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Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de la SASU SEMAB, société mère d’un groupe fiscalement intégré en liquidation judiciaire, qui demandait le remboursement d’une créance de crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) au titre des années 2013 et 2014. Le tribunal a considéré que la société n’établissait ni l’existence ni le montant de la créance de CICE qu’elle soutenait détenir sur l’État, faute de produire les déclarations spéciales prévues à l’article 49 septies Q de l’annexe III au code général des impôts. En conséquence, la demande de remboursement a été jugée non fondée, sans qu’il soit besoin d’examiner la recevabilité de la requête.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de Mme B, praticien hospitalier, contestant le refus du CHRU de Nancy d’indemniser ses heures supplémentaires effectuées en 2018 et 2019. Le tribunal a rejeté la demande d’annulation de la décision du 15 juin 2021, en se fondant sur l’article 4 de l’arrêté du 30 avril 2003, qui subordonne le paiement du temps de travail additionnel à la conclusion préalable d’un contrat entre le praticien et l’établissement. Constatant que Mme B n’avait pas sollicité un tel contrat, le tribunal a jugé que le refus d’indemnisation n’était pas entaché d’erreur de droit.
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi en référé par la société SFR pour suspendre la décision du maire de Nancy du 14 juin 2024 retirant une non-opposition à déclaration préalable pour l'installation d'antennes-relais. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, car SFR n'a pas justifié d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à ses intérêts, les obligations de couverture invoquées n'étant pas établies comme nécessitant une exécution dans le délai du référé. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi en référé-suspension par un détenu placé à l'isolement pour trois mois. Le requérant contestait la légalité de cette décision, invoquant notamment l'incompétence de l'auteur, un défaut de motivation et de procédure, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie et qu'aucun doute sérieux ne pesait sur la légalité de la mesure, prise sur le fondement du code pénitentiaire.
Le Tribunal Administratif de Nancy, saisi par M. B d’un recours contre un arrêté préfectoral l’obligeant à quitter le territoire, constate que l’intéressé a été libéré de la rétention administrative et assigné à résidence dans le département du Doubs. En application des articles R. 922-2 et R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal se déclare territorialement incompétent. Il ordonne la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Besançon, seul compétent pour connaître du litige.
Le Tribunal administratif de Nancy, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. A contestant le résultat de l’épreuve pratique du permis de conduire, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il constate que le requérant réside à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), ce qui relève du ressort du tribunal administratif de Melun. Par ordonnance du 24 octobre 2024, il transmet donc le dossier à cette juridiction sur le fondement de l’article R. 351-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Nancy a été saisi par M. A pour contester un indu d’allocation d’aide au retour à l’emploi de 18 512,28 euros notifié par France Travail. Le juge a rejeté la requête en se déclarant incompétent, estimant que ce litige relève de la compétence du juge judiciaire. Cette solution est fondée sur les articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail, qui précisent que les litiges relatifs aux prestations d’assurance chômage, servies pour le compte de l’organisme gestionnaire, échappent à la juridiction administrative.
Le Tribunal administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme D, ressortissante paraguayenne, contestant l'arrêté du préfet de la Côte-d'Or du 17 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, l'incompétence, la méconnaissance des articles R. 425-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'atteinte à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), l'erreur d'appréciation sur le risque de fuite et la menace à l'ordre public, ainsi que la violation de l'article 3 de la CEDH, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, appliquant les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Nancy a rejeté la requête de M. G, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Moselle l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans. Le juge a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen individuel de la situation. Il a considéré que l'intéressé, qui ne justifiait pas d'une entrée régulière ni d'une vie familiale stable et ancienne en France, ne pouvait se prévaloir d'une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Enfin, la durée de l'interdiction de retour n'a pas été jugée excessive, compte tenu de son comportement et de l'absence de circonstances humanitaires.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant les décisions du préfet du Territoire de Belfort du 18 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de six ans. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment l'absence de menace pour l'ordre public, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. Il a considéré que le comportement de l'intéressé, signalé au fichier des antécédents judiciaires, constituait une menace pour l'ordre public justifiant l'absence de délai de départ volontaire et la durée de l'interdiction de retour. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'accord franco-algérien du 31 décembre 1968, et les conventions internationales invoquées.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A C, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Aube du 16 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et de l'erreur d'appréciation concernant le risque de fuite et la durée de l'interdiction de retour. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en particulier les articles L. 611-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 613-1, ainsi que sur la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté d'expulsion pris par la préfète de Meurthe-et-Moselle à l'encontre de M. A, ressortissant marocain. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie en raison de la proximité de la levée d'écrou de l'intéressé. Cependant, il a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, l'erreur manifeste d'appréciation ou la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a donc été rejetée, ainsi que les conclusions accessoires.
