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Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme B, éleveuse canine, qui contestait la décision du conseil de discipline de la Société Centrale Canine du 1er février 2022 lui infligeant une interdiction d'inscrire sa production au Livre des Origines Françaises (LOF) pour un an. La requérante invoquait un vice de procédure et une méconnaissance des droits de la défense, soutenant que le courrier de convocation était imprécis. Le tribunal a jugé que ce courrier décrivait suffisamment les faits reprochés (fausses déclarations de saillies) pour permettre à Mme B de préparer sa défense, et a écarté les autres moyens. La décision s'appuie sur le règlement intérieur de la SCC et le code rural et de la pêche maritime.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par Mme A, psychologue de l'éducation nationale, d'une demande de condamnation de l'État à lui verser 1 092,54 euros pour des frais de déplacement impayés entre 2017 et 2021. L'administration avait refusé le remboursement en invoquant un dépassement de l'enveloppe budgétaire allouée. Le tribunal a jugé que ce refus était infondé, car les déplacements de Mme A constituaient des missions temporaires ouvrant droit à indemnisation en vertu des articles 3 et 10 du décret n° 2006-781 du 3 juillet 2006, et que l'administration ne pouvait opposer une dotation budgétaire limitative pour écarter ces dispositions. En conséquence, le tribunal a condamné l'État à verser la somme demandée à Mme A.
Le Tribunal Administratif de Poitiers (2ème chambre) a rejeté la requête de la société Les Fines Gueules, qui contestait un arrêté municipal du 3 décembre 2021 lui infligeant une astreinte de 9 390,92 euros pour non-déclaration de deux enseignes. La société invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'illégalité de la mise en demeure préalable et une erreur de fait sur le nombre d'enseignes. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de l'astreinte calculée sur le fondement des articles L. 581-27 et L. 581-30 du code de l'environnement. La demande de frais de justice a également été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en plein contentieux, a examiné la requête de l'association AVES France et de l'ASPAS demandant l'annulation de l'arrêté préfectoral du 17 mai 2022 instituant une période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau en Charente. Le tribunal a rejeté la demande de la préfète visant à écarter des pièces en anglais, jugeant qu'aucune règle n'interdit au juge de tenir compte de telles pièces. Sur le fond, le tribunal a annulé l'arrêté contesté, considérant que la note de présentation soumise à la consultation du public ne précisait pas suffisamment le contexte et les objectifs du projet, en méconnaissance de l'article L. 123-19-1 du code de l'environnement. Cette irrégularité a privé le public d'une garantie substantielle, entraînant l'annulation de la décision sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a annulé l'arrêté du 24 mai 2022 du préfet de la Charente-Maritime en tant qu'il autorisait une période complémentaire de chasse par vénerie sous terre du blaireau du 15 mai 2023 à l'ouverture de la campagne 2023/2024. La juridiction a jugé que cette période méconnaissait l'article L. 424-10 du code de l'environnement, car elle intervenait avant que les blaireaux n'atteignent l'âge adulte, perturbant ainsi l'équilibre biologique de l'espèce. Les requêtes des associations AVES France, ASPAS et One Voice ont été accueillies sur ce fondement, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. L'État a été condamné à verser 1 500 euros à chaque association au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. E, ressortissant guinéen, contestant l'arrêté préfectoral du 6 avril 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour de deux ans et l'assignant à résidence. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, fondées sur le CESEDA et le code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a annulé l'arrêté du préfet de la Vienne du 15 juin 2022 autorisant une période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau. La juridiction a jugé que cette autorisation, débutant le 1er juillet 2022 et le 1er juin 2023, méconnaissait l'article L. 424-10 du code de l'environnement, qui interdit la destruction des portées ou petits de mammifères dont la chasse est autorisée. En effet, la période autorisée coïncidait avec la période de reproduction et de dépendance des jeunes blaireaux, exposant ces derniers à un risque de destruction. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif de Poitiers (2ème chambre) a rejeté la requête de M. et Mme A, qui demandaient l'annulation de la décision du maire de Saint-Sornin s'opposant à leur déclaration préalable pour l'installation de huit panneaux photovoltaïques sur leur maison située dans un site classé. Le tribunal a jugé que le maire était en situation de compétence liée pour s'opposer au projet en l'absence d'accord du préfet, requis par les articles R. 425-17 du code de l'urbanisme et L. 341-10 du code de l'environnement. Il a estimé que le refus du préfet n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, car le remplacement des tuiles par des panneaux photovoltaïques portait atteinte à l'aspect homogène et cohérent du site classé. Les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Poitiers (2ème chambre) a été saisi par M. B, psychologue de l'éducation nationale, contestant le refus de remboursement de frais de déplacement (527,99 €) pour 2020-2021. M. B ayant obtenu le paiement de la somme en cours d'instance, le tribunal a pris acte de son désistement pour l'annulation et l'injonction. Sur les intérêts moratoires, le tribunal a rappelé qu'ils courent à compter de la demande préalable (18 février 2022) en application de l'article 1153 du code civil. Il a jugé que le refus initial, fondé sur un dépassement d'enveloppe budgétaire, était illégal car contraire au décret n° 2006-781 du 3 juillet 2006, qui impose le remboursement des frais de mission temporaires sans limitation budgétaire.