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Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de M. B, un vendeur ambulant, contestant des rehaussements d'impôt sur le revenu (2016-2018) et des rappels de TVA (2017-2018) suite à une vérification de comptabilité. Le tribunal a constaté que l'administration avait partiellement fait droit à la demande en cours d'instance, en prononçant un dégrèvement partiel pour l'année 2017. Sur le fond, le tribunal a rejeté les moyens de M. B relatifs à l'irrégularité de la procédure de contrôle et à la déduction d'une cession de véhicule. Il a également jugé que les conclusions concernant l'impôt sur le revenu de l'année 2016 étaient irrecevables, faute de réclamation préalable. La solution retenue est donc le rejet du surplus des conclusions de la requête, sur la base des articles R. 190-1 et L. 199 du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la demande de la SAS Sanden Manufacturing Europe, qui sollicitait le remboursement d’un crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) de 102 414 euros au titre de l’année 2018. La société contestait l’assimilation, pour le calcul du plafond d’éligibilité, des salariés en forfait annuel en jours à ceux soumis à la durée légale de 35 heures, invoquant une méconnaissance de l’article 244 quater C du code général des impôts. Le tribunal a jugé que ce moyen n’était pas fondé, en application des dispositions combinées du code général des impôts et du code du travail. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal administratif de Rennes a été saisi d’un litige relatif à une contravention de grande voirie pour pollution dans une zone portuaire à Paimpol, en dehors d’une aire de carénage agréée. La société Dauphin Nautic, qui avait présenté des observations, s’est désistée purement et simplement de l’instance. Par une ordonnance du 18 septembre 2024, le président de la 5ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre solution au fond n’a été retenue.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet des Côtes-d'Armor suspendant le permis de conduire de M. A pour quatre mois à la suite d’un excès de vitesse. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie, faute pour le requérant d’établir une atteinte grave et immédiate à sa situation professionnelle. La requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé sur la demande du préfet du Morbihan, a ordonné l'expulsion de M. A et Mme B du logement qu'ils occupent sans titre au sein d'un hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile (HUDA) à Vannes. La solution retenue se fonde sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative et l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ce dernier permettant au juge des référés d'enjoindre l'évacuation des lieux en cas de manquement grave au règlement. Le juge a constaté que les occupants, ayant refusé trois propositions d'hébergement, se maintiennent irrégulièrement dans les lieux, ce qui constitue une situation d'urgence et d'utilité justifiant la mesure. Le tribunal a donc fait droit à la demande préfectorale, autorisant le recours à la force publique si nécessaire.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme B, qui contestait ses cotisations d'impôt sur le revenu pour 2020 et demandait une remise gracieuse. La demande de remise gracieuse a été jugée irrecevable car elle n'avait pas été préalablement soumise à l'administration fiscale. Sur le fond, le tribunal a estimé que les revenus perçus en 2020, bien que correspondant à des régularisations de salaires des années 2018 et 2019, étaient imposables au titre de l'année 2020 en application de l'article 12 du code général des impôts. Les circonstances personnelles invoquées par la requérante ont été considérées comme inopérantes pour contester l'assiette de l'impôt.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B et Mme C contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2014 à 2016. Les requérants contestaient la régularité de la procédure d'imposition, notamment le défaut de motivation des propositions de rectification. Le tribunal a jugé que les propositions de rectification étaient suffisamment motivées, conformément aux articles L. 57 et R. 57-1 du livre des procédures fiscales, et a rejeté l'ensemble des moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif de Rennes (2ème chambre) a rejeté la requête de M. B, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour les années 2013 à 2015. Le requérant invoquait un vice de procédure, soutenant que l'absence de réponse écrite de l'administration à son recours hiérarchique l'avait privé de la possibilité de saisir l'interlocuteur départemental, une garantie substantielle prévue par la charte du contribuable. Le tribunal a jugé que le moyen n'était pas fondé, considérant que la garantie de saisine de l'interlocuteur départemental n'est pas subordonnée à l'existence d'une réponse écrite préalable au recours hiérarchique. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge des impositions, sans qu'il soit fait application des textes spécifiques au-delà du constat de l'absence de vice de procédure.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre un refus de renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle. Après le rejet de sa demande de référé suspension, le requérant n’a pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d’un mois prévu par l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative. En application de ces dispositions, il est réputé s’être désisté, et le tribunal donne acte de ce désistement par ordonnance.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de la SCI Saint-Marc, qui contestait son assujettissement à la taxe foncière pour les années 2019 à 2021 concernant un local à Lannion. La juridiction a jugé la requête irrecevable, car la réclamation préalable n'avait pas été présentée par un mandataire régulièrement habilité, en méconnaissance de l'article R. 197-3 du livre des procédures fiscales. Sur le fond, le tribunal a également écarté les moyens de la SCI, estimant que le classement du local en catégorie MAG 5 (magasin de grande surface) était justifié, l'activité de stockage et de vente de matériaux relevant de cette catégorie. La solution retenue est le rejet de la demande, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres fins de non-recevoir.