Le Tribunal administratif de Nancy, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 26 septembre 2024 prolongeant le placement à l'isolement de M. B pour une durée de trois mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu de l'intérêt public lié à la sécurité de l'établissement pénitentiaire, eu égard à la condamnation de l'intéressé pour des faits de terrorisme et à son comportement en détention (possession de téléphone portable, consultation de propagande islamiste). La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 30 septembre 2024 refusant son admission au séjour et prononçant son éloignement sans délai avec une interdiction de retour de trente-six mois. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment les articles L. 423-23 et L. 435-1) et de l'accord franco-algérien. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions contestées.
Le Tribunal administratif de Nancy, saisi par le ministre des armées d’une demande d’expertise relative à des infiltrations et dommages consécutifs à des travaux sur la zone d’équipement de Mailly-le-Camp (Aube), se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 312-11 et R. 221-3 du code de justice administrative, il estime que le lieu d’exécution du contrat se situe dans le ressort du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne. Par ordonnance du 23 octobre 2024, il transmet donc l’affaire à cette juridiction.
Le Tribunal Administratif de Nancy, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de prolongation d’isolement, s’est déclaré territorialement incompétent. En application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative, il a transmis l’affaire au Tribunal Administratif de Strasbourg, compétent car le requérant résidait dans le Haut-Rhin au moment de la décision attaquée.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté les requêtes de la SCEA GLS. La SCEA contestait la décision du préfet de la région Grand Est autorisant le GAEC de Génicourt-sur-Meuse à exploiter une parcelle, ainsi que la mise en demeure de cesser sa propre exploitation. Le tribunal a jugé que la SCEA ne démontrait pas avoir obtenu une autorisation tacite d'exploiter valable, faute de justifier d'un titre de jouissance ou d'une exploitation effective continue. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, fondé sur les articles L. 331-1 et suivants du code rural et de la pêche maritime.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme A contestant la décision du 28 septembre 2021 de la commission départementale d'aménagement foncier des Vosges relative à un aménagement foncier agricole et forestier. La requérante invoquait un défaut d'équilibrage de ses comptes de propriété, l'enclavement d'une parcelle et le refus de déplacer un chemin. Le tribunal a jugé que la règle d'équivalence en valeur de productivité réelle, prévue à l'article L. 123-4 du code rural et de la pêche maritime, était respectée compte tenu des faibles écarts constatés. Les autres moyens ont été écartés comme non fondés.
Le Tribunal administratif de Nancy a été saisi par Mme C d’une requête en excès de pouvoir contre le refus de la préfète des Vosges de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante s’est désistée de ses conclusions principales aux fins d’annulation et d’injonction, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. Le surplus des conclusions, notamment celles relatives aux frais de justice sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, a été rejeté. La décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de la société Saureval France contre un arrêté préfectoral du 12 janvier 2024 la mettant en demeure de sécuriser son site et suspendant son activité. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par la préfète, estimant que l'arrêté contesté n'avait pas été abrogé. Il a ensuite annulé l'arrêté au motif que la procédure contradictoire avait été méconnue, la société n'ayant pas reçu le rapport de l'inspection des installations classées avant la mise en demeure, en violation des articles L. 171-6 et L. 514-5 du code de l'environnement. Par suite, la décision a été annulée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.