territoire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, car la perte d'emploi et de ressources invoquée par le requérant résultait de sa situation irrégulière et non de la décision contestée. En outre, aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet des Hautes-Pyrénées du 4 juillet 2024 refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A B, ressortissant camerounais. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, l'erreur de droit concernant l'examen de la demande d'admission exceptionnelle au séjour (articles L. 435-1 et L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile), et l'atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme), n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée en raison de l'absence de doute sérieux.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B D, ressortissant camerounais, d'une demande de suspension de l'exécution de l'arrêté du préfet des Hautes-Pyrénées du 9 juillet 2024 refusant de l'admettre au séjour. Le requérant, entré en France mineur et pris en charge par l'aide sociale à l'enfance, soutenait que ce refus, qui interrompt sa formation professionnelle, créait une situation d'urgence et était entaché d'un défaut de motivation, d'un défaut d'examen sérieux et d'erreurs manifestes d'appréciation au regard des articles L. 435-3 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
Le Tribunal administratif de Pau a été saisi par Mme A d’une requête en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, afin d’obtenir la délivrance d’un récépissé dans l’attente du renouvellement de son titre de séjour. Après avoir obtenu un rendez-vous auprès de la préfecture des Landes, Mme A a informé le tribunal qu’elle renonçait à sa demande. Cette renonciation a été considérée comme un désistement pur et simple, dont il a été donné acte par ordonnance du 16 octobre 2024.
Le Tribunal administratif de Pau a examiné la requête de Mme A, ingénieure principale, contestant son compte-rendu d'entretien professionnel pour 2020, établi par la maire de Parentis-en-Born. Le tribunal a d'abord rejeté comme irrecevables les conclusions tendant à faire constater un contexte de harcèlement moral, rappelant qu'il n'appartient pas au juge administratif de prononcer de telles constatations. Sur le fond, le tribunal a annulé le compte-rendu d'entretien professionnel au motif que la commune n'avait pas respecté les dispositions du décret du 16 décembre 2014, en ne communiquant pas à l'agent sa fiche de poste avant l'entretien, ce qui l'a privée d'une garantie substantielle. La décision s'appuie sur la loi du 26 janvier 1984 et le décret du 16 décembre 2014 relatifs à l'évaluation des fonctionnaires territoriaux.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. A, adjoint technique territorial, qui contestait un arrêté du président du syndicat intercommunal pour la collecte et le traitement des déchets ménagers de la Côte sud des Landes. Cet arrêté avait opéré une retenue sur son traitement pour absence de service fait le 25 avril 2022. Le tribunal a jugé que l'absence de service était imputable à l'agent, qui avait refusé d'effectuer sa tournée malgré sa présence sur son lieu de travail, et non à son employeur. La décision s'appuie sur les articles L. 711-2 et L. 712-1 du code général de la fonction publique, qui prévoient la suspension du traitement en cas d'absence de service fait.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en urgence, rejette la requête de M. A, ressortissant mauritanien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités espagnoles. Le tribunal admet provisoirement M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle, mais rejette ses conclusions d'annulation. La solution retenue est fondée sur le règlement (UE) n°604/2013 (Dublin III), notamment ses articles 4, 5 et 17, ainsi que sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.