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Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet du Morbihan du 1er août 2024 refusant une autorisation de travail à M. A, demandeur d'asile. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car une nouvelle demande d'autorisation de travail avait été déposée et était en cours d'instruction. Il a également considéré qu'aucun doute sérieux ne pesait sur la légalité de la décision, la demande d'asile ayant été introduite moins de six mois avant le refus, conformément à l'article L. 554-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme B, ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté du préfet du Finistère lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant que l'arrêté était régulièrement signé par une autorité compétente et suffisamment motivé. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait ni l'article L. 421-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, faute pour la requérante de justifier de liens personnels et familiaux suffisamment intenses en France. Enfin, les moyens relatifs à la décision fixant le pays de destination et à l'interdiction de retour ont été rejetés.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme B, ressortissante comorienne, qui contestait l'arrêté du préfet du Morbihan du 23 février 2024 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation, dès lors que sa fille n'ayant plus la nationalité française, elle ne remplissait plus les conditions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du même code, de l'atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, et de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C, qui contestait l'arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine du 11 juin 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, et la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation personnelle du requérant.
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de M. et Mme A du centre d'hébergement pour demandeurs d'asile (CADA) qu'ils occupaient sans titre. La demande du préfet des Côtes-d'Armor a été accueillie car le maintien des intéressés, dont les demandes d'asile avaient été définitivement rejetées, faisait obstacle à l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile, créant une situation d'urgence et d'utilité publique. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 552-15 et L. 551-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient la fin de l'hébergement après le rejet de la demande d'asile et la possibilité pour le préfet de saisir le juge pour obtenir l'évacuation des lieux. Le tribunal a autorisé le recours à la force publique et le débarras des biens meubles aux frais des occupants.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de Mme B de sa requête en injonction contre le préfet des Côtes-d'Armor. La requérante demandait initialement sa convocation devant la commission du titre de séjour et la délivrance d'un récépissé l'autorisant à travailler. La solution retenue est un simple constat de désistement, sans examen au fond, mettant fin à l'instance.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. D d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du Comité Régional des Pêches Maritimes et des Élevages Marins (CRPMEM) de Bretagne de lui communiquer des documents administratifs, sur le fondement du code des relations entre le public et l’administration. En cours d’instance, le CRPMEM a communiqué une partie des documents demandés, rendant sans objet les conclusions correspondantes. Pour les autres documents, le tribunal a constaté leur inexistence et a rejeté la demande de communication. La requête a été partiellement rejetée, et le CRPMEM a été condamné à verser 1 000 euros à M. D au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme C, ressortissante rwandaise, qui contestait l'arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine du 26 juillet 2023 lui refusant un titre de séjour pour raisons de santé, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. La juridiction a estimé que la procédure était régulière, le préfet ayant produit l'avis du collège de médecins de l'OFII, et que les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'étaient pas fondés. Le tribunal a également écarté les autres moyens soulevés, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du garde des sceaux du 2 novembre 2022 refusant son détachement en tant que policière municipale à Rennes. En cours d’instance, le ministre a informé le tribunal avoir placé l’intéressée en position de détachement sortant par un arrêté du 16 avril 2023. Le tribunal a constaté que cette décision rendait sans objet les conclusions de la requête et a prononcé un non-lieu à statuer, sans faire droit à la demande de frais de justice.
Le Tribunal administratif de Rennes a examiné les recours pour excès de pouvoir de la société Taxi Métropole contre deux arrêtés de la maire de Rennes (des 22 août 2022 et 11 juillet 2023) réglementant la circulation et le stationnement des taxis. La requérante soutenait notamment que ces arrêtés portaient une atteinte disproportionnée à la liberté du travail, à la libre concurrence et au principe d'égalité, en interdisant aux taxis non rattachés à la zone urbaine de prise en charge (ZUPC) d'y intervenir, y compris pour des réservations préalables, en violation de l'article L. 3120-2 du code des transports. La commune de Rennes a soulevé des fins de non-recevoir, contestant l'intérêt à agir de la société et la recevabilité de ses requêtes. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de la société Taxi Métropole, jugeant que les moyens invoqués n'étaient pas fondés et que les arrêtés étaient légaux.
