15 978 décisions disponibles — page 317/799
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nîmes concerne un litige relatif à une demande de naturalisation. M. A contestait la décision du préfet de l'Hérault ajournant sa demande de naturalisation de deux ans, ainsi que le rejet de son recours hiérarchique par le ministre de l'intérieur. Le tribunal s'est déclaré territorialement incompétent, estimant que ce litige relevait, en application des articles R. 351-3 et R. 312-18 du code de justice administrative, de la compétence du tribunal administratif de Nantes. En conséquence, il a ordonné la transmission du dossier à cette juridiction.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nîmes concerne une requête de M. B demandant la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2020 et 2021. Le tribunal se déclare territorialement incompétent, estimant que le litige relève du Tribunal Administratif de Lyon, car les impositions ont été établies par le service des impôts d'Aubenas (Ardèche). En application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, combinés à l'article R. 190-1 du livre des procédures fiscales, le dossier est transmis au tribunal administratif de Lyon.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté les requêtes de M. B D, qui contestait le refus du maire de Cros de mettre en œuvre ses pouvoirs de police pour faire cesser une activité de motocross sur un parcours non autorisé. Le tribunal a considéré que le maire n'avait pas commis d'illégalité fautive en ne dressant pas de procès-verbal d'infraction, et que les préjudices allégués par M. D, notamment un trouble de jouissance lié à l'exploitation de son gîte, n'étaient pas établis. Les demandes d'annulation, d'injonction et d'indemnisation ont donc été rejetées, ainsi que les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'environnement, du code général des collectivités territoriales, du code du sport et du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de la SARL Ambulances La Romaine, qui contestait un arrêté préfectoral du 30 septembre 2022 la réquisitionnant pour assurer des gardes de transport sanitaire. Le tribunal a écarté le moyen tiré d’un défaut de motivation, l’arrêté visant les textes applicables et justifiant l’urgence. Il a également jugé que la situation d’urgence, caractérisée par des plages horaires non pourvues à quelques jours de la première garde, dispensait le préfet de respecter la procédure contradictoire préalable. Sur le fond, le tribunal a estimé que le préfet avait fait un usage régulier de ses pouvoirs de police générale, fondés sur l’article L. 2215-1 du code général des collectivités territoriales, pour imposer la participation de l’entreprise à la garde départementale.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé la décision du 29 juillet 2022 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) refusait de délivrer une carte professionnelle à M. B. Le tribunal a jugé que le CNAPS ne pouvait fonder son refus sur une mise en cause pour viol, dès lors que cette affaire avait été classée sans suite pour faits insuffisamment caractérisés. Il a considéré que le CNAPS n’apportait pas la preuve de la matérialité des faits reprochés, entachant ainsi sa décision d’une erreur d’appréciation au regard de l’article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure.
Le Tribunal Administratif de Nîmes (3ème chambre) a annulé l'arrêté du 8 septembre 2022 par lequel la préfète du Gard ordonnait à M. B la remise de ses armes et lui interdisait d'en détenir. La juridiction a jugé que les éléments invoqués par la préfecture (plainte pour menaces de l'épouse, découverte d'une carabine hors du coffre, propos troublants) ne suffisaient pas à établir un danger grave pour lui-même ou autrui, d'autant que les gendarmes eux-mêmes n'avaient pas conclu à sa dangerosité. La solution retenue est donc l'annulation de l'arrêté pour erreur d'appréciation, sur le fondement des articles L. 312-7 et R. 312-67 du code de la sécurité intérieure.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de la SAS Marchands de biens Victor 1-3, qui contestait une mise en demeure de payer 113 970 euros au titre de la TVA et de l'impôt sur les sociétés pour 2017-2019. La juridiction a jugé la requête irrecevable, faute pour la société d'avoir formé une réclamation contentieuse préalable obligatoire auprès du directeur départemental des finances publiques, conformément aux articles R. 281-1 et R. 281-4 du livre des procédures fiscales. Les moyens soulevés, notamment l'invocation du droit à l'erreur et la contestation de la régularité de la mise en demeure, n'ont pas été examinés au fond en raison de cette irrecevabilité.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par Mme B C d’une demande de décharge des suppléments d’impôt sur le revenu et pénalités afférents à la cession de son organisation commerciale en 2017. La requérante soutenait que cette cession relevait du régime d’exonération des plus-values prévu à l’article 151 septies du code général des impôts. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l’organisation commerciale cédée, constituée d’un portefeuille de filleuls, ne pouvait être regardée comme un élément d’actif immobilisé affecté à l’exercice de la profession au sens des articles 39 duodecies et 93 du code général des impôts. En conséquence, la plus-value réalisée n’était pas éligible à l’exonération sollicitée.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté les requêtes de la SARL Pharmacie Defert, qui contestait l'arrêté du maire d'Avignon du 22 novembre 2021 modifiant le sens de circulation avenue de la Trillade et demandait réparation de ses préjudices. Le tribunal a jugé que le maire était compétent pour prendre cet arrêté en vertu de l'article L. 2213-1 du code général des collectivités territoriales, la police de la circulation sur les voies intra-agglomération relevant de ses pouvoirs. Les autres moyens, tirés de l'absence d'étude d'impact et du caractère disproportionné de la mesure, ont également été écartés. En conséquence, les conclusions indemnitaires fondées sur l'illégalité de l'arrêté ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté les requêtes de la SARL Pharmacie Defert contestant un arrêté du maire d'Avignon du 22 novembre 2021 modifiant le sens de circulation avenue de la Trillade. La juridiction a jugé que le maire était compétent pour prendre cette mesure de police de la circulation en agglomération, conformément à l'article L. 2213-1 du code général des collectivités territoriales. Les moyens tirés de l'incompétence de l'autorité, de l'absence d'étude d'impact et du caractère disproportionné de la mesure ont été