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Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 10 juillet 2024 par lequel le préfet de l'Eure a refusé de délivrer une carte de résident à M. C A, ressortissant afghan arrivé en France à l'âge de 8 ans. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de la rupture de droits et des difficultés de formation subies par le requérant, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, faute de consultation préalable de la commission du titre de séjour, en méconnaissance des articles L. 424-3 et L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le préfet a été enjoint de réexaminer la situation de M. C A dans un délai de quinze jours.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a annulé l'arrêté du 7 août 2024 par lequel le préfet de la Seine-Maritime ordonnait le transfert de M. B, ressortissant mauritanien, aux autorités espagnoles. La décision a été jugée irrégulière car le préfet n'a pas démontré avoir effectivement saisi l'Espagne d'une requête aux fins de prise en charge, en méconnaissance des articles 21 et 22 du règlement (UE) n°604/2013. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai d'un mois.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté les requêtes de M. B, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté du préfet du Cher l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et un arrêté du préfet de la Seine-Maritime l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et que, malgré sa vie commune récente avec une ressortissante française et son emploi, l'obligation de quitter le territoire ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les moyens d'erreur manifeste d'appréciation et d'illégalité de la décision fixant le pays de destination ont également été écartés.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission académique refusant l'autorisation d'instruire en famille pour l'enfant C A. Le juge a estimé que la condition d'urgence, nécessaire à la suspension, n'était pas remplie, car les requérants ne démontraient pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à leur situation, malgré l'incertitude créée par l'administration. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté les requêtes de M. B, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté du préfet du Cher l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et un arrêté du préfet de la Seine-Maritime l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que la motivation des arrêtés était suffisante et que les décisions ne portaient pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la brièveté de son séjour et de sa vie commune. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B, un détenu, qui contestait une sanction disciplinaire de dix jours de cellule et de déclassement de son emploi. Le requérant invoquait notamment un vice de procédure pour incompétence de l'autorité ayant engagé les poursuites et une irrégularité dans la composition de la commission de discipline. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que les délégations de signature accordées au chef de détention et à l'adjointe de la cheffe d'établissement étaient régulières et publiées. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les articles R. 234-1, R. 234-2 et R. 234-14 du code pénitentiaire.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante mauricienne, qui demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime de la convoquer pour le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la mesure sollicitée avait perdu son utilité, le préfet ayant délivré à l'intéressée, le 27 septembre 2024, une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 26 décembre 2024, régularisant ainsi sa situation. La condition d'utilité requise par l'article L. 521-3 n'étant plus remplie, la demande a été rejetée, de même que les conclusions relatives aux frais d'instance.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B, ressortissant pakistanais, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 2 avril 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le requérant ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, rendant non obligatoire la saisine de la commission du titre de séjour. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de renvoi, fondées sur le refus légal de titre de séjour, ont été validées.
Le Tribunal administratif de Rouen a examiné la requête de Mme A B, ressortissante camerounaise, contestant l'arrêté du préfet de l'Eure du 8 novembre 2023 lui refusant un titre de séjour "travailleur temporaire" et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une erreur de droit dans l'application de l'article L. 422-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, estimant que le préfet avait exigé à tort un contrat à durée indéterminée et un niveau de rémunération injustifié. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 421-1, L. 422-10 et L. 422-11.
Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé l'arrêté du 29 mars 2024 par lequel le préfet de l'Eure refusait un titre de séjour à une ressortissante iranienne mariée à un Français, et lui faisait obligation de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la préfecture n'avait pas sérieusement contesté la preuve d'une vie commune et effective de plus de six mois en France, condition requise par l'article L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale" à la requérante.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A, ressortissante péruvienne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 19 janvier 2024 lui refusant un titre de séjour "salarié", l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait commis ni erreur de fait ni défaut d'examen, et que la demande de titre de séjour sur le fondement de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était légalement refusée en l'absence d'autorisation de travail préalable. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation ont également été écartés.
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de M. C, détenu, qui contestait son placement préventif en cellule disciplinaire le 27 mai 2022. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, celui-ci bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la mesure était justifiée au regard des articles L. 231-2 et R. 234-19 du code pénitentiaire, compte tenu des insultes, menaces et jets de matière fécale commis par le requérant, ainsi que du risque d'évasion, rendant le placement nécessaire pour préserver l'ordre. La décision attaquée a donc été validée.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme et M. A C et de Mme et M. I, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Saint-Denis-sur-Scie pour un dépôt d'agrégats et un local de bureau. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'irrégularité de l'avis du maire, estimant que l'absence de date n'entachait pas la légalité de la décision. Il a également rejeté le moyen relatif à la qualité du pétitionnaire, rappelant que l'administration n'a pas à vérifier la validité de l'attestation de propriété fournie, sauf en cas de fraude non établie en l'espèce, en application de l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 100 euros en réparation du préjudice subi lors d'une fouille intégrale le 10 mars 2021 au centre de détention de Val-de-Reuil. Le requérant soutenait que cette fouille, réalisée sans décision formalisée et de manière non nécessaire ni proportionnée, constituait un traitement inhumain et dégradant contraire à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et aux articles 57 de la loi pénitentiaire et R. 57-7-79 et R. 57-7-80 du code de procédure pénale. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés par M. B n'étaient pas fondés, sans préciser les motifs de rejet dans l'extrait fourni. La solution retenue est donc le rejet de la demande indemnitaire.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B A, détenu, qui demandait réparation pour une fouille intégrale subie le 10 mars 2021. Le requérant soutenait que cette fouille, qu'il estimait non justifiée et humiliante, constituait un traitement inhumain et dégradant contraire à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et aux articles 57 de la loi pénitentiaire et R. 57-7-79 et R. 57-7-80 du code de procédure pénale. Le tribunal a jugé que l'administration pénitentiaire avait suffisamment justifié la fouille par des soupçons de détention d'objets prohibés, et que celle-ci était nécessaire et proportionnée aux nécessités de l'ordre public. En conséquence, la responsabilité de l'État n'a pas été engagée et les conclusions indemnitaires de M. A ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné la demande de Mme A, agent du centre hospitalier du Belvédère, qui sollicitait la communication de son dossier individuel, des comptes-rendus de réunions du CHSCT et d’un rapport d’audit. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur la communication du dossier individuel et des comptes-rendus, ceux-ci ayant été transmis en cours d’instance. Concernant le rapport d’audit du cabinet Syndex, le tribunal a rejeté la demande, jugeant que ce document, produit à la suite d’une demande d’expertise pour risque grave, n’est pas communicable en application de l’article L. 4614-9 du code du travail. La solution retenue repose sur les dispositions du code des relations entre le public et l’administration et du code du travail.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme C, qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire d'Octeville-sur-Mer à M. B pour une maison individuelle. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article UH7 du plan local d'urbanisme (PLU) relatif à l'implantation des constructions par rapport aux limites séparatives. Le tribunal a jugé que le moyen tiré d'une motivation insuffisante de l'arrêté était inopérant et que les distances de retrait prévues par le projet respectaient les prescriptions de l'article UH7 du PLU applicable. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée, de même que les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A qui contestait le refus d’octroi de l’allocation aux adultes handicapés (AAH). Le juge a constaté que ce litige relève du contentieux général de la sécurité sociale, et non de la compétence de la juridiction administrative. En application des articles L. 142-1, L. 821-5 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale, il a estimé que seul le tribunal judiciaire spécialement désigné est compétent pour en connaître. La requête a donc été rejetée pour incompétence de la juridiction administrative.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté les requêtes de Mme C D, épouse A, et de M. E A, qui contestaient les arrêtés du 5 décembre 2023 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, dont l'incompétence de l'auteur de l'acte et l'insuffisance de motivation, n'étaient pas fondés. En conséquence, les décisions préfectorales ont été confirmées.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par M. B A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 20 décembre 2022 du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique le radiant des cadres et l’admettant d’office à la retraite pour raisons de santé. Par un mémoire du 23 septembre 2024, M. A a exprimé sa volonté de se désister de sa requête, désistement considéré comme pur et simple. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 3 octobre 2024.