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Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension des décisions du 18 avril 2024 par lesquelles le Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a refusé de délivrer une carte professionnelle et un agrément de dirigeant à M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, faute pour le requérant d'avoir apporté des éléments suffisants démontrant une atteinte grave et immédiate à sa situation professionnelle. La requête a donc été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité des décisions.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi par la SARL Guyacom d’un recours contestant la procédure de passation et le contrat de délégation de service public attribué à Orange S.A. pour la conception, le financement et l’exploitation du réseau public de fibre optique en Guyane. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de la société requérante, jugeant notamment que sa requête était irrecevable en raison de son défaut d’intérêt à agir et de son caractère tardif. Sur le fond, il a estimé que les moyens soulevés, tirés de la méconnaissance des articles L. 7122-18 et L. 1425-1 du code général des collectivités territoriales ainsi que de l’article L. 1121-1 du code de la commande publique, n’étaient pas fondés. La solution retenue confirme la validité de la délégation de service public et rejette les conclusions accessoires de la requérante.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de Mme A, professeure des écoles, qui contestait son arrêté de suspension de fonctions de trois jours pour non-respect de l'obligation vaccinale contre la COVID-19. Le tribunal a jugé que l'obligation vaccinale, fondée sur les articles 12 et 13 de la loi du 5 août 2021, s'appliquait à Mme A en raison de son affectation dans un établissement médico-social. Il a écarté les moyens tirés de la violation du consentement éclairé, du principe d'égalité et de la qualification de sanction disciplinaire, considérant que la suspension était une mesure administrative légale et non une sanction. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des demandes de Mme A.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. B, venant aux droits de Mme A, qui demandait l'annulation de la décision du 18 juillet 2022 par laquelle l'Établissement Public Foncier et d'Aménagement de la Guyane avait exercé son droit de préemption sur des parcelles à Saint-Laurent du Maroni. Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, constatant que la décision de préemption avait été notifiée à la mandataire de Mme A le 19 juillet 2022 et que le recours gracieux formé le 23 septembre 2022 était intervenu après l'expiration du délai de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative, ne pouvant ainsi proroger le délai de recours contentieux.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de Mme B A, ressortissante dominicaine, qui contestait l'arrêté préfectoral du 31 janvier 2023 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatif à la délivrance d'un titre pour raisons médicales, ainsi qu'une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH). Le tribunal a estimé que le préfet avait procédé à un examen réel et sérieux de la situation et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté.
Le Tribunal administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. B, un enseignant contractuel, qui demandait l'annulation de l'avenant n°2 du 1er septembre 2022 fixant sa quotité de service à 100%. Le tribunal a écarté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le recteur, jugeant que le placement ultérieur de l'agent en disponibilité ne privait pas d'objet le recours contre cet avenant. Sur le fond, il a estimé que le recteur se trouvait en situation de compétence liée pour mettre fin au temps partiel de M. B, faute de demande de renouvellement de sa part après une période de trois ans, conformément au décret n°2002-1072 du 7 août 2002. Par conséquent, les moyens tirés d'un défaut de motivation, d'un vice de forme et d'une erreur manifeste d'appréciation ont été écartés, et la requête a été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal administratif de la Guyane annule l'arrêté du 6 avril 2023 par lequel le préfet de la Guyane a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme B, ressortissante haïtienne. Le tribunal estime que ce refus porte une atteinte excessive à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée de son séjour régulier en France (environ douze ans) et de ses attaches familiales sur place. En conséquence, il enjoint au préfet de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail, puis une carte de séjour temporaire mention "vie privée et familiale". La décision se fonde sur les stipulations de l'article 8 de la CESDH et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. B A, ressortissant brésilien, qui contestait le refus de séjour du préfet en tant que parent d’enfant français. Le tribunal a estimé que le requérant ne justifiait pas contribuer effectivement à l’entretien et à l’éducation de son enfant, condition requise par l’article L. 423-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La décision a été fondée sur l’insuffisance des preuves apportées, notamment des versements anciens et une attestation non circonstanciée. En conséquence, le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions, y compris les demandes d’injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. A, ressortissant haïtien, contestant l'arrêté préfectoral du 28 avril 2023 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le signataire disposait d'une délégation de compétence régulière. Il a estimé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens familiaux suffisamment stables en France. La solution retenue s'appuie sur les articles L.611-1, L.612-2, L.612-3, L.612-6 et L.613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de Mme D, ressortissante haïtienne, qui contestait l'arrêté du préfet refusant de renouveler son titre de séjour pour raison médicale. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la signataire disposait d'une délégation de compétence régulière. Il a estimé que la requérante n'apportait aucun élément pour contredire l'avis du collège de médecins de l'OFII, et que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est fondée sur les articles L.425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les articles L.211-2 et L.211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi par M. A, ressortissant haïtien, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 18 août 2023 refusant son admission au séjour en tant que parent d’enfant français. En cours d’instance, le préfet a délivré à l’intéressé une carte de séjour temporaire valable jusqu’en janvier 2025, ce qui a abrogé la décision contestée. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet et n’a pas statué sur le fond. Il a toutefois condamné l’État à verser 1 200 euros à M. A au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a annulé l'arrêté du 9 juin 2023 par lequel le préfet de la Guyane refusait d'admettre au séjour Mme B, ressortissante haïtienne. Le tribunal a estimé que ce refus portait une atteinte excessive à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée de son séjour en France (18 ans) et de son intégration professionnelle. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail, puis un titre de séjour. L'État a également été condamné à verser 1 200 euros à Mme B au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi par la SCI Upway pour contester la décision du 18 juillet 2022 par laquelle l'Établissement Public Foncier et d'Aménagement de la Guyane (EPFAG) a exercé son droit de préemption sur des parcelles à Saint-Laurent du Maroni. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que le courrier de notification du 19 juillet 2022 n'était pas une décision faisant grief et que les moyens soulevés contre la décision de préemption n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie notamment sur les articles L. 213-2 et R. 321-18 du code de l'urbanisme, ainsi que sur le décret n°2018-784 du 11 septembre 2018.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a annulé l'arrêté du 1er avril 2023 par lequel le préfet de la Guyane avait obligé M. A, ressortissant haïtien, à quitter le territoire français sans délai et prononcé une interdiction de retour de deux ans. La décision refusant un délai de départ volontaire a été jugée illégale car la situation de M. A ne correspondait à aucun des cas prévus à l'article L.612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, privant ainsi cette décision de base légale. Par voie de conséquence, l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour ont également été annulées. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi par la société Sam Xin d’un recours de plein contentieux contre une décision du directeur général de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) du 26 janvier 2023. Cette décision mettait à sa charge une contribution spéciale (18 800 €) pour emploi d’un travailleur étranger sans titre, sur le fondement de l’article L.8253-1 du code du travail, et une contribution forfaitaire (5 575 €) représentative des frais de réacheminement, sur le fondement de l’article L.822-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l’insuffisance de motivation, la décision mentionnant les textes applicables. Il a examiné le bien-fondé de la sanction en tant que juge de plein contentieux, mais la solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi par M. A C d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 3 juillet 2023 du préfet de la Guyane lui refusant un titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a délivré à l’intéressé une carte de séjour temporaire valable du 26 octobre 2023 au 25 octobre 2024, ce qui a abrogé l’arrêté contesté. Par conséquent, le tribunal a constaté que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur ces points. Le surplus des conclusions, notamment celles relatives aux frais de justice, a été rejeté.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. A, ressortissant bissau-guinéen, qui contestait un arrêté préfectoral du 27 avril 2023 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que la décision était légalement motivée et que le signataire disposait d'une délégation de compétence régulière. Il a également estimé que la mesure d'éloignement et l'interdiction de retour ne portaient pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue s'appuie sur les articles L.611-1, L.612-6, L.613-1 et L.613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. B A, qui contestait la décision du 18 octobre 2023 par laquelle le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) lui a infligé une contribution spéciale de 15 000 euros pour l'emploi d'une travailleuse étrangère sans titre. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée au regard des articles L.211-2 et L.211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également estimé que la matérialité des faits était établie par le procès-verbal d'infraction, et que l'OFII avait bien examiné la possibilité d'une dispense exceptionnelle de sanction. La solution retenue est fondée sur les articles L.8251-1 et L.8253-1 du code du travail.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. C B, qui demandait à engager la responsabilité du centre hospitalier de Cayenne pour une chute survenue dans sa chambre d’hôpital dans la nuit du 2 au 3 décembre 2021, qu’il attribuait à un sol rendu glissant par une fuite d’eau du climatiseur. Le tribunal a estimé que M. B n’établissait ni une faute de l’établissement, ni un lien de causalité direct entre le préjudice et un éventuel défaut d’organisation du service, notamment car une intervention de réparation avait eu lieu la veille et que sa fragilité liée à son âge et à son motif d’hospitalisation était prépondérante. La solution retenue se fonde sur les principes généraux de la responsabilité administrative pour faute, sans application de texte spécifique autre que le code de justice administrative pour les frais de procédure.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de Mme A épouse B, qui demandait la mise en œuvre d’une procédure de mandatement pour obtenir le paiement de salaires, congés payés et heures supplémentaires dus par le centre hospitalier de Cayenne. Le tribunal a relevé d’office l’irrecevabilité de la requête, au motif qu’il n’appartient pas au juge administratif de mettre en œuvre une telle procédure. La solution retenue est fondée sur les principes généraux de la compétence du juge, sans application de texte spécifique autre que le code de justice administrative.