écartés. Par conséquent, la demande d'annulation de l'arrêté et la demande indemnitaire pour préjudice anormal et spécial ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a statué sur la demande d'indemnisation de M. B, ancien militaire affecté sur un site d'essais nucléaires, pour les préjudices résultant d'un cancer des glandes salivaires. Après avoir reconnu le lien de causalité par un arrêt de la cour administrative d'appel de Marseille, le tribunal a évalué les préjudices avant et après consolidation, incluant frais médicaux, assistance tierce personne, déficits fonctionnels, souffrances endurées et préjudice esthétique. La solution retient une indemnisation partielle, fixant le montant dû par le comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires à 31 748 euros, conformément à l'offre de ce dernier, et rejette le surplus des demandes. Les textes appliqués sont la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010 relative à la reconnaissance et à l'indemnisation des victimes des essais nucléaires français et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG) de lui attribuer une aide financière destinée aux enfants d'anciens harkis. Le tribunal a jugé que Mme A, née en 1965, ne pouvait pas justifier d'un séjour d'au moins 90 jours dans le camp de Bourg-Lastic, celui-ci ayant été fermé administrativement en 1962, avant sa naissance. La décision a donc été fondée sur l'application de l'article 1er du décret n° 2018-1320 du 28 décembre 2018, sans que l'administration ait commis d'erreur de fait ou de droit.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par M. A C d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du centre hospitalier universitaire de Nîmes de lui communiquer l’intégralité du dossier médical de sa mère décédée, afin d’en connaître les causes. Le tribunal a fait droit à la demande, en application des articles L. 1110-4 et L. 1111-7 du code de la santé publique, qui autorisent la communication aux ayants droit des informations médicales nécessaires à la connaissance des causes du décès. Il a annulé la décision implicite de refus et enjoint au centre hospitalier de communiquer les documents sollicités dans un délai d’un mois, sans toutefois prononcer d’astreinte.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la demande du GIE GERCA tendant à obtenir un dégrèvement partiel de taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2021, en raison de la fermeture administrative de ses locaux commerciaux lors de la crise sanitaire. Le requérant invoquait l'article 1389 du code général des impôts, qui permet un dégrèvement en cas d'inexploitation d'un immeuble utilisé par le contribuable lui-même. Le tribunal a jugé que la condition d'exploitation par le contribuable lui-même n'était pas remplie, car le GIE, propriétaire des locaux, ne les exploitait pas directement, et la jouissance privative conférée à ses membres par les parts sociales ne constituait pas une propriété collective au sens de la doctrine fiscale invoquée. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Nîmes rejette la demande de M. A, qui contestait les cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2022 et 2023. Le requérant invoquait la vacance du bien, hérité de sa mère, et sa mise en vente. Le tribunal rappelle que l’exonération prévue à l’article 1389 du code général des impôts est conditionnée à une vacance indépendante de la volonté du contribuable et à une destination locative du bien. En l’espèce, le bien n’était pas destiné à la location et aucune démarche en ce sens n’a été effectuée, la mise en vente étant insuffisante pour ouvrir droit au dégrèvement.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A, qui demandait la décharge de la taxe foncière sur son habitation principale pour l'année 2022. M. A invoquait son statut de titulaire de l'allocation aux adultes handicapés (AAH) pour bénéficier de l'exonération prévue à l'article 1390 du code général des impôts. Le tribunal a constaté que M. A ne percevait ni l'allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA), ni l'allocation supplémentaire d'invalidité (ASI), ni l'AAH, conditions requises pour l'exonération. La solution retenue est le rejet de la requête, fondé sur les articles 1380, 1390 et 1417 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision 48 SI du 13 juillet 2023 constatant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a jugé que la décision d'invalidation avait été régulièrement notifiée à l'adresse de l'intéressé, le pli recommandé ayant été présenté et non réclamé, rendant la notification opposable. En conséquence, le délai de recours de deux mois étant expiré, la décision 48 SI est devenue définitive, privant d'objet les conclusions dirigées contre les retraits de points sous-jacents. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Nîmes a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre la décision 48SI du 27 juin 2023 l’informant de la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul. En cours d’instance, l’administration a pris en compte un stage de sensibilisation à la sécurité routière effectué par le requérant, ce qui a rétabli un solde de points positif et a rendu le permis valide. Le tribunal a constaté que la décision attaquée était réputée retirée et a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation. Sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, il a condamné l’État à verser 1 200 euros à M. B au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l'annulation du refus implicite d'échange de son permis de conduire américain (Floride) contre un permis français. Le tribunal a jugé que la demande d'échange, déposée le 1er décembre 2023, était tardive. Conformément à l'article 4 de l'arrêté du 12 janvier 2012, le délai d'un an pour solliciter l'échange court à compter de la remise du premier titre de séjour, en l'espèce un visa long séjour valable du 6 septembre 2022 au 5 mai 2023. La date d'acquisition de la résidence normale étant le 28 novembre 2022, le délai expirait le 28 novembre 2023, rendant la demande du 1er décembre 2023 irrecevable.
Cette décision du Tribunal Administratif de Nîmes (3ème chambre) rejette le recours en excès de pouvoir de M. B, ressortissant libanais, contre l'arrêté du préfet de Vaucluse du 2 août 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant l'arrêté régulièrement signé par un sous-préfet délégataire et suffisamment motivé. Sur le fond, il estime que la reconversion professionnelle du requérant (de chercheur en matériaux à cuisinier) ne constitue pas un "motif exceptionnel" justifiant une admission exceptionnelle au séjour au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.