Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA77-2204939(TA77-2204939)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B contestant la décision 48 SI du 13 avril 2022 constatant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions contre trois décisions de retrait de points, celles-ci ayant été retirées avant l'introduction de la requête. Sur le fond, le moyen tiré du défaut d'information préalable prévu aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route a été écarté comme inopérant, car les conditions de notification du retrait de points n'affectent pas la légalité de ce retrait. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxANNULE

TA77-2200318(TA77-2200318)

Le Tribunal administratif de Melun a examiné les requêtes de M. A contestant la décision du ministre de l'Intérieur du 6 août 2021 annulant son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que le refus de rectification de son relevé d'information. Le requérant soutenait que son solde n'était pas nul car il avait suivi un stage de récupération de points avant la notification de l'invalidation. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que le stage effectué les 5 et 6 juillet 2021 ne pouvait pas reconstituer des points pour des infractions commises antérieurement, et que la décision d'invalidation était légale au regard des articles L. 223-1 et R. 223-8 du code de la route.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2204823(TA77-2204823)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, qui contestait sept décisions de retrait de points de son permis de conduire pour des infractions commises entre 2014 et 2019. La requérante invoquait un défaut d’information préalable, en violation des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Le tribunal a jugé que l’absence de notification préalable des retraits de points est sans incidence sur leur légalité, cette notification n’ayant pour objet que de rendre les décisions opposables et de faire courir le délai de recours. Par conséquent, le moyen soulevé a été écarté comme inopérant, et les conclusions à fin d’annulation ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2200335(TA77-2200335)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, qui contestait l'arrêté du 21 décembre 2021 du préfet d'Eure-et-Loir suspendant son permis de conduire pour 5 mois suite à une infraction routière. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait, conformément aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également estimé que la procédure contradictoire prévue à l'article L. 121-1 du même code avait été respectée, la requérante ayant été informée et ayant pu présenter ses observations. Enfin, les moyens tirés de la méconnaissance des articles R. 221-13 et R. 235-3 du code de la route ont été écartés, le tribunal considérant que l'arrêté n'avait pas à mentionner la nature des examens médicaux et que l'identification des agents ayant procédé au dépistage n'était pas requise.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA77-2403833(TA77-2403833)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une carte de résident. En cours d’instance, la préfète a finalement accordé le titre sollicité, et M. A s’est désisté de sa requête. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater la fin de l’instance.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA77-2308820(TA77-2308820)

Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi par la société I2C d'une demande d'expertise judiciaire, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, dans le cadre d'un litige l'opposant aux sociétés CMI Proserpol et Sources. Ce litige porte sur l'exécution d'un contrat de sous-traitance de travaux publics, la société I2C contestant le bien-fondé de la résiliation de son contrat à ses torts exclusifs et de l'appel d'une garantie à première demande par les sociétés défenderesses. La société requérante sollicite une mesure d'expertise afin d'établir les causes des difficultés rencontrées, d'évaluer ses préjudices et de déterminer le caractère abusif ou frauduleux de la demande de garantie. Les sociétés défenderesses s'opposent à cette demande à titre principal et en proposent une formulation subsidiaire. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la procédure s'inscrit dans le cadre du référé expertise prévu par le code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

TA77-2311708(TA77-2311708)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A pour contester le refus partiel de remise d’un indu d’aide personnelle au logement. La caisse d’allocations familiales ayant indiqué que le dossier était régularisé, le tribunal a invité M. A à confirmer le maintien de sa requête en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En l’absence de réponse dans le délai imparti, le requérant est réputé s’être désisté. Par ordonnance, le tribunal donne acte de ce désistement d’office.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2412239(TA77-2412239)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C, qui demandait qu'il soit enjoint à l'hôpital Bicêtre de respecter le refus de transfusions sanguines exprimé par son père, M. D, Témoin de Jéhovah, via des directives anticipées. Le juge a considéré que, bien que le principe du consentement libre et éclairé soit une liberté fondamentale, la jurisprudence constante du Conseil d'État autorise les médecins à passer outre un refus de soins lorsque la vie du patient est en danger immédiat et qu'il est hors d'état d'exprimer sa volonté, ce qui était le cas en l'espèce. Il a estimé que les transfusions litigieuses, indispensables et proportionnées à l'état de santé critique de M. D, ne constituaient pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions accessoires.

