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Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus implicite de la commission nationale d'agrément et de contrôle (CNAC) du CNAPS de lui délivrer une autorisation préalable d'accès à une formation aux métiers de la sécurité privée. Le tribunal a jugé que la décision implicite était réputée prise par l'autorité compétente, écartant le moyen tiré de l'incompétence. Il a également estimé que le refus pouvait être fondé sur l'article L. 612-22 du code de la sécurité intérieure, en raison d'une condamnation de M. B pour dénonciation mensongère, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le moyen relatif à l'impossibilité de produire un extrait de casier judiciaire rwandais. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a examiné la requête de M. B, infirmier diplômé d'État, contestant la délibération du jury de l'université de Picardie Jules Verne qui avait rejeté sa candidature à l'admission en deuxième année des études médicales (passerelle médecine). Le requérant soutenait que le jury avait introduit un critère d'âge illégal et discriminatoire, en violation du principe d'égalité et de la loi du 27 mai 2008. Le tribunal a toutefois soulevé d'office un moyen d'irrecevabilité, considérant que la délibération attaquée, fondée sur la comparaison des mérites des candidats pour établir une liste d'admis, est indivisible. En conséquence, les conclusions de M. B, qui visaient à annuler partiellement cette délibération pour obtenir un réexamen de son seul dossier, ont été jugées irrecevables.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de l'association ROSO contestant l'arrêté préfectoral du 15 juin 2022 autorisant la distribution d'eau potable issue d'un forage à Dieudonné. L'association invoquait notamment une procédure irrégulière (rapport de l'ARS incomplet) et une méconnaissance des articles R. 1321-2, R. 1321-3 et R. 1321-53 du code de la santé publique, en raison d'un apport calcique insuffisant et d'un défaut d'accès à une eau non traitée. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que l'eau distribuée respectait les limites de qualité fixées par l'arrêté du 11 janvier 2007 et que la procédure d'autorisation était régulière.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté les requêtes de M. B A contestant le refus de l'Agence de services et de paiement (ASP) de lui accorder une prime à la conversion de la Métropole du Grand Paris. Le tribunal a jugé que le requérant ne remplissait pas la condition d'éligibilité prévue par le règlement d'attribution, exigeant que le véhicule thermique à détruire soit immatriculé avant le 1er janvier 1997, alors que le sien datait de 2000. La solution est fondée sur l'article 2 du règlement d'attribution de la Métropole du Grand Paris, applicable à la demande déposée dans les six mois suivant la facturation du véhicule électrique.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B D contestant l'arrêté du 4 mars 2022 par lequel la préfète de l'Oise lui avait ordonné de se dessaisir de ses armes, interdit d'en acquérir ou détenir, et retiré la validation de son permis de chasser. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire avait été respectée et que l'arrêté était fondé sur les dispositions de l'article L. 312-3 du code de la sécurité intérieure, applicable en raison de l'usage d'une arme à feu lors d'une chasse à courre le 22 décembre 2021. Il a estimé que les faits de violence étaient matériellement établis et que la mesure n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a annulé la décision du 11 juillet 2022 par laquelle la section disciplinaire de l’université de Picardie Jules Verne avait infligé une exclusion définitive à un étudiant. Le tribunal a jugé que les faits d’agression sexuelle et de tentative de viol reprochés n’étaient pas matériellement établis, les témoignages étant imprécis et les plaintes classées sans suite. La sanction a donc été annulée pour erreur de fait, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’autre moyen tiré de l’irrégularité de la procédure. La décision se fonde sur le code de l’éducation.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme A et du groupement foncier agricole du Clos Emery, qui demandaient l'annulation de l'arrêté du maire d'Epieds du 8 août 2022. Cet arrêté, pris sur le fondement de l'article L. 2213-21 du code général des collectivités territoriales, interdisait tout stockage de paille et de fourrage à moins de cinquante mètres des habitations de tiers. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé par la nécessité de prévenir les incendies, et a écarté les moyens relatifs à un vice de procédure, à la méconnaissance du code rural, au caractère disproportionné de la mesure et au détournement de pouvoir.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision implicite de l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) limitant à 600 euros l'aide pour l'achat d'un insert à granulés. Le tribunal a jugé que, conformément au décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 et à l'arrêté du même jour, le montant de la prime pour les ménages aux ressources intermédiaires était fixé à 600 euros pour ce type d'équipement. La décision de l'ANAH n'était donc entachée d'aucune erreur d'appréciation.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. F G et autres, qui demandaient l’annulation de la décision du 1er mars 2022 de la commission départementale d’aménagement foncier (CDAF) de la Somme rejetant leur réclamation contre le remembrement du plateau de Briquemesnil. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l’insuffisance de motivation, la méconnaissance des articles L. 123-1, L. 123-4 et L. 123-4-1 du code rural et de la pêche maritime, ainsi que les erreurs de droit et de fait, n’étaient pas fondés. Il a également écarté les fins de non-recevoir soulevées par le département, mais a confirmé la légalité de la décision attaquée. Les conclusions à fin d’injonction et celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal administratif d'Amiens a pris acte du désistement pur et simple de M. D, Mme B et la société Transports D E de leur requête en annulation de l'arrêté du maire de Tilloloy du 5 août 2022 interdisant la circulation et le stationnement des poids lourds rue Basse. Les requérants contestaient la légalité de cet arrêté pour incompétence, défaut de motivation, disproportion et détournement de pouvoir. Aucun texte n'a été appliqué au fond, la procédure s'étant achevée par un désistement.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A qui demandait l'annulation du refus de la préfète de la Somme de lever son inscription au fichier national des interdits d'acquisition et de détention d'armes (FINIADA). Le tribunal a jugé que la préfète n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en se fondant sur la gravité et le caractère récent des faits de violence pour lesquels M. A avait été condamné, justifiant le maintien de l'inscription. La décision s'appuie sur les articles L. 312-3, L. 312-16 et L. 312-16-2 du code de la sécurité intérieure.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant égyptien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 16 mai 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la préfète de l'Oise avait procédé à un examen complet de sa situation et ne s'était pas estimée en situation de compétence liée. Il a jugé que l'emploi de carreleur de M. B, bien que stable, ne constituait pas un motif exceptionnel justifiant une admission au séjour au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de sa faible activité et de l'absence d'attaches familiales en France. En conséquence, la décision de refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination ont été validées.
Le Tribunal Administratif d'Amiens annule l'arrêté du 13 mai 2024 par lequel la préfète de l'Oise a refusé à M. A, ressortissant marocain, l'admission exceptionnelle au séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal retient un défaut d'examen de la situation du requérant, la préfète n'ayant pas pris en compte son activité professionnelle continue de plus de trois ans en tant que vendeur en CDI. En conséquence, il enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai d'un mois, sans toutefois faire droit à la demande de frais de justice. La décision est fondée sur les articles L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a annulé la décision du 25 novembre 2021 par laquelle la préfecture de police avait refusé d'enregistrer la demande de titre de séjour de M. A, ressortissant algérien. Cette annulation est motivée par l'incompétence de l'auteur de l'acte, faute pour la décision de préciser l'identité et la qualité de son signataire, et en l'absence d'observations du préfet. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois et a condamné l'État à lui verser 500 euros au titre des frais de justice. La solution retenue s'appuie sur le principe général de compétence des autorités administratives.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 25 avril 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet n'était pas tenu d'examiner d'office son droit au séjour sur le fondement de l'article 7 ter de l'accord franco-tunisien ou de l'article L. 423-23 du CESEDA, et que le requérant ne pouvait utilement invoquer ces textes car sa demande était fondée sur sa qualité de conjoint de Français. Il a également estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de la Sarthe suspendant le permis de conduire de Mme B pour quatre mois. La requérante invoquait l'urgence liée à son activité professionnelle de cavalière, mais le juge a estimé que cette circonstance ne caractérisait pas une urgence suffisante au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. En raison de la gravité de l'infraction (dépassement de plus de 40 km/h, permis probatoire), les exigences de sécurité routière ont prévalu sur l'intérêt individuel. La condition d'urgence n'étant pas remplie, la requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme A, ressortissante turque, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour demandeur d'asile. La décision de refus, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était motivée par le fait que Mme A avait présenté une demande de réexamen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens de la requérante, jugeant la décision suffisamment motivée, tenant compte de sa vulnérabilité après un entretien d'évaluation, et sans erreur de qualification juridique des faits. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui demandait l’annulation de l’arrêté préfectoral du 2 août 2024 l’assignant à résidence à Beauvais pour 45 jours. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire, d’insuffisance de motivation, d’irrégularité de procédure et d’erreur d’appréciation, en se fondant sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). La solution retenue confirme la légalité de la mesure d’assignation à résidence prise par la préfète de l’Oise.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 22 mai 2024 par laquelle la préfète de l'Oise a suspendu le permis de conduire de M. B pour six mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant d'avoir justifié de manière suffisante l'atteinte grave et immédiate à sa situation, malgré ses allégations sur l'absence de transports en commun. Aucun des moyens soulevés, notamment le délai entre l'accident et la décision ou l'absence de poursuites, n'a été retenu pour créer un doute sérieux sur la légalité de l'acte.
Suspension du permis de conduire. Tribunal administratif d'Amiens. Rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste, faute de conclusions dirigées contre une décision administrative. Application des articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative.