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Le Tribunal administratif d'Amiens, saisi d'une demande de liquidation d'astreinte, a constaté que la préfète de l'Oise avait exécuté l'injonction de relogement de M. A, mais avec un retard (logement attribué le 27 septembre 2022 au lieu du 1er septembre 2022). En application de l'article R. 778-8 du code de justice administrative, le tribunal a estimé qu'il n'y avait pas lieu de liquider l'astreinte de 500 euros par mois, eu égard au faible retard et aux circonstances de l'espèce. La solution retenue est donc une dispense de liquidation de l'astreinte initialement prononcée.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A, ressortissant sierra-léonais, contestant l'arrêté préfectoral du 11 août 2022 qui refusait son admission au séjour au titre de l'asile et l'invitait à rejoindre la Grèce. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la préfète avait légalement fondé sa décision sur l'irrecevabilité de la demande d'asile par l'OFPRA, M. A bénéficiant déjà d'une protection internationale en Grèce. Les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ont été écartés, le tribunal considérant que le requérant n'établissait pas de risques personnels en cas de retour en Grèce ni d'atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 531-32 et L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.