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DécisionPlein contentieuxINJONCTION

TA77-2103591(TA77-2103591)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la demande de M. B, qui sollicitait la condamnation de l'État à lui verser 100 euros en réparation du préjudice subi à la suite d'une fouille corporelle intégrale le 15 novembre 2018 au centre pénitentiaire de Meaux-Chauconin-Neufmontiers. Le requérant invoquait une faute de l'administration, arguant que cette fouille était injustifiée et contraire à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et aux articles 22 et 57 de la loi du 24 novembre 2009. Le ministre de la justice a contesté la réalité de la fouille alléguée. Le tribunal a jugé que M. B n'apportait pas la preuve de la réalisation de cette fouille intégrale, et a donc rejeté ses conclusions indemnitaires ainsi que ses demandes accessoires.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2103579(TA77-2103579)

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision du directeur régional adjoint de la DIRECCTE d’Île-de-France attribuant à Mme B, inspectrice du travail, un complément indemnitaire annuel (CIA) de niveau 2 pour 2019, ainsi que le rejet de son recours hiérarchique. Le tribunal juge que le versement du CIA en août 2019, avant la tenue de l’entretien professionnel annuel obligatoire, a privé la requérante d’une garantie procédurale. Cette solution est fondée sur l’article 55 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 et le décret n° 2014-513 du 20 mai 2014, qui conditionnent l’attribution du CIA à une appréciation préalable de la manière de servir via un entretien.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA77-2103332(TA77-2103332)

Le Tribunal Administratif de MELUN annule le titre de perception émis par le recteur de l'académie de Créteil le 16 juin 2020, qui réclamait à M. A, professeur, le remboursement de 11 435,02 euros de demi-traitements perçus entre octobre 2017 et juillet 2018. Le tribunal juge que, conformément à l'article 47 du décret n° 86-442 du 14 mars 1986, le versement du demi-traitement maintenu pendant la procédure d'admission à la retraite pour invalidité est définitivement acquis à l'agent, même si la pension de retraite est attribuée rétroactivement. La solution retenue est la décharge totale de la somme réclamée.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxINJONCTION

TA77-2103255(TA77-2103255)

Le Tribunal administratif de Melun a condamné l'État à verser à M. B, détenu ayant travaillé dans un atelier pénitentiaire, un reliquat de rémunération brute de 777,28 euros pour la période d'août à décembre 2017. Cette somme, assortie des intérêts au taux légal, correspond à la différence entre la rémunération perçue (540,32 euros) et celle due (1 317,60 euros) sur la base d'un taux horaire de 45 % du SMIC, conformément aux articles 717-3 du code de procédure pénale et D. 432-1 du même code. Le tribunal a toutefois déduit les cotisations sociales obligatoires (assurance maladie, maternité et vieillesse) prévues par les articles D. 433-4 du code de procédure pénale et R. 381-97 à R. 381-109 du code de la sécurité sociale, fixant le montant net à 615,81 euros, comme admis par le ministre de la justice. Les conclusions de M. B tendant à obtenir 710,43 euros ont été rejetées pour le surplus.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA77-2200020(TA77-2200020)

Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. B contestant l'invalidation de son permis de conduire (décision 48 SI) et plusieurs retraits de points pour des infractions commises entre 2016 et 2020. Le tribunal a constaté que certains retraits de points (pour les infractions des 22 juin 2018, 25 octobre 2017 et 3 mai 2016) avaient déjà été annulés et restitués avant l'introduction de la requête, rendant ces conclusions irrecevables. Pour les huit autres retraits de points restant en litige, le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut d'information préalable, jugeant que les conditions de notification des retraits de points ne conditionnent pas la régularité de la procédure. La solution retenue est donc le rejet de la requête, sur la base des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA77-2109872(TA77-2109872)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A d’une requête en plein contentieux visant à contester le retrait de 6 points de son permis de conduire, consécutif à une infraction routière du 5 décembre 2020, ainsi que des mentions erronées sur son titre de conduite. Le requérant soutenait que le retrait était illégal car la condamnation pénale sous-jacente n’était pas définitive, une opposition étant en cours. Le tribunal a rejeté la requête en se fondant sur l’article L. 223-1 du code de la route, estimant que la réalité de l’infraction était établie par une condamnation pénale devenue définitive, et que les autres conclusions étaient mal dirigées.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxINJONCTION

TA77-2109793(TA77-2109793)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A, détenu, d’une demande d’indemnisation de 200 euros pour la perte de son téléviseur lors de son transfert entre deux établissements pénitentiaires le 8 juillet 2020. Le tribunal a reconnu la responsabilité pour faute de l’administration pénitentiaire, celle-ci ayant admis la perte du bien et n’ayant pas respecté son obligation de protection des biens des détenus, notamment en ne dressant pas un inventaire contradictoire lors du transfert. Toutefois, le tribunal a limité l’indemnisation à 50 euros, faute pour le requérant de justifier de la valeur réelle du téléviseur par des factures ou autres documents probants. Cette décision s’appuie sur les dispositions du code pénitentiaire et du code de procédure pénale relatives à la protection des biens des personnes détenues.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2109619(TA77-2109619)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. Dzellat, agent technique du syndicat intercommunal Cesson et Vert-Saint-Denis, qui contestait la sanction d'exclusion temporaire de fonctions de trois jours qui lui avait été infligée. Le requérant invoquait notamment un défaut de motivation, une erreur de droit et de fait, une disproportion de la sanction, ainsi qu'une discrimination syndicale. Le tribunal a jugé que les faits reprochés, liés à l'organisation de réunions syndicales sans autorisation et sur son temps de travail, constituaient des fautes de nature à justifier une sanction et que celle-ci n'était pas disproportionnée. La décision s'appuie sur les articles L. 530-1 et L. 533-1 du code général de la fonction publique, ainsi que sur les lois n°83-634 et n°84-53.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2107862(TA77-2107862)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, professeure des écoles, qui contestait l'arrêté du recteur de l'académie de Créteil du 12 juillet 2021 la promouvant à l'échelon spécial de la classe exceptionnelle sans prise en compte de son avantage spécifique d'ancienneté (ASA). La requérante invoquait une méconnaissance du décret n° 95-313 du 21 mars 1995 et une rupture d'égalité. Le tribunal a jugé que l'exception d'illégalité soulevée contre l'arrêté de promotion du 27 novembre 2017 était irrecevable, cet acte étant devenu définitif. Sur le fond, il a estimé que l'ASA, qui réduit la durée d'ancienneté dans un échelon, ne peut être prise en compte pour l'accès à un échelon spécial, dont l'attribution est contingente et non automatique, conformément à l'article 57 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 et au décret n° 90-680 du 1er août 1990.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2313313(TA77-2313313)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, ressortissante tunisienne, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 11 décembre 2023 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour un an. Le juge a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, l'arrêté visant les textes applicables (articles L. 611-1, L. 612-2, L. 612-6 du CESEDA) et exposant les circonstances de fait. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal estimant que les décisions étaient légalement justifiées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2313343(TA77-2313343)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 27 novembre 2023 l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation, notamment au regard de sa demande d'asile rejetée et de l'absence d'attaches familiales en France. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions, fondée sur les articles L. 613-1 et L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2212549(TA77-2212549)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A B, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 25 novembre 2022 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en se fondant sur le non-respect des conditions de délivrance du titre de séjour initial, en application de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation ont également été écartés. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.

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