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a annulé la décision du 7 janvier 2022 par laquelle le directeur de la maison d’arrêt d’Angoulême avait retiré à Mme B son permis de visite pour son compagnon détenu. La juridiction a jugé que cette mesure de police administrative, qui restreint l’exercice des libertés publiques, avait été prise en méconnaissance de la procédure contradictoire prévue à l’article L. 122-1 du code des relations entre le public et l’administration, Mme B n’ayant pas été mise à même de présenter ses observations préalablement. Le tribunal a écarté l’exception de non-lieu à statuer soulevée par le ministre de la justice, la suspension provisoire de la décision par le juge des référés n’ayant pas fait disparaître l’objet du recours en annulation.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Transport Anousa Jean Valérie. Celle-ci demandait au juge d'enjoindre au préfet de la Vienne de délivrer une autorisation de travail à un étudiant étranger pour la période estivale 2024. Le juge a estimé que la requête était manifestement irrecevable, car la société n'avait développé aucun moyen de droit au soutien de sa demande, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée sans instruction préalable, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A, ressortissant sierra-léonais, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français sans délai et l'interdiction de retour de deux ans. Statuant selon la procédure accélérée prévue pour les étrangers détenus (articles L. 614-15 du CESEDA et R. 776-29 du CJA), le juge a examiné les moyens soulevés, notamment l'erreur manifeste d'appréciation liée à l'état de santé psychiatrique du requérant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, confirmant la légalité des décisions préfectorales fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. D, ressortissant ghanéen, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français, la fixation du pays de destination et l'interdiction de retour d'un an pris par le préfet de la Vienne le 1er mars 2024. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, étaient infondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des dispositions du CESEDA.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 13 juin 2024 autorisant une période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau dans les Deux-Sèvres. Les associations requérantes (AVES, One Voice, ASPAS, LPO, etc.) invoquaient l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, notamment en raison d'une procédure de participation du public insuffisante et d'une erreur manifeste d'appréciation. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérantes ne démontrant pas d'atteinte suffisamment grave et immédiate aux intérêts de protection de la biodiversité et du bien-être animal. La solution retenue est fondée sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 424-10 du code de l'environnement.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du préfet de la Vienne refusant un titre de séjour à M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ne démontrant pas que le refus de titre de séjour le menaçait d'une perte d'emploi imminente. Par conséquent, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par M. B, ressortissant comorien, pour contester un refus de titre de séjour, une obligation de quitter le territoire français, une interdiction de retour d’un an et une assignation à résidence. La préfète des Deux-Sèvres a conclu au non-lieu à statuer, ces décisions ayant été abrogées le 18 juillet 2024. Le tribunal a constaté que les actes attaqués n’existaient plus, rendant les conclusions sans objet. Il a prononcé un non-lieu à statuer sur l’ensemble des demandes, sans examiner le fond, et a rejeté les conclusions accessoires.
Référé précontractuel | Tribunal administratif de Poitiers | Rejet de la requête (non-lieu à statuer) | Code de justice administrative, article L. 551-1 Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a constaté que la communauté d'agglomération de Grand Châtellerault avait, par une décision du 17 juillet 2024, retiré les décisions contestées et ordonné la reprise de la procédure de passation du contrat de concession de mobiliers urbains publicitaires. Ce retrait ayant privé d'objet les conclusions de la société requérante tendant à la suspension de la signature du contrat et à l'annulation des décisions d'éviction et d'attribution, le juge a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête.
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision d’ajout de trois mois de peine à l’écrou de M. B. Le juge a estimé que cette décision relevait de la compétence du juge de l’application des peines, et non de la juridiction administrative, en application des articles 712-1 et 712-4 du code de procédure pénale. Par conséquent, la requête a été déclarée irrecevable comme ne relevant pas de la compétence administrative, sans examen de l’urgence ou du doute sérieux sur la légalité.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 17 juin 2024 de la commission de l'académie de Poitiers refusant l'autorisation d'instruction dans la famille pour l'enfant A. Les requérants, représentants légaux de l'enfant, invoquaient l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 131-5 du code de l'éducation. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, les requérants se bornant à évoquer un bouleversement sans démontrer une atteinte grave et immédiate à leur situation. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé sur une demande de suspension fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la requête de M. et Mme C E. Les requérants contestaient le refus d'autorisation d'instruction dans la famille pour leurs enfants, mais le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie. Il relève que la situation propre des enfants n'est pas incompatible avec une scolarisation en établissement et que les perturbations alléguées ne suffisent pas à caractériser une atteinte grave et immédiate. En conséquence, la demande de suspension est rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité des décisions.