Tribunal Administratif de Rennes, 6ème Chambre. La requérante, agent public, contestait le refus du ministre des armées de reconnaître un accident de service survenu en novembre 2021. Le tribunal a rejeté sa demande d'annulation, considérant que sa déclaration d'accident de service, transmise en février 2022, était tardive au regard du délai de quinze jours prévu par l'article 47-3 du décret n°86-442 du 14 mars 1986, et qu'elle ne justifiait d'aucun motif légitime ou de force majeure pour déroger à ce délai.
Le Tribunal Administratif de Rennes, par une ordonnance du 10 octobre 2024, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de Mme A. Celle-ci contestait une décision de la CAF du Finistère lui accordant une remise partielle d'un indu d'aide personnelle au logement. Le tribunal a relevé que le trop-perçu restant en litige avait été soldé en cours d'instance, rendant la requête sans objet. Cette solution est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes, saisi d'un recours pour excès de pouvoir par Mme B A, ressortissante congolaise, a annulé l'arrêté préfectoral du 11 mars 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. La juridiction a estimé que le préfet d'Ille-et-Vilaine avait méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'entrée en France de l'intéressée à 16 ans, de sa scolarité et de son apprentissage, ainsi que de la présence de sa mère et de ses frères sur le territoire. En conséquence, l'ensemble des décisions contestées a été annulé, et une injonction de délivrance d'un titre de séjour a été prononcée sous astreinte.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C, ressortissant albanais, contestant l'arrêté préfectoral du 12 juin 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, les enfants pouvant poursuivre leur scolarité en Albanie, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, la cellule familiale pouvant se reconstituer dans le pays d'origine. Il a également jugé que les moyens tirés de la violation des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étaient pas fondés. Par conséquent, la requête a été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné le recours de M. A contre un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant, accueilli par la communauté Emmaüs, contestait notamment une erreur de droit dans l'application de l'article L. 435-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le préfet avait suffisamment motivé sa décision et n'avait pas commis d'erreur de droit en examinant les perspectives d'intégration du demandeur. Il a jugé que la décision ne méconnaissait ni les dispositions de l'article L. 435-2, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné le recours de Mme A contre un arrêté préfectoral du 10 juin 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter la France. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que des vices de procédure. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que la décision était suffisamment motivée et proportionnée. Il s'est fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) pour valider la légalité de l'arrêté.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet de la Sarthe du 21 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le sous-préfet disposant d'une délégation de signature régulière. Elle a également jugé que la décision d'éloignement n'était pas entachée d'un défaut d'examen, le préfet ayant pris en compte la situation personnelle et professionnelle du requérant. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. A E et ses parents d’une demande d’indemnisation suite à un accident survenu sur un terrain de football, imputé à un défaut d’entretien de l’ouvrage public (grillage de clôture dangereux). Les requérants recherchaient la responsabilité solidaire du département des Côtes-d’Armor et des communes de Grâces et Guingamp. Le tribunal a rejeté l’intégralité de leurs demandes, estimant que la responsabilité des collectivités n’était pas engagée. Cette solution repose sur l’application des règles de la responsabilité pour dommages de travaux publics, les juges ayant considéré que le lien de causalité entre le défaut allégué et le préjudice n’était pas établi.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la demande de la CUMA Le Frémur et de son assureur Groupama Loire Bretagne, qui sollicitaient la condamnation de la société Enedis pour les dommages causés à une ensileuse entrée en collision avec une ligne à haute tension. Le tribunal a jugé que la responsabilité d’Enedis ne pouvait être engagée, car la ligne, installée en 1963 sous l’empire de l’arrêté interministériel du 30 avril 1958, n’était soumise à aucune hauteur réglementaire spécifique au-dessus des terrains agricoles. Il a estimé que l’accident résultait d’une imprudence manifeste de la CUMA, dont l’opérateur connaissait la présence de la ligne depuis longtemps et dont la goulotte de l’ensileuse (5,90 m) dépassait la hauteur de la ligne (5,20 m), ce qui exonérait totalement Enedis de sa responsabilité.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral du 3 juin 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut d'examen, estimant que la signataire disposait d'une délégation régulière et que le préfet avait suffisamment examiné la situation médicale et professionnelle du requérant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sans qu'il soit statué sur les autres moyens soulevés, sur le fondement des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'accord franco-tunisien.