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C, qui demandait la condamnation de l'État à réparer les préjudices consécutifs au décès de sa mère, directrice d'école, victime d'un accident vasculaire cérébral reconnu imputable au service. Le tribunal a estimé que le recteur de l'académie de Rennes n'avait commis aucune faute de nature à engager la responsabilité de l'État, en l'absence d'élément établissant un défaut de prévention ou une méconnaissance des obligations de sécurité et de protection de la santé des fonctionnaires. La solution retenue écarte tant la responsabilité pour faute que la responsabilité sans faute, en application des dispositions de la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 et du code du travail.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de la SASU Ker Yan, qui contestait des rehaussements d'impôt sur les sociétés (2016-2018) et des rappels de TVA (2016-2019). La société invoquait notamment l'irrégularité de la procédure de vérification de comptabilité et l'absence d'opposition à contrôle fiscal. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière et que l'administration avait pu écarter la comptabilité en raison de graves irrégularités. Il a également validé les rehaussements et les pénalités, y compris la majoration pour opposition à contrôle fiscal, sur le fondement des articles L. 74 du livre des procédures fiscales et 1729 D du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de l'association Football Club de Tréméloir demandant l'annulation de l'arrêté du préfet des Côtes-d'Armor du 30 mai 2022 retirant son agrément sportif. Le tribunal a estimé que la procédure contradictoire prévue à l'article R. 121-5 du code du sport avait été régulièrement respectée, l'administration ayant adressé un courrier d'information au président de l'association. Sur le fond, il a jugé que les faits de violences répétées et d'intimidation commis par les joueurs du club, notamment une agression grave en avril 2022, constituaient une atteinte à l'ordre public justifiant le retrait d'agrément, et que cette sanction n'était pas disproportionnée au regard des dispositions du même article.
Le Tribunal administratif de Rennes a pris acte du désistement pur et simple de M. A, qui contestait un arrêté du maire de Pléneuf-Val-André autorisant la démolition d’une maison et la construction de trois maisons individuelles avec piscine. Cette ordonnance, rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, donne acte du désistement sans examiner le fond du litige. Aucun texte de fond n’est appliqué, la décision se limitant à constater l’abandon du recours pour excès de pouvoir.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B A, enseignant contractuel, qui contestait le refus de renouvellement de son contrat par le recteur de l'académie de Rennes pour la rentrée 2022/2023. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la cheffe de division ayant reçu délégation régulière. Il a également jugé que le non-renouvellement était fondé sur un motif d'intérêt du service, en raison de difficultés pédagogiques et didactiques constatées par l'inspection académique, et que l'avis favorable du chef d'établissement ne suffisait pas à contredire cette évaluation. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 332-7 du code général de la fonction publique et l'arrêté du 29 août 2016.
Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé l'arrêté du préfet du Morbihan du 27 février 2024 refusant un titre de séjour à M. B, ressortissant marocain, et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas usage de son pouvoir de régularisation, compte tenu de l'insertion sociale et professionnelle exceptionnelle du requérant, malgré l'absence d'attaches familiales en France. L'annulation a été prononcée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, et le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié". La décision s'appuie sur l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rennes a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions en annulation et injonction contre l'arrêté préfectoral du 16 avril 2024. Le requérant ayant abandonné ses demandes principales, le tribunal a constaté ce désistement comme pur et simple. En revanche, il a rejeté la demande de frais de justice présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce. La décision a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme D, ressortissante albanaise, qui contestait l'arrêté du préfet du Morbihan refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé de son fils, l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en suivant l'avis du collège de médecins de l'OFII, lequel concluait que le fils pouvait bénéficier d'un traitement approprié en Albanie. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ni à l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3-1 de la CIDE). La solution retenue s'appuie sur les articles L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs à la délivrance d'un titre de séjour pour soins.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, un enseignant contractuel, qui demandait le versement d’un supplément familial de traitement (SFT) pour ses enfants. Le requérant soutenait avoir droit à la moitié du SFT pour ses trois premiers enfants en résidence alternée avec son ex-épouse, et à l’intégralité du SFT pour son quatrième enfant. Le tribunal a jugé que le SFT ne peut être partagé entre les parents que si l’enfant est à la charge effective et permanente de chacun, ce qui n’était pas établi par la simple résidence alternée. La solution s’appuie sur l’article 20 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et les articles 10 et suivants du décret n° 85-1148 du 24 octobre 1985.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de M. A, enseignant contractuel de droit public, contestant sa rémunération, une retenue sur traitement, un titre de perception pour indu, et demandant la requalification de sa démission. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions indemnitaires, notamment celles relatives à la rémunération sur la base de l'indice brut 380 et au remboursement de la retenue pour maladie, les jugeant non fondées. Il a également constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions devenues sans objet concernant la prime de professeur principal et l'attestation Pôle emploi. Enfin, les conclusions dirigées contre le titre de perception ont été rejetées comme irrecevables, faute de recours administratif préalable, et la demande de requalification de la démission en prise d'acte a été écartée. La décision s'appuie notamment sur le décret n° 86-83 du 17 janvier 1986 et le code de justice administrative.